Le topics dédié aux différentes formation du peloton international. Pour venir échanger au sujet des équipes World-Tour (FDJ, Ag2r-la mondiale, etc...), Conti-Pro (Cofidis, Fortuneo, Delko-Marseille, Direct Energie) et continentales (Armée de Terre, Axeon, Euskadi), c'est ici que ça se passe
  • Page 51 sur 54
  • 1
  • 49
  • 50
  • 51
  • 52
  • 53
  • 54
Avatar de l’utilisateur
Par Berti
#3405047
J'ai peur que Chevalier reste un coureur anonyme, niveau Français il serait combien, Top 60 ?
Avatar de l’utilisateur
Par FabioLullito
#3405048
Le problème Berti, c'est qu'il a été survendu par Pineau alors que le pauvre garçon n'avait pas de références marquantes chez les plus jeunes. Alors certes, il peut devenir un coureur avec un niveau tout à fait correct en montagne, il a encore une certaine marge de progression, mais au summum de sa carrière, je le vois mal être mieux qu'un bon équipier en montagne en WT voir dans le meilleur des cas jouer la gagne d'une étape sur un Giro ou une Vuelta, un peu dans le style d'un Nicolas Edet mais vraiment pas mieux.
Avatar de l’utilisateur
Par Berti
#3405066
Tu sais les références marquantes chez les plus jeunes, cela a ses limites. C'est surtout par rapport à son petit gabarit que je suis inquiet mais avec les années peut-être une belle surprise, il est résistant, à Plouay la course était intense sur un parcours difficile très cardio
Avatar de l’utilisateur
Par FabioLullito
#3405215
Thibaut Ferasse : 96 pts UCI, 53 jours de course

Résultats remarquables : 7ème du Tour de Vendée, 4ème du Tour de Bretagne (dont 2 podiums d’étape et 4 jours avec le maillot de leader), 28ème de la Bretagne Classic, 17ème du GP de Wallonie, 17ème de la Roue Tourangelle.

Le transfuge de Natura4ever Roubaix commença sa saison de manière discrète, avec pourtant un programme plutôt fourni et correspondant à ses qualités (Marseillaise, Tour du Var et Drome Classic), mais il ne fera pas mieux qu’une 47ème place sur la Drome Classic en février. Derrière sur le mois de mars, il aura un programme par contre qui colle peu à ses qualités (plat ou pavés), il jouera le rôle d’équipier sur la plupart des courses mais il tenta tout de même sa chance dans l’échappée sur Nokere.

Le mois d’avril permet à Ferasse de se montrer un tout petit plus, à commencer par une 17ème place sur la Roue Tourangelle après avoir participer au replacement de Mozzato dans le final. Il enchaine avec le Tour de la Communauté de Valence avec une très bonne première étape sur un profil accidenté (6ème) mais il aura du mal à confirmer sur cette épreuve. Néanmoins grâce à un clm honorable, il parvient à prendre une 39ème place au général final. Aligné par la suite sur les 4 manches du Challenge Mallorca, il n’arrive pas à tirer son épingle du jeu avec pour meilleur résultat une 24ème place sur le Trofeo Tramuntana. Sur le Tour du Finistère, il travaille une nouvelle fois pour son leader, cette fois-ci Coquard, et de belle manière (30ème ce jour-là). La suite sera plus compliquée, cumulant 6 DNF sur 7 épreuves disputées entre juin et la mi-août…

Fort heureusement le jeune breton va montrer un tout autre visage pour la fin de saison. Cette montée en puissance débutera sur le Tour Poitou-Charentes où il tenta plusieurs fois de s’échapper sur les débuts d’étape (il réussira sur la deuxième et il s’accrocha même au peloton une fois repris pour donner un coup de main pour Bonnamour) et où il effectua un travail solide pour Bonnamour. Mais c’est surtout sur la Bretagne Classic qu’il confirme ses bonnes jambes en terminant dans le peloton de 30 coureurs (28ème au final après avoir replacé Bonnamour/Pacher dans le final) avant de prendre la direction du Doubs où il ne terminera pas très loin des vainqueurs du jour (32ème du Grand Besançon dans le groupe qui arrive pour la 8ème place, 21ème du Tour du Doubs à 18 secondes de Godon).

