Tadej Pogacar - le nouveau Cannibale
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Re: Tadej Pogacar - le nouveau Cannibale
L'interview nous prend pour des cons.
Re: Tadej Pogacar - le nouveau Cannibale
Excellente remarque
Sur le principe, ils sont, à mon sens, autant coupables dans la mesure où ils auraient cherché à optimiser un gain en fonction des possibilités de leurs temps.
Sur les performances sportives, ils seraient moins "questionnables" dans le sens où leurs pratiques auraient moins bousculé les hiérarchies naturelles qu'ont pu le faire des produits récents (ou que ne le pourraient le faire de futures (?) pratiques transhumanistes).
Bref, ils sont tout aussi coupables tout en ayant moins travesti la confrontation sportive.
Dernière modification par Booze le 10 juil. 2021, 22:36, modifié 3 fois.
Re: Tadej Pogacar - le nouveau Cannibale
A ce niveau de foutage de gueule, c'est limite un demi-aveu
Grand Melehc des 3 Ruots 2018
Vainqueur immourable du Challenge 2019
Vainqueur immourable du Challenge 2019
Re: Tadej Pogacar - le nouveau Cannibale
L'interview de San Millan est complètement lunaire. Il veut nous faire croire qu'il est seul médecin qui fait bien son travail.
Ici un petit retour vers une interview du docteur lorsqu'il s'occupait de la Saunier Duval (février 2006) :
https://pezcyclingnews.com/interviews/p ... an-millan/
Extraits choisis:
- "The level is higher now but it’s more pure. It’s very hard to cheat in cycling now. Some people might be adventurous to say it but cycling is one of the cleanest sports now" : on sait comment ça a fini en 2006, et l'état sanitaire du peloton en général et de la Saunier Duval en particulier. "very hard to cheat"
Pensez-vous que c'est pire si il le pense vraiment ou si il est juste naïf ?
- “We work
in the most scientific way possible. We work with SRM systems and physiological tests to develop individual training programmes for the riders. We use the tests to see how the riders are absorbing the training load and to make sure they are not over trained. That [over training] happens on a lot of teams. Riders arrive at the races already fatigued. There are so many races in the calendar, for the last races of the season, many riders arrive just messed up.”. --> un peu comme dans sa dernière interview, il nous fait comprendre que les autres font n'importe quoi avec leur entraînement, mais pas ses coureurs, qui ont une approche beaucoup plus scientifique.
- "We are a very international team which is good because we have lots of new blood"...
Ca un air de déjà vu tout ça... Toujours les mêmes excuses recyclées.
Ici un petit retour vers une interview du docteur lorsqu'il s'occupait de la Saunier Duval (février 2006) :
https://pezcyclingnews.com/interviews/p ... an-millan/
Extraits choisis:
- "The level is higher now but it’s more pure. It’s very hard to cheat in cycling now. Some people might be adventurous to say it but cycling is one of the cleanest sports now" : on sait comment ça a fini en 2006, et l'état sanitaire du peloton en général et de la Saunier Duval en particulier. "very hard to cheat"
Pensez-vous que c'est pire si il le pense vraiment ou si il est juste naïf ?
- “We work
in the most scientific way possible. We work with SRM systems and physiological tests to develop individual training programmes for the riders. We use the tests to see how the riders are absorbing the training load and to make sure they are not over trained. That [over training] happens on a lot of teams. Riders arrive at the races already fatigued. There are so many races in the calendar, for the last races of the season, many riders arrive just messed up.”. --> un peu comme dans sa dernière interview, il nous fait comprendre que les autres font n'importe quoi avec leur entraînement, mais pas ses coureurs, qui ont une approche beaucoup plus scientifique.
- "We are a very international team which is good because we have lots of new blood"...
Ca un air de déjà vu tout ça... Toujours les mêmes excuses recyclées.
Re: Tadej Pogacar - le nouveau Cannibale
Pas vraiment d’accord. On peut faire le parallèle avec un feu rouge placé dans un endroit isolé, les locaux passaient tous au rouge, sachant qu’il y avait peu de risque. Mais avec le temps et divers changements, on a remarqué qu’il était bien utile, et maintenant tout le monde sait qu’il faut s’y arrêter. Certains ne le font quand même pas. Pour moi ils sont plus coupables qu’à l’époqueBooze a écrit : 10 juil. 2021, 22:33Excellente remarque![]()
Sur le principe, ils sont, à mon sens, autant coupables dans la mesure où ils auraient cherché à optimiser un gain en fonction des possibilités de leurs temps.
Sur les performances sportives, ils seraient moins "questionnables" dans le sens où leurs pratiques auraient moins bousculé les hiérarchies naturelles qu'ont pu le faire des produits récents (ou que ne le pourraient le faire de futures (?) pratiques transhumanistes).
