L'étape qui restera éternellement gravée dans ma mémoire: les virages du StelvioAlbatorConterdo a écrit : 29 mai 2018, 18:16J'ai prédis aussi ça lors du bilan du Giro.Bradounet_ a écrit : 29 mai 2018, 18:05 Bardonnechia 2018 sera bientôt comparable à Roubaix 2018 quand Geraint Thomas lancera sur orbite Froome qui sortira tout le monde de sa roue dans le secteur de Sars-et-Rosières pour un solo en solitaire de près de 70 km.![]()
Parce que, dès qu'on croit détecter une faiblesse chez lui, il prouve qu'il n'en est rien
Bordures, descentes, filière longue...et donc bientôt en démo sur les pavés du TdF![]()
![]()
L'étape d' Aprica 1994 :
Avec quoi comparer Bardonnechia 2018 ?
Modérateur : Modos VCN
Re: Avec quoi comparer Bardonnechia 2018 ?
Dernière modification par biquet le 29 mai 2018, 18:59, modifié 1 fois.
- Bradounet_
- légende VCN

- Messages : 24731
- Inscription : 07 juil. 2014, 09:46
Re: Avec quoi comparer Bardonnechia 2018 ?
La seule conclusion qui saute aux yeux : Quintana est un rat.
Re: Avec quoi comparer Bardonnechia 2018 ?
Non mais dans le cadre d'un GT, je précise bien (étapes, récupération). Dans les classiques, oui, on en a vu pas mal, des grands numéros solitaires.AlbatorConterdo a écrit : 29 mai 2018, 18:40 Le Paris Roubaix 2012 de Boonen, il part d'assez loin aussi, non ?![]()
Re: Avec quoi comparer Bardonnechia 2018 ?
Merckx 69, il part dans la descente, presque en facteur. Et le général était déjà plié. Mais l'exploit reste énorme, légendaire.Grammont a écrit : 29 mai 2018, 18:40 Mais le kilométrage est un aspect certes primordial mais je pense que l'on peut ranger Les 2 Alpes par Pantani en 98 dans cette catégorie: 5.5 km de Galibier , 25 km de descente , 2km de faut plats , 7km de montée et renversement de situation.
Les ecarts créés sont importants
En remontant le temps , et en respectant l'aspect solitaire de l'exploit et l'impact fort sur le CG , j ai l'impression que l'on revient à l'epoque Merckx Ocana avec Orcières 71 et Mourenx 69
(Il y a Jambes 1967 de Pingeon mais ce n'est pas en montagne , c'est juste l'exploit de quelqu'un qui en moins d'un heure gagne le tour de France)
Gaul Aix les bains en 58 Monte Bondone 56
Bobet finit seul l'etape de Briançon en 53 et 54 et evidemment son exploit du Ventoux avec victoire à .... Avignon , peut etre le plus bel exploit du velo
Coppi stelvio 53 dans le giro renverse la situation au detriment de Koblet
c'est vrai il n'y en a pas tant que ça , pas mal le petit père Froome
Re: Avec quoi comparer Bardonnechia 2018 ?
Dans mes souvenirs je mettrai l'étape des 2 Alpes en 98 avec l'envolée de Pantani dans le Galibier et la défaillance d'Ullrich qui avait perdu près de 9 minutes si mes souvenirs sont bons
Re: Avec quoi comparer Bardonnechia 2018 ?
Très intéressant. Donc, Froome est resté seul pendant 2 h13', contre 17' minables petites minutes pour Contador et 1h06' pour un Schleck que Evans et les autres avaient laissé partir. Y a pas photo, quoi.
- AlbatorConterdo
- légende VCN

- Messages : 26707
- Inscription : 05 juil. 2014, 13:25
Re: Avec quoi comparer Bardonnechia 2018 ?
Oui, mais ils se sont beaucoup regardés derrière.