Ferasse réalisera ensuite sa meilleure course sur le GP de Wallonie : alors qu’un groupe de 30 costauds se forme pour les 20 derniers km, il sera très remuant, attaquant ou suivant les attaques 5-6 fois. Mais avec son frêle gabarit, il aura du mal à se faire une place dans la bataille au placement avant l’ascension finale à Namur, pour finalement terminer 17ème, un résultat qui ne reflètera vraiment pas sa forme et sa course du jour. Il sera aligné ensuite au Tour de Bretagne dans la peau de leader avec l’ambition de remporter cette édition : très régulier sur les 3 premières étapes (2-6-3), les bonifications lui permettent de revêtir le maillot de leader. Il le défendra de belle manière et le portera jusqu’à la dernière étape. Mais le dénouement fut cruel pour le breton, qui n’arriva pas à contenir toutes les attaques de ses adversaires dans le final, notamment celles de Le-Ny/Delaplace et Retailleau qui lui passeront devant au général final, qu’il terminera donc avec une 4ème place qui lui laissera un gout amer malgré sa belle semaine.

On le verra par la suite faire un travail admirable sur Paris-Bourges et le GP du Morbihan, en annihilant la plupart des attaques dans les bosses pour favoriser à chaque fois un sprint de son leader Bryan Coquard. Il cependant profitera de cet élan de confiance et de forme pour jouer sa carte sur le Tour de Vendée : encore une fois très remuant et souvent à l’attaque, la victoire se jouera finalement parmi un groupe de 20 hommes forts qui se sont extirpés sur les quelques difficultés du parcours. Sur un sprint en légère montée, il va prendre une belle 7ème place, un résultat mérité au vu de sa fin de saison offensive.

Pour sa première saison sous les couleurs Glaz, on peut dire que Ferasse a mis du temps à trouver sa place et ses jambes avant de s’affirmer réellement en fin de saison. Cette dernière est d’ailleurs prometteuse pour la saison prochaine, aussi bien pour son remarquable travail d’équipier que lorsque qu’il joue crânement sa chance sur les courses accidentées, avec une faculté à répéter les accélérations en peu de temps vraiment intéressante. On devrait le retrouver avec un peu plus de responsabilité l’an prochain, notamment sur certaines Coupes de Frances car on peut penser qu’il soit passé devant certains coureurs comme Hivert ou Gautier dans la hiérarchie des puncheurs de l’équipe. Même si l’équipe disposera l’an prochain de plusieurs coureurs de son profil (Bonnamour, Schönberger, Koretzky voir Jauregui s’il récupère vraiment de sa blessure), le départ de Coquard devrait pousser l’équipe à envisager d’autres options tactiques qui pourraient l’avantager.
Avatar de l’utilisateur
Par FabioLullito
#3406146
Jonathan Hivert : 82 pts UCI, 65 jours de course

Résultats remarquables : 9ème de la Faun-Ardèche Classic, 8ème du Tour du Finistère.


L’équipe compte sur lui pour être performant rapidement en ce début de saison : sur le Gp la Marseillaise, il semble à l’aise mais se sacrifiera dans le final pour Coquard (28ème). Il sera ensuite le leader de l’équipe sur le Tour de la Provence et le Tour du Var mais fera face à chaque fois à des plateaux particulièrement relevés à cause des nombreuses annulations ou reports de courses du mois de février. Sur le Tour de la Provence, il réalisera une montée du Chalet-Reynard correcte (28ème à 2min49 de Sosa) mais ayant perdu du temps sur les 2 premières étapes, il ne prendra que la 33ème place finale au général. Au Tour du Var, il fait deux bonnes premières étapes, terminant à chaque fois avec les favoris (18ème et 17ème d’étape) avant de coincer dans le Col de la Madone sur la dernière étape (28ème de l’étape et 25ème au général). Il ira ensuite chercher son meilleur résultat de ce début de saison à la Faun-Ardèche : sur une course difficile où les favoris du WT s’expliquent dans le final, il s’accroche de belle manière pour régler un petit groupe (avec notamment Barguil, Guillaume Martin, Ion Izagirre ou encore Fuglsang) et prendre la 9ème place. Il ne confirme pas le lendemain sur la Drome Classic, terminant très loin (97ème).