Bref, ils sont tout aussi coupables tout en ayant moins travesti la confrontation sportive.
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Re: Tadej Pogacar - le nouveau Cannibale
Je n'ai lu que l'extrait de Nopik (je me boozélise et clique rarement sur les liens
), c'est affligeant.
C'est tout un microcosme qui vit dans sa bulle, persuadé d'être intouchable, voire même dans leur bon droit.
Hier matin sur eurosport, y avait un doc sur l'affaire Ben Johnson. Et il avouait n'avoir eu aucun scrupule à s'être dopé puisque les autres faisaient pareil. Je pense qu'on en est toujours là. L'adversaire prend des produits illicites, faut que je fasse la même chose si je veux avoir une chance. On en sortira jamais
C'est tout un microcosme qui vit dans sa bulle, persuadé d'être intouchable, voire même dans leur bon droit.
Hier matin sur eurosport, y avait un doc sur l'affaire Ben Johnson. Et il avouait n'avoir eu aucun scrupule à s'être dopé puisque les autres faisaient pareil. Je pense qu'on en est toujours là. L'adversaire prend des produits illicites, faut que je fasse la même chose si je veux avoir une chance. On en sortira jamais
Re: Tadej Pogacar - le nouveau Cannibale
jimmy39 a écrit : 11 juil. 2021, 07:57Pas vraiment d’accord. On peut faire le parallèle avec un feu rouge placé dans un endroit isolé, les locaux passaient tous au rouge, sachant qu’il y avait peu de risque. Mais avec le temps et divers changements, on a remarqué qu’il était bien utile, et maintenant tout le monde sait qu’il faut s’y arrêter. Certains ne le font quand même pas. Pour moi ils sont plus coupables qu’à l’époqueBooze a écrit : 10 juil. 2021, 22:33
Excellente remarque![]()
Sur le principe, ils sont, à mon sens, autant coupables dans la mesure où ils auraient cherché à optimiser un gain en fonction des possibilités de leurs temps.
Sur les performances sportives, ils seraient moins "questionnables" dans le sens où leurs pratiques auraient moins bousculé les hiérarchies naturelles qu'ont pu le faire des produits récents (ou que ne le pourraient le faire de futures (?) pratiques transhumanistes).
Bref, ils sont tout aussi coupables tout en ayant moins travesti la confrontation sportive.![]()
Je ne trouve pas le parallèle bien choisi.
Ou alors, le but est le même : griller le feu rouge pour arriver plus vite à destination; avec les moyens à disposition;
la notion de risque est tout à fait secondaire dans la démarche.
cheveu sur la soupe
Re: Tadej Pogacar - le nouveau Cannibale
Ce que tu veux dire, c'est que leur persistance à enfreindre le règlement malgré toutes les affaires, tous les scandales, tous les messages de lutte et de prévention du dopage les rend plus coupables que les générations précédentes ?jimmy39 a écrit : 11 juil. 2021, 07:57Pas vraiment d’accord. On peut faire le parallèle avec un feu rouge placé dans un endroit isolé, les locaux passaient tous au rouge, sachant qu’il y avait peu de risque. Mais avec le temps et divers changements, on a remarqué qu’il était bien utile, et maintenant tout le monde sait qu’il faut s’y arrêter. Certains ne le font quand même pas. Pour moi ils sont plus coupables qu’à l’époqueBooze a écrit : 10 juil. 2021, 22:33
Excellente remarque![]()
Sur le principe, ils sont, à mon sens, autant coupables dans la mesure où ils auraient cherché à optimiser un gain en fonction des possibilités de leurs temps.
Sur les performances sportives, ils seraient moins "questionnables" dans le sens où leurs pratiques auraient moins bousculé les hiérarchies naturelles qu'ont pu le faire des produits récents (ou que ne le pourraient le faire de futures (?) pratiques transhumanistes).
Bref, ils sont tout aussi coupables tout en ayant moins travesti la confrontation sportive.![]()
Sur le plan de la culpabilité, tous - aujourd'hui et hier - sont égaux devant l'infraction à la loi et à l'équité sportive : ils ont voulu tricher, frauder la compétition en utilisant tout l'arsenal à leur disposition à leurs époques. Ceci dit, j'admets que leur insistance à perpétuer un cycle vicieux agit comme une circonstance aggravante à leurs agissements, ce qui se traduit par des sanctions plus lourdes.
Egalement coupables, mais perçus et sanctionnés différemment en fonction de l'évolution des moeurs ou du niveau d'acceptation sociale de cette triche.
