Mais dans les contrats des gars il n'est stipulé nulle part qu'ils encourent un licenciement pour faute grave si jamais il y a contrôle positif à une substance interdite ? Surtout pour une équipe membre du MPCC
Dopage 2023
Modérateur : Modos VCN
Re: Dopage 2023
D'acc, ceci explique donc cela . Encore une manœuvre d'Acquadro je présume ...
Mais dans les contrats des gars il n'est stipulé nulle part qu'ils encourent un licenciement pour faute grave si jamais il y a contrôle positif à une substance interdite ? Surtout pour une équipe membre du MPCC
Mais dans les contrats des gars il n'est stipulé nulle part qu'ils encourent un licenciement pour faute grave si jamais il y a contrôle positif à une substance interdite ? Surtout pour une équipe membre du MPCC
Re: Dopage 2023
Tu peux le mettre, mais faut que ça corresponde au droit du travail, sinon c'est caduque.MajorK03 a écrit : 01 août 2023, 16:45 D'acc, ceci explique donc cela . Encore une manœuvre d'Acquadro je présume ...![]()
Mais dans les contrats des gars il n'est stipulé nulle part qu'ils encourent un licenciement pour faute grave si jamais il y a contrôle positif à une substance interdite ? Surtout pour une équipe membre du MPCC![]()
Re: Dopage 2023
Je tombe là-dessus en faisant queqlues rapides recherches :
Dans un arrêt en date du 4 mai 2012, la Cour d’appel de Limoges relie la faute grave au manquement au principe de loyauté qui s’impose au contrat de travail du sportif et plus généralement du salarié. En faisant usage de produits dopants, le sportif professionnel porte atteinte à « l’Ethique sportive » et à la confiance accordée par son employeur. C’est donc du côté de l’article 1134 du Code civil et de l’article L.1222-1 du Code du travail qu’il faut se référer pour trouver un fondement à la rupture du contrat de travail du sportif dopé. Les obligations de loyauté et de bonne foi sont des éléments essentiels de la bonne exécution du contrat de travail. Dans cette affaire le sportif a été contrôlé et les résultats de ses analyses ont démontré un usage de produits dopants.
Dans ce cas, l’employeur peut justifier la rupture du contrat de travail par un manquement du salarié dans l’exercice de son activité. Plus encore, il pourrait également la justifier sur le fondement de la notion de « trouble objectif caractérisé » . Le cycliste membre d’une équipe et reconnu coupable après analyse d’utilisation de produits prohibés jetant forcément l’opprobre sur l’organisation générale de la société qui l’emploie. A ce titre, la marque sponsor et partenaire/employeur du salarié pourrait à son tour s’estimer victime d’un préjudice d’image l’assimilant à des faits pénalement condamnables.
Au-delà de ces seuls éléments, le cycliste dopé est également sous la menace de sanctions prévues par le Code du sport et repris par le Règlement relatif à la lutte antidopage de la Fédération française de cyclisme. Ainsi selon l’article L.232-9 dudit code il est interdit de détenir ou tenter de détenir, d’user ou de tenter d’user, sans raison médicale dûment justifiée, une ou des substances ou méthodes interdites figurant sur la liste élaborée en application de la Convention internationale mentionnée à l’article L. 230-2 du Code du sport et publiée au Journal officiel de la République française.
Re: Dopage 2023
MajorK03 a écrit : 01 août 2023, 16:54 Je tombe là-dessus en faisant queqlues rapides recherches :
Dans un arrêt en date du 4 mai 2012, la Cour d’appel de Limoges relie la faute grave au manquement au principe de loyauté qui s’impose au contrat de travail du sportif et plus généralement du salarié. En faisant usage de produits dopants, le sportif professionnel porte atteinte à « l’Ethique sportive » et à la confiance accordée par son employeur. C’est donc du côté de l’article 1134 du Code civil et de l’article L.1222-1 du Code du travail qu’il faut se référer pour trouver un fondement à la rupture du contrat de travail du sportif dopé. Les obligations de loyauté et de bonne foi sont des éléments essentiels de la bonne exécution du contrat de travail. Dans cette affaire le sportif a été contrôlé et les résultats de ses analyses ont démontré un usage de produits dopants.
