Thibaut Pinot : topic réservé aux esperts en Pinotologie

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Re: Thibaut Pinot : topic réservé aux esperts en Pinotologie

Quelqu'un pourrait mettre ici son interview dans Le Monde ?
Richard
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Re: Thibaut Pinot : topic réservé aux esperts en Pinotologie

-Vélomen- a écrit : 31 juil. 2019, 17:30 @richard, je ne vois pas comment tu peux dire que la bordure était anecdotique ou presque. Bon, vu le craquage de Pinot, elle l'est. Mais sans ça, ce n'est pas la même histoire.
Je ne dis pas qu'elle était anecdotique à coup sûr.
Je dis qu'elle pouvait l'être à l'arrivée du Tour, et que je le pressentais comme ça (et l'espérais, aussi). Mais ce n'était qu'une possibilité et une intuition.
Je parle bien sûr dans le cadre d'une bataille à la pédale et d'Alpes non tronquées qu'on pouvait espérer à ce stade.
Pinot fait un exploit dans les Pyrénées pour juste se replacer et effacer le débours.
Pinot ne fait pas "un" exploit pour se replacer sur "un" coup, il domine coup sur coup ses adversaires trois jours de suite.
Pas tous chacun des trois jours, mais sur l'ensemble des trois jours, il a repris du temps à tous. Et encore, en jouant l'étape d'abord au Tourmalet, et sur un "petit" col au Prat d'Albis.
Sur le top 5 final, seuls Alaphilippe, Thomas et Kruijswijk lui reprennent du temps, une seule fois, au chrono seulement, respectivement 49", 35" et 4". Alaph n'était pas un adversaire pour la victoire et Pinot reprend 1'41 à Thomas en deux jours et 1'01 à Kruijswijk (bonifs comprises).
Sans la bordure, il sort des Pyrénées en position de force pour un podium et même pour la victoire finale. Avec les jambes de Pinot dans les Pyrénées et les jambes de Bernal dans les Alpes, on peut penser qu'il y aurait eu un beau match, très serré.
Or, dans ce match, la minute 40 pouvait coûter très cher à la fin et faire la différence entre une 1ère et une 2ème place.

Le podium de ce Tour se tient en 1min30, donc on était dans le format d'un Tour très resserré. Et dans ce format resserré, 1 min 40, c'était tout sauf anecdotique.
Bien sûr qu'on aurait eu un beau match, très serré... ou pas, d'ailleurs. Et le podium final en 1'30, pas sûr que les écarts auraient été aussi serrés avec Pinot dans la course, on n'en sait rien.

La bordure pouvait coûter très cher, mais elle pouvait tout aussi bien ne rien coûter à l'arrivée, si Bernal était vraiment une jambe au-dessus (et avec son équipe), par exemple, ou si Pinot continuait de le dominer et allait remporter le Tour. Bien sûr, si Pinot avait raté la victoire pour 30", ou échoué au pied du podium pour assez peu de temps, on aurait vu ressurgir l'histoire de la bordure et on aurait jugé qu'elle coûtait très cher. J'aurais été le premier à enrager je te rassure.
C'est tentant de raisonner ainsi et il y aurait eu une part de vrai.

Mais la seule vérité absolue c'est que Pinot était 15" derrière Thomas et 12" devant Bernal à la sortie des Pyrénées et que tous auraient couru en fonction de cette donne, pas d'une hypothétique donne avec 1'40 en plus ou en moins.

Et qu'une autre donne avec d'autres écarts, Pinot devant (voire en jaune ?), aurait pu donner une toute autre course, peut-être qu'il aurait été attaqué de toutes parts, peut-être qu'il aurait été transcendé, peut-être qu'il aurait tout perdu, peut-être que le Tour aurait été verrouillé et qu'il aurait fini par se faire piéger, ou au contraire qu'on aurait eu une course folle qui l'aurait servi et qui aurait éliminé Alaph et d'autres bien plus tôt, on ne sait pas...

La course étant une dynamique, un rapport de force physique, psychologique etc. perpétuellement mouvant et un domino de causes et de conséquences, ce n'est pas un jeu à somme nulle, et on ne peut pas isoler un évènement pour le greffer ailleurs "toutes choses égales par ailleurs".