Soyons magnanimes : Pour un arrêt de la pratique cycliste professionnelle en Italie
Re: Avec quoi comparer Bardonnechia 2018 ?
Après une petite enquête, Fuente est resté seul pendant 70km, lors de sa chevauchée Pyrénéenne vers Formigal. Appartenant à la surpuissante formation Kas, il avait répliqué à une attaque de José Grande avant de s'en débarrasser assez vite. Mais l'adversité était moyenne, avec seulement 3 équipes vraiment valables, la Bic de Mortensen, Labourdette et Letort, Karpy pour Aja et Castello, et Werner pour Tamamès, le Purito de l'époque. Mais Fuente allait réaliser un autre festival, l'année suivante, lors de la grande étape Alpestre du Tour de Suisse (5' d'avance à l'arrivée). Le classement général était plié ( 1 Fuente ).
Dernière modification par biquet le 29 mai 2018, 21:51, modifié 2 fois.
-
jobijoba21
- Equipier de luxe

- Messages : 6805
- Inscription : 29 avr. 2015, 15:00
Re: Avec quoi comparer Bardonnechia 2018 ?
De Gendt, Stelvio 2012 ?
- Lemon-Curry
- Equipier de luxe

- Messages : 3579
- Inscription : 08 juil. 2014, 17:49
Re: Avec quoi comparer Bardonnechia 2018 ?
Dans un truc à peu près similaire qu'on oublie un peu, peut-être parce que cette étape s'est déroulé le lendemain du fameux Hautacam de Bjarne Riis, et même s'il n'y a pas eu d'échappée solitaire, l'étape de Pampelune du Tour 96 est assez mythique. Au sommet du Port de Larrau, à 100 kilomètres de l'arrivée, 8 coureurs, les futurs 8 premiers du CG de Paris sont isolés à l'avant. Derrière il n'y a plus que de la descente et du plat mais ils arriveront avec 8 minutes d'avance sur un groupe où se trouvent entre autres Indurain, Olano et Rominger.
Re: Avec quoi comparer Bardonnechia 2018 ?
C'est pas comparable. Pantani (de même qu'Escartin et Leblanc, à un niveau moindre) a réalisé une ascension du Galibier exceptionnelle, sur son 40x18 (autre EPOque, toujours), mais il est parti de bien moins loin que Froome et a bénéficié du concours d'autres coureurs, notamment des Kelme, dans la longue descente vers le pied des 2 Alpes. Pantani, aussi grimpeur génial était-il, était bien incapable de faire ce qu'à fait Froome. Il a d'ailleurs essayé, lors d'une étape s'achevant au même endroit (Les 2 Alpes), lors du Giro 1994. Il s'était envolé dans l'Agnello, avait enchainé sur l'Izoard, mais avait replié les ailes bien avant le sommet du Lautaret.Kaou a écrit : 29 mai 2018, 20:22 Dans mes souvenirs je mettrai l'étape des 2 Alpes en 98 avec l'envolée de Pantani dans le Galibier et la défaillance d'Ullrich qui avait perdu près de 9 minutes si mes souvenirs sont bons
Re: Avec quoi comparer Bardonnechia 2018 ?
Ce qui m'a marqué le plus dans cette étape de Pampelune , c'est Moncassin à l'arrivée , plus de 40 minutes après les premiers.
Il était rayonnant et a declaré je suis plus heureux que pour ma victoire d'étape.
Comme quoi les coureurs aiment les trucs un peu fou , une étape de 260 km avec 6 cols et 80 km de plat pour finir
Il était rayonnant et a declaré je suis plus heureux que pour ma victoire d'étape.
Comme quoi les coureurs aiment les trucs un peu fou , une étape de 260 km avec 6 cols et 80 km de plat pour finir
Re: Avec quoi comparer Bardonnechia 2018 ?
c est d'autant plus un exploit que c'était gratuit , tout ca pour battre Van Den Bossche au sommet du Tourmaletbiquet a écrit : 29 mai 2018, 19:02Merckx 69, il part dans la descente, presque en facteur. Et le général était déjà plié. Mais l'exploit reste énorme, légendaire.Grammont a écrit : 29 mai 2018, 18:40 Mais le kilométrage est un aspect certes primordial mais je pense que l'on peut ranger Les 2 Alpes par Pantani en 98 dans cette catégorie: 5.5 km de Galibier , 25 km de descente , 2km de faut plats , 7km de montée et renversement de situation.
Les ecarts créés sont importants
En remontant le temps , et en respectant l'aspect solitaire de l'exploit et l'impact fort sur le CG , j ai l'impression que l'on revient à l'epoque Merckx Ocana avec Orcières 71 et Mourenx 69
(Il y a Jambes 1967 de Pingeon mais ce n'est pas en montagne , c'est juste l'exploit de quelqu'un qui en moins d'un heure gagne le tour de France)
Gaul Aix les bains en 58 Monte Bondone 56
Bobet finit seul l'etape de Briançon en 53 et 54 et evidemment son exploit du Ventoux avec victoire à .... Avignon , peut etre le plus bel exploit du velo
Coppi stelvio 53 dans le giro renverse la situation au detriment de Koblet
c'est vrai il n'y en a pas tant que ça , pas mal le petit père Froome
- Lemon-Curry
- Equipier de luxe