Dans ce cas, l’employeur peut justifier la rupture du contrat de travail par un manquement du salarié dans l’exercice de son activité. Plus encore, il pourrait également la justifier sur le fondement de la notion de « trouble objectif caractérisé » . Le cycliste membre d’une équipe et reconnu coupable après analyse d’utilisation de produits prohibés jetant forcément l’opprobre sur l’organisation générale de la société qui l’emploie. A ce titre, la marque sponsor et partenaire/employeur du salarié pourrait à son tour s’estimer victime d’un préjudice d’image l’assimilant à des faits pénalement condamnables.
Au-delà de ces seuls éléments, le cycliste dopé est également sous la menace de sanctions prévues par le Code du sport et repris par le Règlement relatif à la lutte antidopage de la Fédération française de cyclisme. Ainsi selon l’article L.232-9 dudit code il est interdit de détenir ou tenter de détenir, d’user ou de tenter d’user, sans raison médicale dûment justifiée, une ou des substances ou méthodes interdites figurant sur la liste élaborée en application de la Convention internationale mentionnée à l’article L. 230-2 du Code du sport et publiée au Journal officiel de la République française.
La justice est une pétasse
Dans le cas du tramadol avec une demi-vie courte, le contrôle à du avoir lieu après l'étape, il a qu'à dire qu'il a pris son cachetton dans le bus avant le départ et qu'il n'a eu aucune réflexion.
Nan mais sérieux, on est dans un sport où tu prends deux à quatre ans au moindre truc, et en plus t'as la double peine de te faire virer par des
Pourisseur. 
Re: Dopage 2023
C'est très certainement ce qu'il s'est passé de toute manière, sinon aucun bénéfice à tirer de la prise de Tramadol si ça date de la veille par exemple . Sans parler de la demie-vie que tu évoque qui annihile l'hypothèse d'une prise la veille, ou alors le mec a oublié de boire .Iguane a écrit : 01 août 2023, 17:13
Dans le cas du tramadol avec une demi-vie courte, le contrôle à du avoir lieu après l'étape, il a qu'à dire qu'il a pris son cachetton dans le bus avant le départ et qu'il n'a eu aucune réflexion.
Bon pi rien à voir avec la boisson de toute façon puisque c'est par DBS qu'il a été choppé .
Dernière modification par MajorK03 le 01 août 2023, 17:30, modifié 1 fois.
Re: Dopage 2023
Oui, c'est tout de même rare que du Tramadol ne traine pas dans la pharmacie des parents ou grands parents. Ce n'est pas vraiment complexe à se procurer à mon avisPuncheurFou a écrit : 01 août 2023, 14:34J'ai expliqué que c'est vraiment pas compliqué, pas en vente libre, mais facile à se procurer : tout le monde a potentiellement dans sa famille quelqu'un qui a une "maladie" nécessitant la prise d'antidouleur. Du coup, ils en piquent dans la pharmacie.Nopik a écrit : 01 août 2023, 14:28
Mais ils font comment pour en acheter? Faut une prescription. Même en belgique c'est pas en vente libre...
Et pour ceux qui ne sont pas contrôlé, c'est très facile de simuler quelque chose nécessitant d'être traité sous tramadol : rage de dent, douleur aux jambes, que sais-je.![]()
Puis le moyen le moins éthique de tous : tomber sur un pharmacien peu regardant qui t'en procure, contre argent ou non.![]()
Ici par contre, pour notre cycliste, ça serait trop flagrant, donc je suppose qu'il a dût en prendre informellement (genre en piqué dans la pharmacie de grand-mère).![]()
Les toxicos (car pour moi c'est ce que sont ceux qui en prennent sans raison) sont des gens très malin. Comme les alcooliques d'ailleurs (un pote en supermarché m'expliquait que beaucoup vidaient des bouteilles d'eau pour mettre leur vodka dedans et payer moins cher à la caisse).
Re: Dopage 2023
Les réseaux de dopage sont très structurés en France et ailleurs désormais, et le pharmacien peu regardant est la base d'un système solide, que ce soit chez les pros ou chez les amateurs . Même pas besoin d'aller fouiller chez Mamie . Même si ça participe à l'idée du petit gars isolé dans son coin, chose à laquelle j'ai personnellement du mal à croire dans une équipe pro .
Re: Dopage 2023
Fait suffisamment rare pour être souligné, l'australien Peter Bol (4ème des J.O 2021 sur 800m), contrôlé positif à l'EPO en janvier 2023, a été blanchi après réanalyse de l'échantillon A . L'analyse de l'échantillon B ayant déjà donné un résultat négatif en février . Reste à comprendre comment la première analyse a pu donné un résultat positif, probablement une erreur de manipulation de la part du laboratoire . Comme quoi, tout est possible . 
https://www.lequipe.fr/Athletisme/Actua ... if/1411423
https://www.lequipe.fr/Athletisme/Actua ... if/1411423
Dernière modification par MajorK03 le 01 août 2023, 18:10, modifié 1 fois.