Même si pour un évènement aussi rageant que la bordure et ses 1'40 "jetées par la fenêtre" comme il a dit, c'est évidemment tentant de le transposer dans un scénario identique avec cette seule variable modifiée.
Mais c'est un peu un leurre, donc ça relativise beaucoup tous les scénarios commençant par "sans la bordure..." :wink:
Dernière modification par Richard le 01 août 2019, 01:24, modifié 3 fois.
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Re: Thibaut Pinot : topic réservé aux esperts en Pinotologie

Dans ton raisonnement je vois beaucoup (énormément) de si pour que la bordure puisse ne rien coûter à l'arrivée.

Qui plus est sur un Tour de France où l'avant dernière étape de montagne a été arrêté en cours de route et la dernière amputée de 2 cols.
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Re: Thibaut Pinot : topic réservé aux esperts en Pinotologie

-Vélomen- a écrit : 31 juil. 2019, 18:29 Dans ton raisonnement je vois beaucoup (énormément) de si pour que la bordure puisse ne rien coûter à l'arrivée.

Qui plus est sur un Tour de France où l'avant dernière étape de montagne a été arrêté en cours de route et la dernière amputée de 2 cols.
Ca facilitait encore plus la tache a Pinot
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Re: Thibaut Pinot : topic réservé aux esperts en Pinotologie

-Vélomen- a écrit :Quelqu'un pourrait mettre ici son interview dans Le Monde ?
voici :
Thibaut Pinot : « J’aurais peut-être regretté d’avoir gagné le Tour de France, parce que je ne voulais pas de cette vie-là »
Dans un entretien au « Monde », le héros malheureux revient sur la blessure qui a précipité son abandon, alors qu’il se sentait capable de s’imposer à Paris.

Propos recueillis par Clément Guillou Publié hier à 06h38, mis à jour hier à 19h36

Thibaut Pinot boite toujours dans les escaliers, mais « c’est futile aujourd’hui ». Il se ressource une semaine dans sa maison de vacances du Var, avant de remonter vers Mélisey (Haute-Saône) et son étang. Il se posera longtemps la question de savoir s’il aurait dû vivre ces vacances en vainqueur de la Grande Boucle. S’il aurait dû être à la place du Colombien Egan Bernal, dimanche sur les Champs-Elysées. Il le devançait de douze secondes au classement à l’orée des Alpes, jeudi 25 juillet, quand il a ressenti la première fois une douleur à la cuisse gauche. Le lendemain, il abandonnait dans la 19e étape du Tour de France.

Lundi 29 juillet, trois jours après les larmes, le cycliste de 29 ans a revisité pour Le Monde ce Tour qui l’a fait entrer dans le cœur des Français, à défaut d’entrer au palmarès. En parler une dernière fois, avant de tenter de reprendre le fil de sa carrière. Le lendemain, des examens complémentaires ont confirmé « une lésion du vaste médial de la cuisse gauche avec un hématome inter-aponévrotique, nécessitant un repos sportif de 20 jours », selon son équipe, Groupama-FDJ.

Avez-vous évacué toutes vos larmes jeudi, en abandonnant ? Ou vous arrive-t-il encore de pleurer ?
Evidemment, j’ai toujours cette émotion en moi. Samedi, ça a été compliqué. Dimanche, c’était interminable. Avec l’arrivée du Tour à seulement 21 h 30, la journée a eu du mal à passer. J’étais au restaurant, je savais qu’il y avait la course en même temps. Je n’ai pas regardé un kilomètre, ni les podiums, mais j’avais toujours cela en tête. Le restaurant a eu du mal à passer.

Je suis dans un meilleur état d’esprit ce lundi. Je ne fais pas grand-chose, des trucs de vacancier, d’un garçon de 25, 30 ans. J’essaye de profiter de la vie. J’essaye.

Dans le documentaire diffusé dimanche soir par France 2, qui vous a suivi de près pendant le Tour, on vous voit dire à Marc Madiot, le manageur de votre équipe, Groupama-FDJ : « J’arrête, je ne peux plus. » Est-ce une pensée qui vous habite encore aujourd’hui ?
J’aimerais dire non, mais une partie de moi doit bien reconnaître que oui. J’ai eu l’impression de revivre ma discussion avec Marc à la fin du Tour d’Italie, l’an dernier [Thibaut Pinot avait été victime d’une pneumopathie dans l’avant-dernière étape, alors qu’il était troisième du classement général]. C’est ce qui fait que c’est dur : ça recommence, un an plus tard. Avec une différence : au fond de moi, le podium du Giro, je l’ai fait. Là, sur le Tour, mon classement n’était pas figé. On ne saura jamais. C’est très frustrant. Dans ma tête, cela va de la meilleure à la quatrième place, mais je me voyais au moins sur le podium, bien sûr.