Il est ensuite aligné sur Paris-Nice avec pour objectif de gagner une étape. Il cochera en particulier la 6ème étape où il arrivera à prendre l’échappée mais le peloton ne leur laisse aucune chance…Il traversera la suite de ce Paris-Nice sans vraiment se montrer. On le retrouvera ensuite sur quelques Coupe de France et en Espagne (Communauté de Valence) mais il ne pèsera pas sur ces courses. Direction ensuite le Rwanda où il tenta quelques fois d’aller chercher une étape mais encore une fois sans succès, au contraire de ses coéquipiers Boileau et Rolland, et prendra la 22ème place finale au général. Retour en France par la suite et plus précisément en Bretagne pour Hivert : après un Tro-Bro Léon correct où il terminera juste derrière le peloton (31ème), il ira chercher son meilleur résultat de la saison au Tour du Finistère grâce à son punch dans le final (8ème).

Et puis pour le reste de la saison, le néant : il collectionnera les DNF, les étapes en queue de peloton et même en fin de saison avec le rafraichissement des températures, période à laquelle il allait encore chercher des résultats les saisons précédentes, il ne fera mieux qu’une anonyme 27ème place sur le Tour du Doubs…

Une saison bien des en-deçà des attentes pour le Tourangeau qui avait été recruté pour peser sur les courses d’Europe Tour et lever les bras. Même si les plateaux relevés de début de saison ne l’ont guère avantagé, il n’a jamais été en mesure de jouer la gagne sur une course pendant toute la saison.
Ses deux fulgurances sur la Faun-Ardèche et le Finistère sont en effet de biens maigres consolations au vu de son programme fourni. Le plus inquiétant était sa baisse de niveau en fin de saison malgré des conditions climatiques qui lui correspondent, ce qui n’augure rien de transcendant pour la saison prochaine.
Avatar de l’utilisateur
Par FabioLullito
#3406714
Cyril Lemoine : 78pts UCI, 41 jours de courses. 

Résultats remarquables : 10ème de la Bredène Classic, 22ème de Gent-Wevelgem, 46ème du Tour des Flandres, 21ème du Tour de Belgique.

 Le « moineau » prendra ses marques rapidement entant que premier protecteur de Coquard sur Bessèges et le Tour de la Provence,où déjà on a pu apprécier son travail pour protéger son leader grâce à son talent pour frotter et son sens du placement : en effet, Lemoine réussissait souvent à placer idéalement le train du Coq à l’abord des sprints aux 2-3kms sur ces 2 épreuves (bon la conclusion par contre, c’était paaaaaassssss…). Un travail mis en lumière encore une fois sur le Het Nieuwsblad et Kuurne, où il plaça à chaque fois fois parfaitement son leader à l’abord des monts pavés ou des moments-clés, c’est-à-dire dans les 10 voir 5 premières places du peloton. 