Re: Dopage 2023
Les anti douleurs ont des effets bénéfiques sur la performance et d'autant plus sur des efforts sous maximaux comme dans le cyclisme. Quand tu grimpes un col en fin d'étape, il y a certes ton niveau physiologique qui impacte la performance mais aussi la capacité à endurer la souffrance liée à l'activité. Tu n'as pas forcément moins mal avec un antalgique mais tu pousses peut être 5-10 W de plus pour le même ressenti.PuncheurFou a écrit : 01 août 2023, 15:34Je connais des sportifs en ayant pris, ils n'ont pas noté un effet antidouleur. Pourquoi ? Car oui un antidouleur empêche la transmission au cerveau, mais pour des douleurs chroniques, pas pour des douleurs dût à une activité (si tu as mal aux jambes en gros pour des douleurs dût à l'accumulation de lactique, ça n'y changera rien tes jambes seront bloquées).FabioLullito a écrit : 01 août 2023, 15:25
Encore une fois je suis pharmacien, je délivre du Tramadol tous les jours, je suis mes patients derrière car je les connais tous étant en milieu rural et je participe régulièrement à des études de pharmacovigilance avec le CHU de Bordeaux dont la moitié sont ciblées sur l'usage des anti-douleurs quelque soit la classe. Je veux pas épiloguer car pas spécialement le temps mais essaie de nous faire confiance un minimum Puncheur.
En tout cas, moi je le vois comme ça, car eux disaient en avoir pris à forte dose, et que ça n'avait pas empêché leur douleur du tout (c'était la même chose). En revanche, l'effet booste, tu te sens serein, bien, il était bien là.
Donc pour une rage de dent(s) ok, des douleurs articulaires ok, pour des douleurs dût à une activité l'effet semble minime (car en toute bonne foi je pense qu'eux ne l'ont pas relevé mais il devait y avoir un effet quand même).
Mais je pense que c'est surtout l'effet euphorisant qui est recherché. Le cyclisme est un sport exigeant, 3 à 8 heures de vélos par jours, peu de vacances (même en hiver ils ne stoppent quasiment plus), sur un GT l'intensité est tellement forte, bref tu as le moral dans les chaussettes, donc quoi de mieux qu'un petit boost. Vous semblez sous-estimé cela, pourtant c'est bien l'effet le plus recherché (et même ceux qui en ont besoin pour se soigner tombent vite dedans sans s'en rendre compte, avec la difficulté un jour d'arrêter quand ils n'en ont plus besoin). Et on peut aller plus loin, mais il y a pas mal de forum de jeunes, où les mecs s'amusent à témoigner de combien ils en prennent, de comment ils trouvent ça drôle (c'est à vomir). Et encore, on parle du tramadol, car avec la tilidine (sur les forums allemands), ou la codéine, c'est encore pire...
Donc je ne conteste pas ta compétence, ton intelligence (et j'y ai été un peu fort). Mais sur le sujet, tu sembles écarté ce dernier point, qui me semble pourtant bien plus pertinent que la recherche d'antidouleur. Moi j'ai plus l'impression de voir des mecs se faire un petit shoot entre deux étapes pour être bien. Le mieux ça serait de les interroger au lieu de les fustiger, car ça dénote d'un vrai problème sanitaire.
Et en cyclisme, résister à la douleur est fondamental dans la performance.
Re: Dopage 2023
Baudin annonce faire appel de la décision de l'UCI devant le TAS comme le réglement le permet :

Quintana a aussi tenté et il a perdu . À voir si tu réussiras à te payer de meilleurs avocats Alex . Si l'équipe te file un coup de main, ce serait bête de ne pas tenter ."Hier, j'ai reçu une lettre de l'UCI m'indiquant la présence de Tramadol suite à un contrôle effectué lors de la 17ème étape du Giro d'Italia 2023 .
Dans un premier temps l'incompréhension domine, puis je réalise l'ampleur que prend cette situation.
Depuis mon plus jeune âge, j'ai pratiqué ce sport que j'aime tant avec éthique et respect.
Je vais faire appel de cette décision devant le Tribunal Arbitral du Sport car ce contrôle remet en cause mon intégrité sportive .