Alors je vais continuer, mais c’est dur. Tout ce que l’on a mis en place depuis deux ans, cette équipe énorme autour de moi, et ça finit comme ça à chaque fois. Je pense beaucoup à mes équipiers. Ils mettent leurs ambitions de côté pour moi et, au final, ils n’ont rien. On retiendra un abandon.

Est-ce que c’est ce que vous retenez de ce Tour ?
Moi, bien sûr, c’est ce que je retiens. Plus tard on me parlera de ça, pas de ma victoire d’étape au Tourmalet [Hautes-Pyrénées]. Heureusement qu’elle est là, qu’elle laisse une trace quand même. Mais cet abandon, je ne l’accepte pas. Cette blessure ne m’est jamais arrivée et ne m’arrivera plus jamais. C’est pire que de la poisse.

Une injustice ?
Bien sûr. J’en viens à me dire que l’injustice fait partie de moi. Je ne pense pas mériter tout cela. Tout ce que je peux, je le donne sur le vélo. Mais, comme dit Marc Madiot, peut-être qu’un jour, ça paiera.

Peut-être ?
Peut-être. On verra à la fin de ma carrière si Marc avait raison.

Vous disiez à « L’Equipe », avant le départ du Tour de France, avoir la conviction qu’il vous arriverait un jour « quelque chose de grand ». Avez-vous encore cette conviction aujourd’hui ?
J’y crois encore. Je veux revenir sur le Tour l’an prochain. J’ai passé un cap au niveau physique et mental depuis le Tour d’Espagne l’an dernier, je sais que je peux être un des meilleurs coureurs du monde. C’est ce que j’aurai à l’esprit l’an prochain.

Je me suis toujours battu, cela fait partie de mon histoire. On fera un bilan à la fin de ma carrière, on verra bien si tous ces revers ont servi à quelque chose. Si un jour je gagne ce qui me fait rêver, si un jour je gagne le Tour de France, je me dirai que c’est grâce à tout ça. Sinon, ce sera un échec : je n’aurai pas gagné ce que j’aurais dû.

Revenons à votre blessure. La douleur apparaît au début de la première étape des Alpes, dans la descente du col de Vars ?
Dans la montée de Vars, je sens une petite gêne, rien du tout. Mais en bas de la descente, au ravitaillement, une fois que le muscle est froid, je comprends. La douleur va en s’aggravant et dans le col de l’Izoard [Hautes-Alpes], j’ai déjà très mal. Dans le col du Lautaret, je pédale sur une jambe. On était sur le grand plateau, avec le vent de dos, en force, ça faisait très, très mal. Je n’attendais qu’une chose, c’était d’arriver dans le Galibier, que l’on passe le petit plateau pour monter plus en souplesse.

Comment peut-on suivre l’attaque de Geraint Thomas sur une jambe dans le col du Galibier ?
Parce que je ne voulais pas lâcher ce jour-là. Dans la tête, j’étais encore solide. Le muscle était aussi ultrachaud, ça faisait très mal mais ça passait. Sur une jambe, j’étais là. Mais la descente a été horrible, je ne pouvais pas relancer.

Sans cela, auriez-vous pu partir avec Bernal dans le Galibier ?
On ne saura jamais et je n’ai pas envie de me poser cette question. J’étais sur une jambe, c’est tout.

Au soir de l’étape de Valloire, quel est votre état d’esprit ?
Je sais déjà que c’est terminé. Je n’arrivais pas à descendre les escaliers ni les monter. Dès lors, cela semble compliqué de courir deux étapes de montagne. Le lendemain matin, j’avais un peu moins mal, je pouvais plier la jambe. Mais j’avais la boule au ventre. Au départ, j’avais peur. Peur d’abandonner. Ce que j’ai vécu, je me l’étais imaginé toute la nuit d’avant. J’avais peu dormi car je le sentais venir. Toute l’équipe savait qu’il y avait de grandes chances que ça se termine comme ça.

Au bout de 20 kilomètres, j’ai compris. Je ne sais pas si j’aurai une douleur aussi intense dans le reste de ma vie. C’était comme si j’avais un couteau planté dans la cuisse, chaque coup de pédale était une souffrance terrible.