Après un Paris-Nice du même acabit dans un rôle d’équipier qu’il remplit sans faillir, la période favorite de la saison pour Lemoine se profile avec l’enchainement des Flandriennes. Il saisira sa chance dès la Bredène Classic : sur une course où le peloton est éparpillé en plusieurs groupes, Lemoine arrive grâce à son placement à se retrouver dans le deuxième groupe où figure aussi les Alpecin. Même esseulé, il ne comptera pas ses coups de pédales en compagnie des coéquipiers de Tim Merlier et leurs efforts seront payants car ils arriveront à rentrer sur le premier groupe pour se jouer la victoire. Se sachant moins rapide que la plupart des sprinteurs de ce groupe, il fait preuve de ruse en se plaçant juste derrière les Alpecin et les QuickStep avant l’emballage final pour ne perdre que quelques places sur le sprint et prendre un top 10 (10ème).Il enchaina par une autre jolie course sur Gent-Wevelgem, où il fit parti de la trentaine d’hommes forts se détachant assez tôt dans la course, en compagnie notamment de son coéquipier Jérémy Lecroq. Les deux Glaz font d’ailleurs bonne figure sur les quelques monts pavés et ils finiront dans un deuxième groupe qui se jouera un top 10 : Lemoine se sacrifiera dans les 20 derniers kms pour permettre à Lecroq d’aller chercher le meilleur résultat possible (Lecroq finira 11ème, Lemoine 22ème). Sur A Travers La Flandre, il passera une nouvelle fois les différentes difficultés du parcours avec le peloton pour se sacrifier une nouvelle fois dans le final, pour Coquard cette fois-ci. Sur le Tour des Flandres, malgré une course une nouvelle fois solide, il craquera dans les derniers monts de la journée, terminant tout de même 46ème. Quelque peu émoussé, on le retrouve en second rideau sur Scheldeprijs (36ème)et la Flèche Brabançonne (41ème, meilleur de l’équipe ce jour-là) sans néanmoins démériter. 

Après un mois de coupure, il entamera la préparation du Tour de France au sein de la garde rapprochée de Coquard sur la Mayenne d’abord et sur le Tour de Belgique ensuite. Il apparut d’ailleurs bien en jambes en Belgique,accompagnant Coquard sur la première étape sélective et prenant une 21èmeplace au général. Sa sélection pour le Tour ne souffre d'aucune contestation mais malheureusement, il abandonne dès la première étape sur une lourde chute.

Il observa une pause de 2 mois pour panser ses blessures et revenir à temps pour préparer son dernier objectif de la saison : Paris-Roubaix. Et le Moineau montra qu'il avait encore un niveau solide sur les pavés malgré sa grosse chute de l'été : toujours à l'avant sur les secteurs pavés au milieu des cadors avec son coéquipier Lecroq, il le vit même suivre les attaques d'un Van Der Poel sans broncher. Malheureusement, une crevaison entre Mons-en-Pévèle et Orchies, alors qu'il était encore présent dans le groupe Van Aert, le prive d'un gros résultat (il terminera finalement 58ème).


Vous l'aurez compris, la saison de Lemoine m'a totalement convaincu, je le considère comme la meilleure recrue derrière Bonnamour. Le poids des années ne semble guère avoir d'incidence sur son niveau, équipier précieux pour ses leaders grâce à son sens du placement, ses aptitudes à frotter et surtout son niveau sur des courses difficiles qui lui permet de figurer toujours dans le peloton malgré de gros écrémages. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que Christophe Laporte regretta fortement son départ de Cofidis l'an passé. Prolongé d'un an, il sera un soutien précieux à Mozzato et Lecroq mais on peut lui souhaiter de jouer une dernière fois sa carte personnelle pour un dernier coup d'éclat, ce qui serait amplement mérité pour cet équipier irréprochable.
Avatar de l’utilisateur
Par wallers
#3406772
Oui, Lemoine est un équipier essentiel pour une équipe comme B&B et a notamment été très présent sur plusieurs classiques, mais c'est dommage qu'à titre personnel, il ne fasse pas un petit résultat de temps en temps (seulement 3 places de 10 depuis 2016).

Merci encore pour ces super bilans.
Mais comme tu descends au fur et à mesure dans la hiérarchie de l'équipe, il va peut-être falloir bientôt commencer à penser à remplacer l'expression "Résultats remarquables" par "Résultats" tout court. :wink:
Avatar de l’utilisateur
Par FabioLullito
#3406802
wallers a écrit :
24 nov. 2021, 01:28
Oui, Lemoine est un équipier essentiel pour une équipe comme B&B et a notamment été très présent sur plusieurs classiques, mais c'est dommage qu'à titre personnel, il ne fasse pas un petit résultat de temps en temps (seulement 3 places de 10 depuis 2016).