Re: Tadej Pogacar - le nouveau Cannibale
Adryy8 a écrit : 10 juil. 2021, 18:47 https://www.velonews.com/events/tour-de ... -push-him/
A lire cette incroyable interview de San Millan, j'ai énormément rit.

Merci Albator 
Re: Tadej Pogacar - le nouveau Cannibale
https://www.cyclisme-dopage.com/actuali ... e-com2.htmCopeauDeFausti a écrit : 05 juil. 2021, 18:09Certes...
Mais Gato, tu connais suffisement le vélo pour savoir que l'ere EPO/dopage sanguin a completement bousculé la hiérarchie. Pour caricaturer: d'un vulgaire porteur d'eau tu pouvais en faire un cador s'il réagissait bien.
Va lire ce que dis Marc kluzinskimachin sur le dopage sanguin annees 70.
- levrai-dufaux
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Re: Tadej Pogacar - le nouveau Cannibale
Les coureurs des générations Bartali, Coppi, Bobet, Anquetil et autres ne sont en RIEN coupables pour la bonne et simple raison qu'il n'existait AUCUN règlement anti-dopage avant 1965, ni aucun contrôle.Booze a écrit : 10 juil. 2021, 22:33Excellente remarque![]()
Sur le principe, ils sont, à mon sens, autant coupables dans la mesure où ils auraient cherché à optimiser un gain en fonction des possibilités de leurs temps.
Sur les performances sportives, ils seraient moins "questionnables" dans le sens où leurs pratiques auraient moins bousculé les hiérarchies naturelles qu'ont pu le faire des produits récents (ou que ne le pourraient le faire de futures (?) pratiques transhumanistes).
Bref, ils sont tout aussi coupables tout en ayant moins travesti la confrontation sportive.
Ils ne se sont donc rendus coupables d'aucun triche puisqu'il n'y avait aucune règle à enfreindre.
Et la remarque n'est pas purement juridique. Elle est aussi d'ordre moral. Assimiler le dopage à une tricherie est un anachronisme et un non-sens avant les années 1970. Ce que nous considérons aujourd'hui comme du dopage était alors perçu comme un élément de la préparation des coureurs, au même titre que l'entraînement ou la nutrition. Par exemple, lorsque Anquetil faisait joujou avec l'ozone pour préparer son record de l'heure en 1967, préfigurant les transfusions sanguines qui suivront dans les années 1970, la réaction de Jacques Goddet, patron du Tour de France était la suivante :
"Revenons aux soins. Anquetil a battu le record de l’heure avec une piqûre d’ozone. Il est naturel que nous souhaitions qu’un tel procédé puisse être appliqué à tous s’il ne nuit pas à la santé mais, au contraire, augmente les capacités humaines, même momentanément. C’est ce genre de recherches, dans tous les domaines, qui améliore la condition humaine. C’est à l’honneur des sportifs de servir d’exemple."
Imagine-t-on Jean-Marie Leblanc ou Christian Prduhomme en dire autant de l'EPO ?
Je suis donc en désaccord avec Booze lorsqu'il dit que les pratiques d'un Coppi, Gaul ou autres relèvent de la même logique qu'un Indurain. La différence ne tient pas seulement à la nature des produits ingérés (ce point est évident). Bien sûr, les champions de l'après-guerre cherchaient à prendre les meilleurs produits disponibles pour booster leurs performances. Mais la pratique a beau être analogue au dopage actuel, elle ne s'inscrit pas du tout dans la même logique car elle n'était pas perçue de la même façon qu'aujourd'hui.
A l'époque, il était impensable de ne pas se doper pour supporter les souffrances imposées par l'effort. Contrairement à aujourd'hui, cela n'a aucun sens d'imaginer un coureur refusant de se doper pour rester propre, pour la bonne et simple raison que le dopage n'était pas considéré comme une tricherie. Et, s'il y a toujours eu du mystère et du secret autour du dopage, c'est essentiellement par volonté de préserver la recette de sa "potion magique" de la concurrence.
Justifier le dopage présent par celui des anciens m'apparaît donc totalement vide de sens. Avant les années 1970, se doper, ce n'est pas tricher.
Re: Tadej Pogacar - le nouveau Cannibale
Va-t-on assister à un acte de cannibalisme aujourd'hui ?
We are UAE
Re: Tadej Pogacar - le nouveau Cannibale
@Le vraidufauxlevrai-dufaux a écrit : 14 juil. 2021, 11:18Les coureurs des générations Bartali, Coppi, Bobet, Anquetil et autres ne sont en RIEN coupables pour la bonne et simple raison qu'il n'existait AUCUN règlement anti-dopage avant 1965, ni aucun contrôle.Booze a écrit : 10 juil. 2021, 22:33
Excellente remarque![]()
Sur le principe, ils sont, à mon sens, autant coupables dans la mesure où ils auraient cherché à optimiser un gain en fonction des possibilités de leurs temps.