A quoi pensez-vous durant ces minutes où vous êtes décroché du peloton, mais encore en course ?
Tout s’effondre. Ce sont tellement de sacrifices, tellement de choses qui brûlent en dix bornes. J’abandonne à côté de William [Bonnet], le père du groupe. C’est un symbole. Il me dit que je n’ai rien à prouver, qu’il est fier de moi.

J’aurais voulu finir dernier. J’aurais voulu finir le Tour. Quand je lâche, je demande de suite aux directeurs sportifs s’il y a un gruppetto derrière pour me mettre dedans. Mais il n’y en avait plus, il n’y avait que William. J’ai compris que ce serait impossible.

Il y a ensuite ce trajet dans la voiture, après votre abandon…
Ces moments-là, ce trajet jusqu’à 18 heures, font partie des heures les plus longues de ma carrière. C’est… horrible. Tu entends Radio Tour, tu vois la course, tu ne comprends pas ce que tu fais là. Tu es complètement perdu.

Vous entendez que Bernal attaque, que Julian Alaphilippe perd son maillot jaune ?
Je suis abasourdi, je ne me rends compte de rien.

Cette blessure, sait-on vraiment d’où elle vient ? Vous avez parlé d’un coup de guidon à votre cuisse en voulant éviter une chute, dans l’étape arrivant à Gap, la veille…
Non, on n’a aucune certitude et sans doute qu’on n’en aura jamais. J’aurai toujours ce doute. Je m’étais préparé mentalement à tomber malade sur le Tour, je savais que ça pouvait m’arriver, comme souvent. Mais ça, non.

Peut-elle avoir une source psychologique ?
Je ne pense pas. Quand je tombe malade en fin de grand tour, peut-être est-ce justement parce que je stresse de tomber malade. Mais là, j’étais sûr de moi. Lors de la journée de repos, lundi après les Pyrénées, je n’étais pas fatigué, je n’avais aucune douleur musculaire, j’étais frais physiquement et mentalement. Ça n’a vraiment rien de psychologique, non.

Pour moi c’est le destin, et je le prends comme ça. Dans ma tête, j’étais impatient d’être dans les Alpes, je n’avais aucune peur. Peut-être qu’Egan Bernal aurait été plus fort, mais j’avais de l’avance au classement général, et je ne vois pas pourquoi trois jours après Prat d’Albis [Ariège], ma condition aurait été moins bonne. J’étais prêt.

Vous dites ne pas apprécier la célébrité et, à trois jours de gagner peut-être le Tour de France, une blessure vous pousse à l’abandon… On peut s’interroger sur la part psychologique ?
Peut-être que si j’avais gagné le Tour, j’aurais regretté de l’avoir gagné, parce que je ne voulais pas de cette vie-là. Mais j’ai été pris par l’engouement du public, par tout ce qu’il y avait autour, et je voulais le faire.

Et vous pensiez le faire ?
Jusqu’au milieu du Tour, je visais le podium. Mais l’arrivée à Prat d’Albis, où je lâche les mecs un par un, m’a fait prendre conscience que j’étais costaud. Mentalement, j’avais pris le dessus sur tout le monde. Et physiquement, j’étais encore frais. Je n’avais pas tout dépensé. Ça allait. Même en ayant perdu une minute et quarante secondes dans une bordure, j’étais en train de jouer la gagne.

Avant de perdre du temps dans cette bordure, vous étiez sur un nuage. Vous êtes-vous dit qu’il ne vous arriverait rien pendant trois semaines ?
Moi, non. Je ne me suis pas dit ça. Je connaissais la réalité de la course, j’étais attentif, préparé à cette étape d’Albi que je ne sentais pas. J’étais au garde-à-vous. Peut-être que certains équipiers ou le staff l’étaient moins et ont été moins vigilants. Collectivement, ce jour-là, on était moins unis.

Je suis aussi coupable, en tant que leader. Je n’ai peut être pas été assez bon pour motiver les gars, peut-être aussi ai-je mis un coup de frein où il ne fallait pas. Mais je me dis que la bordure était un don du ciel. Car j’abandonne en étant cinquième, et pas deuxième à dix secondes de Julian. C’était peut-être un signe.