- Messages : 3579
- Inscription : 08 juil. 2014, 17:49
Re: Avec quoi comparer Bardonnechia 2018 ?
Sinon, je suivais pas encore trop le cyclisme à l'époque en dehors du Tour, mais l'étape de Falzes du Giro 2004 où Cunego attaque à 60 kilomètres de l'arrivée peut elle rentrer dans cette discussion ? (c'est une vraie question, je n'ai aucune idée de comment ça s'est passé)
- piratapantani
- Equipier de luxe

- Messages : 3079
- Inscription : 15 août 2014, 15:06
Re: Avec quoi comparer Bardonnechia 2018 ?
comment il pouvait bénéficier de l'aide de big mig alors que ce dernier était déjà lâché?biquet a écrit : 29 mai 2018, 17:31 Bon, on oublie les polémiques, les doutes, le cyclisme LOL, Landis, etc. On s'en tient juste à la course et à son résultat brut. On a vu quoi ?? On a vu un coureur partir tout seul, à 80km de l'arrivée, creuser progressivement les écarts (2 versants du Finestre,2 versants de Sestrières, vallée de Bardonnechia) puis résister dans la dernière ascension. (avec vent de face, je crois bien.)
Depuis quand n'a t-on pas assisté à pareil exploit, dans le cours d'un GT ? Attention. Je ne parle pas des chevauchées maitrisées des baroudeurs de la montagne, genre Rasmussen, Virenque. Je parle d'un gars qui joue la gagne, qui sort tout le monde de sa roue et qui résiste seul pendant plus de 2h30 d'échappée.
Et je rappelle: 80 bornes. 2x40. 4x20.![]()
Perso, dans notre époque contemporaine, je ne vois que Aprica 94 qui puisse lui être comparé (là aussi, on oublie l'EPOque, simplement la course et son résultat). Et encore. Pantani a bénéficié du soutien capital d'Indurain, dans la douce remontée sur Aprica, avant de remonter le difficile Valico di Santa Cristina. Mais sinon, c'était un peu pareil. Au pied du Mortirolo, Pantani (6è du général à 4'30" de Berzin) tente son coup de force. Dans sa roue, les autres grands favoris du CG: Berzin, De Las Cuevas, Indurain, Bugno. Très vite, ne restent plus que Berzin et De Las Cuevas, Indurain naviguant 50 m derrière, à son rythme. Puis De Las Cuevas explose, suivi du Maillot rose Berzin quelques minutes plus tard. Pantani est lancé, seul. Il rejoint TOUS les échappés du jour, les dépose sans sourciller, et passe en tête au sommet du Mortirolo avec 9" d'avance sur Nelson Rodriguez, une quarantaine sur Ivan Gotti, 52" sur Indurain et 1'40" sur Berzin.
Le résultat ? 1 Pantani... Indurain à 3'30", Berzin à 4'06", Bugno à 8', De Las Cuevas à 10' (pas sûr des chiffres pour Bugno et De Las Cuevas). Bon, Pantani n'a pas totalement renversé le Giro, mais cette étape aura marqué durablement les esprits et laissé une très forte empreinte dans la mémoire des tifosis. Après, je me souviens plus à combien de l'arrivée était situé le pied du Mortirolo, je suis pas sûr que ça atteignait 80 km.
En tout état de cause, Pantani n'est pas parti parce qu'on l'a laissé partir.Il est parti parce que PERSONNE n'a pu garder sa roue. Comme Froome vendredi. Grosse différence avec Chiappucci-Sestrières 92, par exemple. Avant ça, y a Orcières-Merlette 71, c'est sûr, et peut-être Fuente-Formigal 72, sur la Vuelta ? Mais je sais pas à quel moment Tarrangu a entamé sa chevauchée (à l'arrivée, 7' d'avance, tout de même). Gaul sur la Chartreuse 58, aussi. Bref, des Bardonnechia 2018, y en a eu très très très peu, dans l'histoire du cyclisme, à partir des années 60. Faut vraiment remonter à la période Coppi-Bartali-Robic pour retrouver assez régulièrement des trucs pareils.