Sur les performances sportives, ils seraient moins "questionnables" dans le sens où leurs pratiques auraient moins bousculé les hiérarchies naturelles qu'ont pu le faire des produits récents (ou que ne le pourraient le faire de futures (?) pratiques transhumanistes).
Bref, ils sont tout aussi coupables tout en ayant moins travesti la confrontation sportive.
Ils ne se sont donc rendus coupables d'aucun triche puisqu'il n'y avait aucune règle à enfreindre.
Et la remarque n'est pas purement juridique. Elle est aussi d'ordre moral. Assimiler le dopage à une tricherie est un anachronisme et un non-sens avant les années 1970. Ce que nous considérons aujourd'hui comme du dopage était alors perçu comme un élément de la préparation des coureurs, au même titre que l'entraînement ou la nutrition. Par exemple, lorsque Anquetil faisait joujou avec l'ozone pour préparer son record de l'heure en 1967, préfigurant les transfusions sanguines qui suivront dans les années 1970, la réaction de Jacques Goddet, patron du Tour de France était la suivante :
"Revenons aux soins. Anquetil a battu le record de l’heure avec une piqûre d’ozone. Il est naturel que nous souhaitions qu’un tel procédé puisse être appliqué à tous s’il ne nuit pas à la santé mais, au contraire, augmente les capacités humaines, même momentanément. C’est ce genre de recherches, dans tous les domaines, qui améliore la condition humaine. C’est à l’honneur des sportifs de servir d’exemple."
Imagine-t-on Jean-Marie Leblanc ou Christian Prduhomme en dire autant de l'EPO ?
Je suis donc en désaccord avec Booze lorsqu'il dit que les pratiques d'un Coppi, Gaul ou autres relèvent de la même logique qu'un Indurain. La différence ne tient pas seulement à la nature des produits ingérés (ce point est évident). Bien sûr, les champions de l'après-guerre cherchaient à prendre les meilleurs produits disponibles pour booster leurs performances. Mais la pratique a beau être analogue au dopage actuel, elle ne s'inscrit pas du tout dans la même logique car elle n'était pas perçue de la même façon qu'aujourd'hui.
A l'époque, il était impensable de ne pas se doper pour supporter les souffrances imposées par l'effort. Contrairement à aujourd'hui, cela n'a aucun sens d'imaginer un coureur refusant de se doper pour rester propre, pour la bonne et simple raison que le dopage n'était pas considéré comme une tricherie. Et, s'il y a toujours eu du mystère et du secret autour du dopage, c'est essentiellement par volonté de préserver la recette de sa "potion magique" de la concurrence.
Justifier le dopage présent par celui des anciens m'apparaît donc totalement vide de sens. Avant les années 1970, se doper, ce n'est pas tricher.
Mais les directeurs sportifs des coureurs des années 70 et 80 etaient des anciens coureurs des années 50-60 voir toujours les directeurs
ou proprietaires des equipes et idem les dirigeants et les patrons du cyclisme.
Quand l`on voit les controles sur le Tour de France années 70 et debut 80
Le vrai/faux controle de Delgado au Tour 1988 ...
Regarde combien a dure le nouveau directeur de ce Tour de France seulement 1988 hein.
Il sera vite remplace par Jean-Marie Leblanc. Un gars du "milieu" ex cycliste pro.
Et quel medecin défend Pedro Delgado, un certain Francois Bellocq ...
Voir ce que dit aussi Félix Lévitan de cette histoire ... directeur jusqu en 1987.
C`est lui, parait-il, qui telephonera a José Miguel Echavarri lui disant de ne pas ceder aux menaces du directeur du Tour...
Par contre Jacques Goddet que tu cites il defendait surtout les francais et equipes francaises par contre les etrangers voir ses paroles contre Eddy Merckx etc.
On est d`accord que il fallait une politique contre les abus du dopage hormonal et sanguin
cela devenait n importe quoi ... surtout avec l`arrivée de la EPO et tres dangereux pour les sportifs.
Mais commencer en 1988 et faire payer en premier Pedro Delgado ... avec un produit qui n etait meme par sur la liste UCI.
Bon un autre sportif d`un petit pays payera la note aux J.O. 1988 un certain Ben Johnson ...
Re: Tadej Pogacar - le nouveau Cannibale
Il était le plus fort, mais sans réussir à lâcher Vingegaard&Carapaz, la peur du 'radar de Vayer'? ou il voulait se garder une petite marge au cas où..