Je souhaite remercier tous ceux qui me soutiennent dans ces moments compliqués.
J'espère que tout cela va s'arranger au plus vite .
Alex."
Re: Dopage 2023
Et moi je ne suis pas pharmacien, mais j'ai administré des milliers de doses d'antidouleurs en tout genre dans ma vie donc j'ai également une certaine connaissance du sujet, notamment pratique.FabioLullito a écrit : 01 août 2023, 15:25Encore une fois je suis pharmacien, je délivre du Tramadol tous les jours, je suis mes patients derrière car je les connais tous étant en milieu rural et je participe régulièrement à des études de pharmacovigilance avec le CHU de Bordeaux dont la moitié sont ciblées sur l'usage des anti-douleurs quelque soit la classe. Je veux pas épiloguer car pas spécialement le temps mais essaie de nous faire confiance un minimum Puncheur.PuncheurFou a écrit : 01 août 2023, 15:16
Pourtant pour le coup ce sont leurs propos qui sont complètement lunaires (sans leur faire offense, c'est toi qui t'amuse à qualifier ce qui est lunaire ou non). Leur connaissance est simplement théorique, moi elle est à la fois théorique et pratique pour le coup (non je n'en ai pas pris, je l'ai déjà dit il y a plusieurs pages, juste que j'ai vu des gens témoigner, j'ai également parlé de ça avec des professionnels).
Moi je suis intervenu car j'ai justement eu ras le bol de lire plein de conneries sur le tramadol. A lire certains, c'est la nouvelle EPO, ceux qui en prennent vont voler en montagne. Mais non, la douleur est tellement forte en cyclisme que tu vas pas avoir grand chose comme effet. D'ailleurs pour ceux qui croient aux effets, c'est de l'ordre de 2% (c'est Iguane ou Doli qui a avancé ce chiffre). Avantage oui, mais avantage minime, on est très loin du gars qui veut améliorer ses performances.
Par contre, il me semble que Guillaume Martin avait avancé il y a quelques années, que beaucoup en prenaient pour soulager leur mal être. Et depuis des années beaucoup négligent la psychologie dans le sport de haut niveau, j'ai déjà lu certains lever les yeux au ciel (métaphoriquement) quand on leur explique que la dépression peut faire passer certains d'un cador à un simple grégario, car le mental joue énormément dans le sport de haut niveau... Bon en ce sens, si tu veux soigner ton mental par un adjuvant, ça reste du dopage, là on sera d'accord... Mais quand je lis ce que certains disent ici sur Baudin, heu on voit vraiment une méconnaissance du produit.
Je ne conteste pas nécessairement ce que tu évoques sur l'usage du tramadol au sein du peloton (ce n'est pas mon domaine). Mais je conteste tes propos sur les propriétés antidouleur de ces produits et sur leurs effets secondaires.
Si les gars dont tu parles ne ressentent pas l'effet antidouleur du tramadol, c'est peut être simplement parce qu'ils n'ont aucune raison de prendre ce médicament. Et bien évidemment que cela ne supprime pas toutes les douleurs (notamment celles que ressentent les cyclistes). Même le Sufentanyl (des centaines de fois plus puissant que la morphine et des dizaines de fois plus puissant que le fentanyl) ne supprime pas toutes les douleurs. Tout simplement parce qu'ils ont tellement d'effet secondaire que les gens s'arrêtent souvent de respirer avant de ne plus avoir mal...
Le tramadol est un médicament puissant avec des effets secondaires important. C'est également un médicament avec une forte variabilité des effets secondaires d'une personne à l'autre. Certains ressentiront des effets sédatifs important alors que d'autres n'auront rien. Certains vomiront tripes et boyaux même en utilisant des antihemetiques en association alors que d'autres se sentiront super bien. Et c'est la même chose pour ses propriétés antidouleurs ou ses propriétés constipantes.
Quant a venir dire que les antidouleurs du palier 3 sont parfois moins sedatifs, la j'en reste pantois... Ils endorment littéralement les gens, même a faible dose. C'est pas pour rien que la consommation de ces médicament entraînent des milliers de mort chaque année par arrêt cardio respiratoire...
Re: Dopage 2023
Concernant la phrase en gras :PuncheurFou a écrit : 01 août 2023, 15:34
Je connais des sportifs en ayant pris, ils n'ont pas noté un effet antidouleur. Pourquoi ? Car oui un antidouleur empêche la transmission au cerveau, mais pour des douleurs chroniques, pas pour des douleurs dût à une activité (si tu as mal aux jambes en gros pour des douleurs dût à l'accumulation de lactique, ça n'y changera rien tes jambes seront bloquées).