Après les Pyrénées, avez-vous formulé la conviction que vous alliez gagner le Tour ?
Non. Mais il n’y avait pas besoin de se le dire. C’était dans le regard de tout le monde. Personne n’osait le dire, et personne dans l’équipe ne l’a jamais dit formellement, mais plus les jours avançaient, plus ça se sentait, plus ça se voyait, dans les yeux de mes coéquipiers, du staff, du public. La possibilité de la victoire se sentait partout.

Je pensais que je pouvais gagner mais c’est comme si je ne me rendais pas compte que l’on parlait du Tour de France. J’étais prêt à gagner une course de vélo, tout simplement.

J’étais heureux d’être là. Je me suis complètement pris au jeu du Tour. On sentait avec Julian [Alaphilippe] que quelque chose se passait. Les frissons de ma victoire au Tourmalet, je ne les avais pas eus ailleurs. Les émotions que tu n’oublies jamais, ce n’est que sur le Tour.

Vous sentez-vous prêt désormais à le remporter ?
Oui. L’an prochain, je repartirai avec l’objectif de faire le mieux possible, le plus près du podium, comme cette année. Clamer haut et fort que je veux gagner le Tour ne servirait à rien. Et que je le dise ou non, on me citera comme favori du Tour.

Ce sera désormais votre objectif prioritaire chaque année ?
Chaque année, je ne sais pas. L’an prochain, oui. Ma carrière va passer vite. Avoir 30 ans l’an prochain me fait déjà mal. Je me voyais maillot blanc du meilleur jeune il n’y a pas longtemps, et là je bascule sur la trentaine. C’est dur.

Avant cela, il y a la fin de saison…
C’est compliqué. Il y a encore les courses en Italie, en octobre, mais dans la tête, ce n’est pas pareil : les deux plus belles, Milan-Turin et le Tour de Lombardie, je les ai gagnées. Si je ne suis pas à 100 %, ce sera plus pour aider David Gaudu. La question se pose : faut-il s’impliquer à bloc pour la fin de saison ou déjà penser à celle d’après, qui sera importante, avec le Tour de France, les Jeux olympiques de Tokyo et les championnats du monde en Suisse ? Dans ma tête, je suis déjà sur la saison prochaine.

Clément Guillou
-Vélomen- a écrit : 31 juil. 2019, 18:29 Dans ton raisonnement je vois beaucoup (énormément) de si pour que la bordure puisse ne rien coûter à l'arrivée.

Qui plus est sur un Tour de France où l'avant dernière étape de montagne a été arrêté en cours de route et la dernière amputée de 2 cols.
Il n'y a pas plus de "si" dans les possibilités que j'évoque que dans les raisonnements "sans la bordure" :wink:

Et ce raisonnement, je le tenais avant la "mutilation" des Alpes.

Et encore une fois, c'est pas tant une question de probabilités "avec" vs probabilités "sans", c'est surtout l'histoire de la dynamique dont on ne peut isoler un évènement sans que ça fasse bouger l'ensemble.
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blouss_
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Re: Thibaut Pinot : topic réservé aux esperts en Pinotologie

Richard a écrit : 31 juil. 2019, 11:34 C'est ce que je dis en effet : effectivement ce n'était pas "décisif" dans un absolu théorique universel, mais ça s'est avéré décisif pour eux :wink:

"Le rond-point" de toute façon c'est absolument neutre en soi, c'est dans un contexte et un rapport de forces que ça s'inscrit.

Et bizarre de me reprocher d'avoir une vision GFDJ-centrée et pas large alors que j'explique justement que si on regarde l'ensemble de la situation, les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets chez toutes les équipes.
Tu commences ton message en réponse à celui d'Andy par un yakafocon un peu donneur de leçon, alors que ce qu' il dit est juste. Tu accordes bcp d'importance à la version donnée par la GFDJ, mais j'imagine et surtout j'espère qu'à froid ils ont un peu relativisé l'importance du rond-point.
Richard
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Re: Thibaut Pinot : topic réservé aux esperts en Pinotologie

blouss_ a écrit : 01 août 2019, 00:56 Tu commences ton message en réponse à celui d'Andy par un yakafocon un peu donneur de leçon, alors que ce qu' il dit est juste. Tu accordes bcp d'importance à la version donnée par la GFDJ, mais j'imagine et surtout j'espère qu'à froid ils ont un peu relativisé l'importance du rond-point.
Du coup tu donnes des leçons au carré ?

