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Modérateur : Modos VCN

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Par CopeauDeFausti
#3408050
Allobroges a écrit :
30 nov. 2021, 17:08
Qu'est ce qui faut pas faire pour être rentré à l'heure du repas familial avec belle maman... :green:
ça me rappel une anecdote. Pendant un temps avec un collègue on a enchainé les sorties du dimanche matin à 7h parce que sa bergère le tannait à ce propos.

On la même fait le jour du passage à l'heure d'été, ben ça à piqué un peu ce matin la. Alors le faire régulièrement. :ouch:

Sinon tout ce qui est en dessous du 4'30'' sur du > 10km est pour moi un exploit :genance:
Vous êtes des dingues
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Par blaireau59
#3408757
Allez comme promis un résumé de ma promenade du WE dernier :

Saintélyon 2021 79.2 km et 2230 D+

Petit retour sur ma Saintelyon 2021, course sur laquelle j’ai quelques habitudes. Je fêtais cette année les 10 ans de ma grande première. Je découvrais à l’époque complétement la course à pied quand j’avais pris un dossard pour cette dinguerie.

Le parcours est maintenant plus costaud : plus de sentiers, plus de km (68km de mémoire en 2011), et plus de dénivelé également (bien 600 ou 700D+ en moins lors de ma première). Il est difficile de comparer des perfs d’une année quand on prend en compte les évolutions de parcours et les conditions météo.

Comme en 2011, je prends le départ avec le même binôme. Si nous avions fait notre course chacun de notre côté il y a 10 ans, les ambitions et les motivations ne sont plus les mêmes, et nous avions décidés avant le départ de courir de concert, avec une stratégie de course commune. Dans les grandes lignes : jamais plus de 5:45 au km sur le plat roulant, dès que ca monte on marche, si on se pose la question en début de course si on doit courir ou marcher, c’est qu’on doit marcher, on se motive l’un l’autre pour relancer à chaque fois qu’on peut, et enfin, on essaye d’optimiser les pauses ravitos. Cette stratégie de course a globalement bien fonctionné, mais implique forcément de s’adapter au rythme du plus lent. J’étais en théorie moins rapide sur le plat (ca ne s’est pas vérifié pour le coup) et en montée (là déjà plus), mais plus rapide en descente.

Départ pour Lyon en voiture en début d’après-midi le samedi. Retrait des dossards à la Hall Tony Garnier, préparation rapide des sacs, et hop dans une navette direction St-Etienne. Petit passage par le parc expo pour repérer les lieux, puis direction un petit restau italien en ville histoire de manger des pâtes au calme et au chaud. Le restau était clairement d’un standing ++ , on faisait clairement tâches avec notre attirail. Après un bon plat de carbo, un café et une pause technique (ce genre de détail a son importance), retour direction le parc expo, à 1km, à côté duquel sera donné le départ. Surprise surprise, il se met à neiger à très gros flocons… Nous arrivons trempés vers 21h15 pour les derniers moments d’attente et de repos relatif. Ca part fort. Nous nous asseyons dans les gradins pour se détendre un peu, se reposer, se préparer, et parler un peu à nos voisins qui préparent leur première Saintelyon.

Après un moment d’attente, nous nous rapprochons de la sortie pour se diriger vers les SAS de départ. C’est un peu la cohue pour être bien placé. Il y a 5 vagues espacées de 15 minutes, entre 23h30 et 00h30. Sans se battre nous serons dans la seconde vague, pour un départ à 23h45.

Grand plaisir de se retrouver sur un événement de cette ampleur, après toutes les restrictions sanitaires depuis 2 ans. La première vague part, puis vient notre tour. Il s’est remis à neiger assez fortement et tout est blanc. Dans ces conditions l’attente est longue et glaciale. Enfin le départ. Une bonne grosse envie de pisser sur les premières foulées, je m’arrête au bout d’un petit km pour courir libérer. Conséquence immédiate on se retrouve en fin de peloton. Ça nous va plutôt bien pour prendre un rythme tranquille et ne pas se faire aspirer par l’emballement collectif des premiers km.

Le parcours de cette année attaque une première bosse dès le troisième km, ce qui met vite dans le bain, même si nous restons dans un environnement péri-urbain.