Merci encore pour ces super bilans.
Mais comme tu descends au fur et à mesure dans la hiérarchie de l'équipe, il va peut-être falloir bientôt commencer à penser à remplacer l'expression "Résultats remarquables" par "Résultats" tout court. :wink:
En effet, encore un coureur et on basculera plutôt dans le "Meilleur(s) résultat(s)". :wink: D'ailleurs après Lemoine, les bilans coureurs risquent d'être de plus en plus court jusqu'à se réduire à peau de chagrin.
Avatar de l’utilisateur
Par FabioLullito
#3407159
Cyril Gautier : 70 pts UCI, 78 jours de course

Résultats remarquables : 8ème de la Drôme Classic, 16ème de l’Eschborn Frankfurt


Le breton de poche repris la compétition sur le Tour du Var avec un peu de retard à l’allumage mais il distingua rapidement sur ce début de saison lors de la Drôme Classic. En effet, il sera le seul Glaz au niveau sur ce jour-là et arrive avec le peloton d’une trentaine d’unités pour jouer la 2ème place derrière Bagioli : il sortira un joli sprint de sa poche pour empocher une 8ème place. Alors qu’on pensait sa saison lancée, il n’en fut rien : que ce soit Paris-Nice, sur le Tour de Turquie ou au Rwanda ; il sera plus utile sur le plat à Coquard ou Mozzato que pour Pacher dans les différentes montées. Sans parler du fait qu’on ne le voit pas en capacité de jouer sa carte personnelle.

Sur le Dauphiné, on le verra retrouver son allant offensif en prenant les échappées d’Issoire et de Saint Vallier mais il peine toujours à servir de véritable relais à ses leaders. Il est finalement sélectionné pour le Tour de France (sans doute grâce au grand départ en Bretagne) mais il traversera ce dernier dans un certain anonymat, n’arrivant même pas à s’immiscer dans les échappées…

La suite de sa saison, encore fourni en courses à étapes (Artic Race-Limousin-Tour d’Allemagne) sera dans la même veine. Il eut néanmoins un dernier sursaut en fin de saison sur l’Eschborn Frankfurt : après avoir passé les difficultés de mi-parcours avec le reste du peloton, il tente modestement de se mêler au sprint, comme ses coéquipiers Chevalier et Pacher : il prendra une 16ème place tout à fait honorable.

Une saison bien décevante pour Gautier qui a peu brillé à titre individuel aussi bien dans ses résultats que dans sa capacité à prendre plusieurs échappées. Idem pour son travail d’équipier : de grande qualité à l’accoutumé, il a été cette année clairement en dessous, semblant même plus utile sur le plat que sur des profils plus accidentés. Les nombreux changements liés à la crise du Covid, aussi bien au niveau du calendrier que de l’entrainement, l’aurait pas mal perturbé apparemment. Aussi il a, un peu à l’image de Pacher, très peu couru des courses d’un jour (une dizaine de courses seulement sur 78 jours de course). Lui qui affectionne par exemple les courses en circuit, un rééquilibrage de son programme l’an prochain ne serait donc pas à exclure.
Avatar de l’utilisateur
Par FabioLullito
#3407381
Oui lors du FestGlaz, Koretsky était aussi présenté aux supporters et il était question qu'il fasse toute la préparation avec l'équipe donc il a l'air totalement engagé. Seul bémol, Pineau a indiqué récemment dans une interview que l'histoire de son contrat est encore entre les mains d'avocats donc l'affaire n'est pas totalement réglée... Je suis quand même assez impatient de connaître son programme en sachant que le début de saison (qui lui semble favorable) pourrait mettre rapidement en lumière ses forces et ses faiblesses (si toutefois le souci contractuel est réglé d'ici là :genance: ).
Avatar de l’utilisateur
Par daizenshu_
#3407386
Il faudra voir à combien de manches minimum de la coupe du monde de VTT il sera tenu de participer.
C'est sur que s'il dispute toute la saison, ce sera compliqué d'allier les 2 disciplines.
Avatar de l’utilisateur
Par FabioLullito
#3407994
Pierre Rolland : 61 Pts UCI, 65 jours de courses