Je suis plus proche de ton message qui a suivi que du sien, mais pourtant pas si éloigné, comme tu le disais toi-même plus haut.

Bref, j'ai suffisamment expliqué ma perception, la nuance, pourquoi on ne peut évacuer le rond-point d'un revers de main, tout en reconnaissant qu'on ne peut résumer la situation à ce passage, je ne vais pas m'acharner à le refaire.

Et rasssure-toi, la GFDJ n'est pas restée non plus crispée dessus sans prendre en compte l'ensemble, ce qui m'aurait un peu embêté aussi, après analyse et discussion le discours s'est très vite élargi à une responsabilité collective dépassant la mise en cause de ce raté précis.
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Re: Thibaut Pinot : topic réservé aux esperts en Pinotologie

En espérant très fort que Pinot finira par accrocher de belles victoires sur des courses WT, en attentant, il a déjà le Tour de Lombardie. Faudrait pas que ça s'arrête là par cause de toutes sortes de malchances, sinon même Poulidor à une belle collection de grandes victoires: Milan San-Remo, La Flèche Wallonne, Grand Prix des Nations, Tour d'Espagne, Dauphiné Libéré (2 fois), Paris-Nice (2 fois). Et des podiums célèbres par douzaines... et la réputation de l'éternel second.
Un autre époque il est vrai. :siffle:
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Re: Thibaut Pinot : topic réservé aux esperts en Pinotologie

Richard a écrit : 31 juil. 2019, 18:38
-Vélomen- a écrit :Quelqu'un pourrait mettre ici son interview dans Le Monde ?
voici :
merci pour le partage
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Re: Thibaut Pinot : topic réservé aux esperts en Pinotologie

Faut penser à bannir Richard, avec ses longs posts il me finit mon forfait data. :saoul:

:chimay:
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Re: Thibaut Pinot : topic réservé aux esperts en Pinotologie

Après les 3 étapes des Pyrennées, Pinot était à 2 contre un pour la victoire et Bernal à 4.25. C' était l' avis des bookmakers.

Je suppose que l' écart avait encore augmenté après les 2 étapes de Nimes et Gap qui était des pièges pour Pinot vis à vis de la Sky ou de Julian.

Pour les bookmakers c' était clair en tout cas. Et ça semblait clair aussi de son coté quand on voit son excitation au départ de Valloire.

Bernal était à 27 secondes derrière Thomas, il l' aurait peu etre attendu dans le Galibier si Pinot l' avait laché.

Maintenant la déception est avalée, le plus important reste cette confiance qu' il a acquise tout au long de ce Tour. Il sait maintenant que perdre une minute sur une bordure c' est pas la fin du monde quand on domine son sujet en montagne.

Il a confirmé qu' il n' était plus le meme depuis le Lombardie, c' est le numéro 2 mondial au ranking derrière l' intouchable numéro 1 mondial. C' est remarquable.
Nous devons apprendre à vivre tous ensemble comme des frères, sinon nous allons tous ensemble mourir comme des idiots. La fin approche ... Le mur se rapproche ...
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Re: Thibaut Pinot : topic réservé aux esperts en Pinotologie

Yes Pinot est 4ème au classement UCI, 2ème à PCS, 3ème à CQ.
Nopik a écrit : 01 août 2019, 11:59 Faut penser à bannir Richard, avec ses longs posts il me finit mon forfait data. :saoul:

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Re: Thibaut Pinot : topic réservé aux esperts en Pinotologie

Au vu de ces dernières déclarations il semble plus tourné vers 2020 que de défendre son titre en Lombardie
Même avec sa blessure il a le temps de se remettre à flot mais mentalement je doute qu’il ait l’envie
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Re: Thibaut Pinot : topic réservé aux esperts en Pinotologie

https://www.causeur.fr/tour-de-france-t ... nie-163978

Tiens ça va vous faire rire un peu.

Thibaut le candidat du système. :genance:
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Re: Thibaut Pinot : topic réservé aux esperts en Pinotologie

blagounet a écrit : 02 août 2019, 18:28 https://www.causeur.fr/tour-de-france-t ... nie-163978

Tiens ça va vous faire rire un peu.

Thibaut le candidat du système. :genance:
Ils ont craqué eux !! :rieur: :rieur: :rieur:
Je n'ai pas réussis à tout lire, mais le passage selon lequel Alaphilippe n'a pas été soutenu par ses médias... vaste blague ! :hate:
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