Beaucoup de dénivelé sur cette première section de plus de 18km, pour rejoindre le premier ravitaillement. Le peloton est dense, le ballet de frontales est exceptionnel dès qu’on se retourne quand le paysage est dégagé. Pas le temps de contempler trop longtemps, les premiers problèmes arrivent vite. Mon acolyte a mal au bide, et la pause technique devient impérative. Fort bien, j’en profite pour souffler un peu, mais très vite je me gèle sur place. Des centaines de coureurs passent, ce qui a un côté frustrant quand même il faut bien l’avouer. Retour aux affaires, mais quelques km plus loin rebelotte. La poisse, dès le début de course. Nous finissons par arriver au premier point de contrôle après 2h30 de course (pauses comprises…) où nous embarquons un petit quelque chose à grignoter au passage, mais l’arrêt se résume à quelques secondes. Nous repartons en marchant le temps de manger et souffler un peu, avant de relancer.

La seconde section est superbe, quasi intégralement sur du sentier, avec très peu de plat, et des passages très exposées au froid glacial et au vent. Clairement il ne faut pas s’arrêter pour ne pas geler sur place. A part ça peu de souvenirs de cette partie, si ce n’est qu’il me semble y avoir pris du plaisir. Nous perdons par contre du temps sur certaines parties verglacées, qui imposent parfois de passer dans des champs pour ne pas se vautrer lamentablement. Je suis personnellement assez à l’aise sur ce terrain, et j’attends donc régulièrement pour continuer la course à deux. Je commence à avoir des irritations au cul et aux couilles (et oui, le genre de truc qu’il faut expérimenter pour comprendre…). C’est très désagréable pour courir, et j’évite de calculer le nombre de km restant à faire dans ces conditions…

Une dernière descente bien casse gueule nous permet d’arriver au second point de ravitaillement après 32km, tout pile sous les 5h de course. Nous savons que la troisième partie est le dernier très gros morceau, et que la suite sera un peu plus roulante.

La sortie du ravitaillement de Ste Catherine nous fait longer une série de cars, prêts à embarquer tous les abandons et les relayeurs pour rentrer à Lyon. Il ne faut pas s’attarder là pour ne pas avoir la tentation de s’abriter au chaud. Un petit km relativement plat, puis c’est reparti pour une belle bosse. Nous montons ensuite vers le point culminant de la course. Une montée assez interminable, dans un froid polaire, au cœur de la nuit. C’est vraiment le mythe de la Saintelyon. Le chemin, balayé par le vent et la neige, est très glissant. Le sommet fini par arriver, mais la descente n’est pas de tout repos pour autant. C’est un festival de cascades tout autour de nous. Quelques petites alertes de mon côté mais ca passe assez bien. Je dois me modérer pour rester à deux. Après cette descente raide et rendue technique par les conditions, nous remontons tranquillement vers le 3ème ravitaillement, qui ne propose que du liquide. 7h20 de course, nous savons que le jour va bientôt se lever, et que le gros morceau est fait. Pour autant nous ne sommes qu’au km 45 il en reste donc plus de 30…

La suite se fait toujours dans des conditions neigeuses, avec une alternance de montées et descentes de max 100D+. Peu de souvenirs également mais ca se passe assez bien, j’ai les jambes pour relancer, et nous arrivons au ravitaillement 4 en courant au km 56 en 8h42. Une belle salle de sport où il fait beaucoup trop chaud. J’ai juste envie de ressortir au plus tôt pour ne pas finir gelé en sortant. Nous restons quand même quelques (trop longues) minutes pour rester ensemble. Comme prévu je me caille en sortant. La section qui arrive est roulante et implique de courir pas mal. Si nous y arrivons bien dans la première partie, mon binôme a des douleurs aux genoux notamment, et a de plus en plus de mal à courir. Les derniers km sont donc beaucoup plus lents et nous laissons partir de nombreux coureurs. L’arrivée à Chaponost, dernier point de contrôle, se fait en aller-retour. Nous croisons donc les coureurs qui repartent du ravitaillement sur quelques centaines de mètres. Une torture mentale à ce moment de la course.

