Ce Tour de France a vraiment eu un scénario à l'ancienne. Avec son parcours peu montagneux, son déroulement fait plus penser à un Tour des années 1950 qu'à ceux des années 1990. De la bagarre dans la plaine, très peu de sprints massifs (j'en compte tout de même trois avec le Mont-Saint-Michel, Besançon et Paris), des révélations, des rebondissements, un général serré presque jusqu'au bout, ce Tour de France présente tous les ingrédients d'un grand cru
Effectivement, il a peut-être manqué une étape de montagne avec plus d'écarts ou bien un exploit pour inscrire ce Tour 90 au panthéon des grandes éditions. Peut-être que son caractère sous-estimé s'explique aussi par le bilan plutôt catastrophique des Français au général. Avec Philipot 14e, c'est tout simplement le plus mauvais résultat d'un premier Français au général du Tour de France à cette date. Avant 1990, seule l'édition 1925 s'était achevée sans Français dans le top 10 (Bellenger, 11e). On se consolera avec le doublé de Delion et Lino au classement du meilleur jeune pour espérer des lendemains meilleurs...