Meilleurs résultats : 29ème du Dauphiné, une victoire d’étape au Tour du Rwanda, 12ème des Championnats de France, 51ème du Tour de France, 19ème du Tour du Rwanda


Comme depuis plusieurs saisons, Pierre Rolland envisage de débuter tard sa saison, au Tour de Sicile fin mars. Mais avec le report de ce dernier, il reprendra finalement sur les Coupes de Frances de Cholet et de la Roue Tourangelle avant de partir en Turquie pour sa première course à étapes de la saison. Il va gratter quelques bonifications sur la 3ème étape pour se placer au général avant l’étape reine d’Elmali : malade, il se fera lâcher rapidement du peloton mais alors qu’on pensait qu’il perdrait énormément de temps dans la montée finale, il monte à son rythme et ne perds pas grand-chose au final (18ème de l’étape à seulement 1min31 de Diaz). Il abandonnera ce Tour de Turquie avant le départ de la dernière étape (comme toute l’équipe pour raisons sanitaires) alors qu’il était placé 16ème au général.

Direction le Tour du Rwanda par la suite pour Rolland. Il préfère jouer les victoires d’étapes, laissant Pacher (et finalement aussi Boileau) jouer le général. Il passa tout près une première fois sur la quatrième étape, dans une échappée de 7 coureurs mais il n’arrivera pas à décrocher Ferron dans la montée finale : ce dernier, plus rapide au sprint, gagna l’étape du jour juste devant Rolland. Rolland n’abandonna pas son désir de lever les bras en terre rwandaise pour autant, il reparti à l’assaut sur l’étape la plus montagneuse, accompagné notamment de Vuillermoz dans l’échappée. Rolland tenta un joli coup de poker, abandonnant ses compagnons d’échappée très loin de l’arrivée et tenu le coup jusqu’au bout, apportant une quatrième victoire d’étape pour BB Hotels sur ce Tour du Rwanda. Il terminera l’épreuve à la 19ème place au général.


Il retrouve ensuite une épreuve qu’il affectionne et sur laquelle il avait brillé la saison dernière (14ème du général) : le Dauphiné. Mais c’est un Pierre Rolland bien moins en jambes qu’on a vu cette année : si son début de Dauphiné se passe sans encombre, dès la première étape de montagne il perd avec le contact avec le peloton sur les derniers kms du Col de Porte. Au contraire de Pacher, il n’insistera pas (6min de perdu) pour pouvoir partir dans les échappées dans les deux dernières étapes. Et c’est exactement ce qu’il tenta mais malheureusement, le peloton ne laissa que peu de chances aux échappées (à moins de s’appeler Mark Padun…). Il terminera finalement ce Dauphiné à la 29ème place. Par la suite, il tenta encore de prendre part aux échappées que ce soit sur Paris-Camembert (d’ailleurs c’était assez étonnant car il semblait suffisamment fort pour jouer sa carte avec les meilleurs ce jour-là) et sur les Championnats de France (12ème).


Il aborde le Tour de France avec peu de certitudes sur son niveau. Sur la première étape de montagne, menant vers le Grand-Bornand, il se fait piéger (intentionnellement ?) par le départ rapide en descente et perd de suite du temps au général (35min) ce qui lui permet de disposer d’une grande liberté par la suite. On le verra à l’attaque dès le lendemain sur l’étape de Tignes où il réussira à prendre l’échappée dans la côte de Domancy. Malheureusement, la pluie tombait fort ce jour-là et à cause de sa prudence en descente, il perdit le fil dans celle des Saisies et du Pré. Cependant, il fut performant dans les montées ce jour-là, lui permettant de ne pas être totalement largué par le premier groupe d’échappée. Repris par le peloton au pied de la montée finale de Tignes, il s’accroche et réalise une bonne montée (22ème de l’étape). Dans l’étape du Ventoux, il se fait piéger avec d’autres coureurs sur la première ascension du mont-chauve avant de réaliser une dernière montée correcte encore une fois (31ème). Sur l’étape de Quillan, après de nombreuses tentatives infructueuses dans le col de Montségur, un groupe de (très) costauds se détachent enfin dans le col de la Croix des Morts : c’est alors que Rolland motive Pacher pour tenter le tout pour le tout en sortant à deux alors que le peloton commence à ralentir. Accompagnés de Gesbert et Madouas, ils reviendront sur le groupe de devant mais Rolland attaquera (bizarrement) le groupe dès la jonction effectuée. Il travaillera ensuite pour Pacher et finira l’étape en roue libre tout de même devant le peloton (14ème). C’est alors que des ennuis digestifs lui gâcha la suite de son Tour de France : incapable de s’alimenter pendant les éprouvantes étapes des Pyrénées, il ne put trouver la force d’intégrer les échappées voir même de s’accrocher au peloton. Il perdra une vingtaine de places au général pour terminer à une anecdotique 51ème place.