Dernier ravitaillement trop long une nouvelle fois, j’ai hâte d’en découdre et je ne veux surtout pas m’asseoir. Je suis en bonne forme. Mon pote me dit une nouvelle fois de partir devant, mais je refuse, souhaitant vraiment passer la ligne à deux, peu m’importe le temps de course. Je repas donc encore frigorifié et je mettrais un peu de temps à me réchauffer. J’ai de super jambes et une folle envie d’allonger la foulée. Ce ne sera pas pour aujourd’hui mais le plaisir de ressentir ça à l’approche des 10 derniers suffit largement à mon plaisir. Je tape la discut avec les gens autour, je sors des conneries à tout va … Grande forme. Je m’arrête pisser et repars en « sprintant » reprendre ma place, bref tout est normal. La gestion de course a été très bonne et m’a permis de maintenir une forme convenable tout du long. Les derniers km sont longs, avec la montée des aqueducs de Beaunant, qui est une belle saloperie (montée raide, droit dans la pente sur bitume), puis la traversée du parc aventure, du haut de La Mulatière qui n’en finit pas. Enfin l’escalier qui descend sur Lyon et la confluence. Petit passage sur les quais, on longue l’A7, et hop le dernier pont le long du tram pour rejoindre la Hall Tony Garnier, moyennant un dernier petit détour pour le plaisir ! On franchit la ligne, située à l’intérieur de la Hall, tellement contents d’avoir bouclé cette classique. 12h30 tout juste pour cette balade de 79.2km et 2230 de D+.

Enfin on peut s’assoir un peu, boire un thé, mais très vite j’ai froid. Je récupère mon sac laissé en consigne à St Etienne, et je me change comme je peux. Nous reprenons la route après quelques minutes de sieste. La seconde épreuve de la journée comment alors : 10h30 de route pour un trajet qui devait faire 1h40. Naufragés de la route sur l’A89, en train de macérer dans notre crasse, sans rien à manger (pas de vrai repas depuis la veille au soir…), dans le confort tout relatif de la voiture. Après la libération, et la fin de la route, retour à la maison, un petit bol de riz vite fait, une bonne douche, et endormi à 2h du mat’… avant un réveil à 6h15 pour attaquer la semaine et aller bosser en pleine forme !

C’était la Saintelyon 2021, je m’en souviendrai de celle-là … !
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Par Mancebo82
#3408922
Encore félicitations Blaireau et merci pour ce récit très sympa ! Le retour en bagnole a dû vous sembler interminable...
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Par blaireau59
#3408935
Merci les gars !
Pas évident de résumer une aventure de plus de 12 heures en quelques lignes. Ca parait toujours "simple" et relativement rapide quand on lit des récits, mais punaise sur le coup il y a quand même de sacrés longueurs, des doutes, des sentiments contrastés... A la fin on retient surtout l'euphorie de la ligne d'arrivée, et d'un périple mené à son terme dans des conditions compliquées.
Pas eu de mp du K en pleine nuit, mais j'ai eu le temps de faire quelques messages (avec les doigts gelés ...) et de poster qques stories pour mon fan club ( :elephant: ) quand mon accolyte faisait ses pauses techniques notamment :green:

Pour la machine à café du lundi matin, c'est en effet un retour un peu brutal à la réalité... les discussions se portaient surtout sur "les naufragés de la route" d'ailleurs (ca devait être ca mon "exploit" du WE en fait :study: )
Par fred30
#3409042
Grand respect aux traileurs ! :ouch:
En +, Sainté-Lyon ... il fait toujours froid dans ce pays !


Je ne sais pas si certains d'entre vous l'ont regardé, mais l'Equipe diffusait le marathon de Valence ce matin.
Je ne connais pas les protagonistes, je ne m'y connais pas. A part Kenenisa Bekele et Mo Farah vous voyez ... j'en suis resté là.

Mais quelle belle surprise à l'écran. A côté d'un groupe de Kenyans / Ethiopiens et autres nations habituelles, il y avait (comme souvent) un bonhomme de l'organisation qui accompagnait à vélo. Mais sur ce vélo : Miguel Indurain en personne ! Il tournait à peine les jambes, à 20 km/h, entre les coureurs et la foule.
L'impression bizarre que la foule l'acclamait lui plus que les coureurs, d'ailleurs.