Sauf que les recherches des trente dernières années sur le fonctionnement du corps à l'effort montrent :
- que l'acide lactique n'est pas responsable des douleurs ressenties à l'effort
- que "lactate as fuel" comme dit San Milan (ça me fera toujours marrer quand même cette formule
https://dopagedemondenard.com/2020/05/2 ... e-lequipe/
Mondenard résume bien dans cet article ce qu'est l'acide lactique, ce que sont les lactates, et leur place dans le fonctionnement du corps lors d'un effort aérobie.
Et je pense pas qu'on puisse lui faire le reproche de ne pas avoir fréquenté de sportifs dans sa vie.
Concernant la phrase en italique :
Une source stp ?
Pourisseur. 
Re: Dopage 2023
Calmejane qui allume Baudin sur Twitter
"A l'issue de mon plein gré''
Enormissime ce jeune homme
Ex Futur vainqueur du Trophée Offredo
Gars Lactique un jour, Gars Lactique toujours
Gars Lactique un jour, Gars Lactique toujours
Re: Dopage 2023
Très facile.loulou30 a écrit : 02 août 2023, 01:33 Calmejane qui allume Baudin sur Twitter
"A l'issue de mon plein gré''
Enormissime ce jeune homme
Ça lui fait quoi de courir avec cette vieille chaudière de Rui Costa le Calmej?
Ou d'avoir dans sa team l'ancien médecin des Astana, époque 2014-2016, quand l'équipe kazakhe a failli se faire virer du Tour ?
Team omerta le Calmej à tous les coups.
Pourisseur. 
Re: Dopage 2023
Parler de l'acide lactique ou des lactates, c'est un raccourci qui, à mon sens, permet une corrélation sur un effort maximal. Si on fait un effort maximal durant 3-4', on peut mesurer une lactatémie sanguine très haute et en parallèle, la douleur musculaire sera très forte. Le raccourci est tentant de dire que c'est lié à l'acidose associée à une forte production de lactates. En réalité, c'est l'effort maximal demandé qui fait mal parce que le muscle est en état de stress maximal. Il va probablement complètement désaturé en oxygène. Et on mesure une forte lactatémie car le corps a besoin de ça pour réaliser la production d'énergie. Il n'y a donc pas de lien de causalité directe entre les 2. En revanche, suivre la lactatémie, ça permet d'avoir une idée de la manière dont l'énergie est produite par nos cellules.Iguane a écrit : 02 août 2023, 01:12Concernant la phrase en gras :PuncheurFou a écrit : 01 août 2023, 15:34
Je connais des sportifs en ayant pris, ils n'ont pas noté un effet antidouleur. Pourquoi ? Car oui un antidouleur empêche la transmission au cerveau, mais pour des douleurs chroniques, pas pour des douleurs dût à une activité (si tu as mal aux jambes en gros pour des douleurs dût à l'accumulation de lactique, ça n'y changera rien tes jambes seront bloquées).
Sauf que les recherches des trente dernières années sur le fonctionnement du corps à l'effort montrent :
- que l'acide lactique n'est pas responsable des douleurs ressenties à l'effort
- que "lactate as fuel" comme dit San Milan (ça me fera toujours marrer quand même cette formule) , ça permet de faire tourner la machine.
https://dopagedemondenard.com/2020/05/2 ... e-lequipe/
Mondenard résume bien dans cet article ce qu'est l'acide lactique, ce que sont les lactates, et leur place dans le fonctionnement du corps lors d'un effort aérobie.
Et je pense pas qu'on puisse lui faire le reproche de ne pas avoir fréquenté de sportifs dans sa vie.![]()
Concernant la phrase en italique :
Une source stp ?
![]()
Pour la douleur, on sait aujourd'hui que le cerveau est capable de tolérer un certain niveau et qu'ensuite, il va saturer et ne peut pas permettre forcément de maintenir le même niveau d'intensité. Si on masque les signaux de "douleur", il est très probable que ça améliore la performance. Théorie du gouverneur central de Tim Noakes ou celle de la chasse d'eau de Guillaume Millet.
Il ne faut pas oublier que la priorité du corps, ce n'est pas la performance mais la survie. Il utilise donc des seuils d'alerte et les antalgiques permettent de dépasser ces seuils avec un volet performance en augmentation mais des risques de blessures aussi.