Sa fin de saison sera assez discrète, l’ami Pierrot ne sera pas aidé non plus par un calendrier lui correspondant peu (l’équipe ne participera à aucune course italienne ni à certaines courses à étapes avec un peu de montagne comme Burgos par exemple). On notera juste une échappée sur la 3ème étape du Tour du Limousin (5ème de l’étape) mais surtout son Tour du Jura, sans doute sa plus belle course sur le calendrier européen : parti encore une fois dans l’échappée matinale, il semble le plus fort des hommes devant et résiste aux favoris avant les deux dernières côtes dans le final. Une première crevaison coupa son élan mais, rejoint par Schönberger parti en contre derrière, il arrive à refaire la jonction avec les rescapés de l’échappée. Alors que quelques favoris derrière (Cosnefroy, Madouas, Quintana) arrivent à faire le jump avant la dernière côte, malheureusement une deuxième crevaison brisera les espoirs de Rolland de briller cette année en Europe.

Une saison décevante pour Rolland, qui n’a jamais réussi à briller en Europe et qui n’a au final que cette victoire d’étape de Rwanda à se mettre sous la dent. Mais je n’enterrerai Rolland pour autant : il a été malade plusieurs fois (Turquie et TdF), malchanceux (Jura) et a eu un calendrier (surtout en fin de saison) où il lui était parfois difficile de briller. Même si, son niveau a baissé (il suffit de comparer ses 2 derniers Dauphiné) et que sa prudence en descente semble s’amplifier de manière problématique, je crois qu’il peut encore briller sur des 2.1 Italiennes et espagnoles (si toutefois l’équipe y participe…), des 1.1 françaises (Mercan’Tour par exemple) voir faire un joli coup en échappée sur le Dauphiné ou le TdF s’il se retrouve à 100% de ses moyens.
Avatar de l’utilisateur
Par Iguane
#3408023
Ah ce tour du Jura et la grosse minasse qu'il leur met de l'arrière à un endroit tellement anodin :love:

Je trouve que même si son niveau baisse au point qu'on se demande si on a vraiment affaire à un grimpeur (ceux qui ont des doutes, la réponse est non bien entendu, Pierrolan est avant tout un gazier qui flingue de partout), c'est un coureur qui joue vraiment la carte du collectif et qui fait que par moment B&B nous rappelle les grandes équipes de baroudeurs de Bernaudeau qui mettait 3 cartes dans la même échappée matinale.

Sa chasse patate avec Pacher qui se transforme en jump réussi, un grand moment. :super:
Avatar de l’utilisateur
Par Noé
#3408085
J'ai peur, hélas, qu'il termine sa carrière dans l'anonymat.
Ce qui serait bien triste.
Avatar de l’utilisateur
Par FabioLullito
#3408294
Noé a écrit :
30 nov. 2021, 23:20
J'ai peur, hélas, qu'il termine sa carrière dans l'anonymat.
Ce qui serait bien triste.
J'étais pas loin de penser ça Noé mais son Tour du Jura m'a tout de même rassuré car ce jour-là, il avait un gros niveau et malgré l'adversité (Gaudu, Cosnefroy, Madouas, Quintana etc...) il avait un top 5 voir mieux dans les jambes. Comme dit l'a dit Iguane, il tente et tentera jusqu'à la fin de sa carrière, avec quelques planètes alignées (beau temps, descente pas trop technique et forme optimale) il peut encore réaliser un ou deux derniers coups d'éclats et finir sur une bonne note.