J'ai trouvé super sympa de revoir un grand champion sur un événement sportif en mode détente. :super:
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Par Allobroges
#3409070
Dans le prolongement de ce qu'on évoquait il y a peu sur l'effort du 10 bornes, je me suis retrouvé malgré moi au départ d'un 9 en Trail hier (sur terrain glissant).
Malgré moi car j'étais prévu sur le 15 pour lequel j'ai loupé le départ...(sans échauffement du coup...)
Et bien, j'ai bien apprécié ce format (4'36 de moy avec 150 D+) et en effet, le dernier kilo était relativement long... :pt1cable:
Je vais essayer d'en refaire un la semaine prochaine car je me ressentais encore de mon semi (pas de punchs ans les bosses)
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Par Mancebo82
#3409234
Je viens de lire que Nicolas Navarro qui blessé a déclaré forfait pour le marathon de Valence initialement, l'a finalement fait hier en lièvre pour sa copine et ils ont fait 2h41 soit 3'50 au km.

On a pas la même notion de la blessure non ? :w00t:

D'ailleurs avec Thejul nous serons sur le marathon de Valence 2022, décision fraîche de ce week-end. :banana:
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Par Thejul
#3409478
Merci pour le récit de cette Saintélyon, qui doit être une course à faire au moins une fois. Je la note dans un coin de ma tête.

Sinon oui l'année prochaine retour sur le bitume pour un marathon. mais y'aura d'autres trucs avant ^^.
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Par Allobroges
#3409522
Pour le coup la SaintéLyon, c'est typiquement la course qu'on peut faire collectivement en papotant non? :elephant:
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Par jimmy39
#3409523
Allobroges a écrit :
07 déc. 2021, 16:48
Pour le coup la SaintéLyon, c'est typiquement la course qu'on peut faire collectivement en popotant non? :elephant:
FYP

Du coup seulement si tu arrives à syncroniser les pauses techniques :green:
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Par Mancebo82
#3409727
CPTmatros a écrit :
07 déc. 2021, 16:19
Bien les gars!
C'est quelle date ce marathon??
Si je peux caler une prépa un minimum sérieuse je me joindrais bien à vous...
C'est toujours le premier week-end de décembre. :wink:

Nous y allons en famille du coup on y reste 5 jours du vendredi au mardi pour profiter. :spain:
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Par Thejul
#3409818
Ouais tu peux venir CPT, à l'apéro y'a toujours un verre de dispo. :green:

Sinon je crois que mon planning 2022 est prêt:

- Trail Aqueduc fin janvier (lot)
- Trail collines du diable février (lot)
- Trail fondroide mars (Aude)
- Ultra pas du diable avril (gard)
- p'tet un p'tit truc pépouze en mai suivant les dispos et la récup
- Grand Trail de saint jacques en juin (haute loire)
- rien juillet/aout
- septembre/octobre/novembre => prépa marathon
- Marathon de Valence en décembre (espagne)

Sounds good.
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Par CPTmatros
#3409828
Je vais tenter de motiver 2/3 potes ça me botte bien.
Et au pire on pourra quand même se faire un coucou là-bas. :jap:
Et fêter nos RP de 3h15. :elephant: :banana: :chimay:


Concernant mon programme, il y a encore pas mal d'incertitudes.

Trail des Barjots (35 km, 1000, Gironde) en février.
Tumulus Trail (36 km, 1200, Charente/Gironde) en mars.
Trail de la Pastourelle (53 km, 2600, Cantal) fin mai.

Coupure.

Une épreuve de reprise / plaisir en été.

Septembre Octobre Novembre: prépa marathon avec idéalement un semi dans la prépa.
Et donc marathon Valence.

Ca pourrait être cohérent.
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Par Allobroges
#3409849
Calendrier qui peut bouger mais l'idée est de monter en puissance (sans se blesser...) durant l'année:


Trail blanc de Cauterets (dans la neige, ça peut être rigolo...) 8 janvier
Beout fin février
Gypaete fin avril
Causses vallées lot et Dordogne (en VTT) mi mai
Canitrail Hautacam fin mai
puis au choix entre Cauterets/Gabizos/Barousse voire GRP en fonction des vacances
Lourdes Bagnères en septembre
Course aux étoiles (70 km; 5300 de D+) début octobre

ligne directrice: ne pas trop bouger de chez soi... :elephant:
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