Etape 4 : CATANZARO - COSENZA
138 km

Départ à 13h40 – Arrivée entre 17h03 et 17h23
Météo : 20°, très nuageux. Vent d'ouest en rafale 45 km/h
Etape calabraise pour inaugurer le parcours italien de ce Giro 2026. Une côte en milieu d’étape, longue mais assez facile, puis une longue descente jusqu’à l’arrivée ou presque. Ca vous rappelle quelque chose ? C’est normal : elle ressemble d’assez près à l’étape précédente, la dernière en Bulgarie. Un scénario cousu de fil blanc est-il inévitable ? Le fil justement, parlons-en.
C’est Catanzaro qui accueille le départ de cette étape 4, dont le développement entre le 9ème et le 11ème siècle est dû à la production de soie, de velours, de damas. De cette petite contrée du sud de l’Italie partait l’essentiel de la soie produite en Europe, alimentant les grands marchands vénitiens, florentins, espagnols ou même hollandais. Sans oublier le Vatican, client majeur de la cité de Calabre. Les tisserands tourangeaux et lyonnais firent même appel aux artisans de Catanzaro au 15ème siècle afin qu’ils leur transmettent leurs connaissances. Aujourd’hui, c’est le Pont Bisantis qui est devenu l’emblème de la ville. Plus haut viaduc d’Europe … au moment de sa construction. On le voit à gauche sur l’image suivante.
Les coureurs auront au moins droit à une petite bosse dans les cinq premiers kilomètres afin de tenter l’échappée. Mais par la suite, ils tireront un long bout droit ! La route sera en effet parfaitement plate entre le 10ème et le 80ème kilomètre. A partir du km 24, les coureurs longeront même la côte tyrrhénienne sur 55 km jusqu’à San Lucido, où l’on prendra plein est pour gravir la seule difficulté de la journée. L’ascension de Cozzo Tunno attribuera les points de la montagne à l’issue de ses 14,5 km à presque 6 % de moyenne. Les cinq premiers kilomètres sont légèrement plus pentus, mais cela reste régulier et sans excès.

S’ensuivra une longue descente à peine tempérée par un petit repecho, pour atteindre le km 126 et le kilomètre Red Bull. A partir de là, ce sera un long faux-plat montant pour atteindre la ligne droite d’arrivée, longue de 450m à presque 4 %.
Tous les ingrédients sont là pour un sprint entre costauds.
Espérons un sprint sans embûche, et contrairement aux deux premières étapes, sans mauvaise chute !
Cosenza se rappelle déjà d’une autre chute tristement célèbre. Celle d’Isabelle d’Aragon, qui par son mariage avec Philippe le Hardi en 1262, renforça la paix entre l’Espagne et la France. Devenue reine de France en 1270, elle accompagna le roi dans la 8ème croisade à Tunis. Et sur le chemin du retour, alors qu’ils rentraient vers le Royaume de France en remontant l’Italie, elle fit une mauvaise chute de cheval à proximité de Cosenza. Alors enceinte de six mois, elle se brisa la colonne vertébrale et fit une fausse couche. Elle s’éteignit quelques jours plus tard à 24 ans.