(J'y crois vraiment en plus :zaldarf: :zaldarf: :zaldarf: )
Avatar de l’utilisateur
Par FabioLullito
#3408699
Bert De Backer : 30 pts UCI, 37 jours de course.

Meilleurs résultats : 12ème de l’Antwerp Port Epic, 14ème du GP Jef Scherens (Leuven), 38ème de Paris-Roubaix.


La première partie de saison De Backer, exclusivement belge à l’exception du Tro-Bro Léon, fut très discrète que ce soit en termes de résultats ou dans un rôle d’équipier. Retraité en fin de saison, il abordera la dernière partie de saison avec envie pour préparer son principal et dernier objectif de sa carrière : Paris-Roubaix.

Tout d’abord sur le GP Jef Scherens, il participe de manière très active à la poursuite des échappées dans les 30 derniers kms pour favoriser un sprint pour Coquard. Mais ce dernier va perdre la roue du belge dans le final, dommage car De Backer était pourtant bien placé, terminant cette course à la 14ème place. On le retrouvera toujours très actif dans un rôle d’équipier pour Mozzato cette fois-ci sur l’Egmont, GP Marcel Kint et le Tour d’Allemagne, on le vit d’ailleurs en échappée sur ce dernier, affichant une belle forme. Arrive ensuite une des courses que le Belge de 37 ans a toujours apprécié : l’Antwerp Port Epic. Et là aussi, on le vit avec de bonnes jambes, partant dans une contre-attaque de 50km avec Benoot et Van Rooy pour combler entre 1min et 1min30 de retard. Si le trio ne reverra jamais le groupe d’une dizaine de costauds (dont Van Der Poel, Van Der Hoorn, Tillier ou Merlier) parti il y a 60-70 km, ils se battront jusqu’au bout, ne terminant qu’à une quinzaine de secondes du groupe qui se jouera la 3ème place. De Backer viendra chercher la 12ème place ce jour-là.

Après une nouvelle jolie course à Denain, où il arrivera avec le peloton de 30 coureurs pour le sprint et plaçant Debusschere pour ce dernier (De Backer finira 24ème), il était temps d’écrire le dernier chapitre de sa carrière. Et quel meilleur endroit que le Vélodrome de Roubaix pour refermer le livre de sa carrière. Pour sa dernière course, il tiendra le rythme du peloton des favoris quasiment toute la course, ne cédant avec le groupe Van Aert que dans lors du secteur de Camphin en Pévèle. Il finira 38ème, un résultat tout à fait correct pour tirer sa révérence.

Une saison un peu à l’image de Debusschere, c’était-à-dire très discret sur la première partie de saison mais performant à partir du mois d’août (le report de Paris-Roubaix en fin de saison n’y est sans doute pas étranger). Des 5 retraités de l’équipe, il est sans doute celui qui a joué la partition la plus consistante jusqu’au bout avec un rôle d’équipier précieux dans le groupe des classiques.
Avatar de l’utilisateur
Par FabioLullito
#3408968
Merci Daizenshu. :jap:

Pour le coup, De Backer sera le dernier coureur avec un bilan développé, pour les autres coureurs pas grand chose à dire, ça dépassera pas un paragraphe par coureur (en théorie :genance: ).
  • 1
  • 49
  • 50
  • 51
  • 52
  • 53
  • 54
Dopage 2022

L’AMA fait ce qu’elle peut, bien plus […]

Il y a souvent du monde sur les courses sur l'Af[…]

Africa Tour 2022

je me rendrais bientôt à la f&e[…]

ils se sont presenté https://pbs.twimg.co[…]

Toute l'actualité cycliste sur notre site   Accéder au site