El_Pistolero_07 a écrit : 17 avr. 2021, 11:32 D'ailleurs, les vélotaffeurs, on vous fait jamais la remarque "Tu viens à vélo ?" comme si c'était un exploit olympique ?
Si, surtout lorsqu'il fait bien froid.
Je vous rejoins quand vous dites que tout est fait pour la bagnole. Niveau infrastructure c'est criant.
Il faut du courage parfois pour le vélotaff, plus pour des questions logistiques que pour des raisons sportives.
Les principaux obstacles dans les entreprises, industries ou services etc...sont que rien n'ai fait pour le vélo, ou si peu.
Il faudrait avoir :
- un endroit décent pour "garer" son vélo, un truc sécurisé. Pour ma part je le mets dans mon bureau; pas question de le laisser sur le parking aux yeux de tous avec un minable cadenas (je m'en suis déjà fait voler 2, un à Toulouse et un à Marseille, des VTC); or tout le monde n'a pas un endroit à soi, bien sécurisé.
- un endroit où pouvoir se changer et se faire un brin de toilette (au minimum), un vestiaire correct où on peut laisser ses affaires; c'est loin d'être le cas partout;
et niveau logistique, il faut être motivé;
se lever plus tôt, partir plus tôt, prévoir des éclairages, des habits voyants, des habits adaptés au froid, à la pluie, un sac à dos correct;
alors qu'en voiture tout est si simple
Et pour mon cas personnel, j'ai 2 freins; j'essaye d'aller au travail le plus possible à vélo, mais au final ce n'est que un tiers des fois;
car en temps normal j'amène ma fille au collège le matin dans une zone urbaine, sombre et ultra-encombrée (elle aurait bien le bus, mais celui passe extrêmement tôt près de chez moi; par faiblesse paternelle je ne l'envoie pas à 7h du mat marcher seule sur la route pour aller à l'arrêt);
et mon fils va dans sa petite école de campagne entourée de petites routes dangereuses, étroites et sinueuses; pas de ramassage scolaire et il me semble trop risqué de l'amener à pieds ou à vélo, l'hiver notamment; sans compter les raidars;
et puis il y a aussi le problème des courses alimentaires pour la semaine; c'est moi qui y vais et je profite de la bagnole en sortant du travail pour les faire. Compliqué à vélo quand même.
Toutefois dans un monde sans voiture, si tout le monde sans exception était à vélo (vélo-électrique compris pour les "faibles"), tout cela serait bien possible.
On peut toujours rêver.



