Vos courses & cyclosportives racontées saison 2016

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Thejul
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Bravo et merci pour ces récits. Sur l'Audoise, ça fait une jolie moyenne tout de même.
Impaussible n'est pas français.
Vinnie_is_back
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J'en connais un qui a claqué le GP de Nogent sur Oise ce W-E ....
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Akaion
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Oui nous aussi, cf le forum Amateurs, tu as même le récit ;)
Vinnie_is_back
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Vos courses & cyclosportives racontées saison 2016

:good: :good: :applaud:
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anton46
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Vos courses & cyclosportives racontées saison 2016

petit résumé de mes dernières courses notamment le tour du Jura et ses conditions climatiques difficiles !

Après une petite coupure de 3 jours mi-avril et un weekend sans compétition, je reprends sur les Boucles de la Haute-Vienne ( 2 courses d'un jour en toutes catégories). les sensations étaient très bonnes, la petite coupure a fait du bien et j'arrive à répondre à des attaques de coursier comme Herbreteau, Larpe dans les GPM. Des erreurs tactiques de ma part font que je me contente d'une 23ème place le samedi et de la 15ème le dimanche.

le vendredi place au Tour du Jura avec 3 étapes de plus de 2000 mètres de dénivelé positif et un très beau plateau. Malheureusement je suis tombé malade en début de semaine avec un rhume qui est descendu sur les bronches. Le vendredi 3 tour d'un circuit difficile de 40 km. Le départ est très rapide et dès le 1er gpm je vois que je n'arrive pas à respirer correctement, la gorge me fait bien mal. Je tiens le paquet durant la 1er boucle puis lâche dans la seconde et me retrouve dans un second gruppetto avec guigui. On finit l'étape sans taper dedans.

Le lendemain, l’étape reine de 165 km (+10km de fictif) avec l'arrivée au Rousses. Il fait froid, la neige est annoncée sur l'arrivée pour 16h mais les organisateurs décident de ne pas supprimer la boucle de 30 km sur le plateau juste avant l'arrivée. Au bout d'une vingtaine de kilomètres, une belle échappée d'une quinzaine de coureurs part et prend rapidement + de 4 minutes d'avance. Durant le long temps mort d'une dizaine de kilomètres dans le peloton, je file à la voiture chercher la gabba comme beaucoup d'autres coureurs. Kilomètres 40, Chambéry prend les commandes du peloton étant non représenté dans l'échappée et impose un rythme élevé. La pluie arrive et la température descend de plus en plus. Km 90, on entame une longue descente technique sur une petite route, il y a de nombreuses cassures dans le peloton. En bas de la descente, je suis dans un groupe avec Romain Bacon à la poursuite du peloton d'une trentaine de coureurs. Je m'affole pas, les Belges de Vl-tecnic et Bacon ramènent sur ce qui reste du peloton dans le GPM. Arrive le dernier gpm, les rescapés de l'échappé sont repris et les leaders attaquent. Quand à moi, je lâche prise dans ce gpm et commence à être frigorifié. En haut du gpm, il fait 0°, il neige et il nous reste trente kilomètres à parcourir.

Je me retrouve dans un groupe de 5 coureurs avec mon frère et un autre coéquipier, on s'encourage mutuellement pour ne pas se relâcher. La voiture de l'équipe arrive à notre côté, je ne peux plus prendre mes barres dans le maillot, je n'arrive quasiment pas à saisir les pattes de fruits que le ds me tend. Je commence à être engourdie au niveau du cou et je ne sens plus mes pieds. Je manque de tomber dans un virage facile à un kilomètre de l'arrivée. Je franchis la ligne en 34ème position, frigorifié. Il me faudra 1 heure pour arrêté de trembler comme une feuille. 52 abandons durant l'étape !

Le dimanche matin le réveil est difficile, je suis cuit. Je regarde par la fenêtre et de nouveau de la pluie... Durant le trajet pour se rendre à la course on apprend que l'étape est raccourcie à 90 km. On est heureux comme si on avait gagné. Le départ est donné pour les 58 survivants, sous la pluie. Les 40 premiers kilomètres se font à vive allure. Au kilomètre 20, changements de direction le vent est de coté je suis à bloc en queue de paquet. Je passe les deux premiers gpm sans difficultés dans le peloton puis j'explose ! Je vais finir la course tranquillement dans le gruppetto.

déçu de ne pas avoir pu arriver en bonne forme sur cette épreuve mais fière de l'avoir terminé!

dimanche dernier, je termine à la treizième place de la toutes catégories de Leyritz-moncassin. Les examens sont terminés pour cette année, place à l'isard jeudi prochain !

voilà, dites moi ce que je dois améliorer pour les prochains. ;)
Mikel Landa: «Tengo piernas para ser líder, pero no galones»
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gradouble
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Sacrés guerriers.
Avec de telles conditions, c'est très impressionnant.
cheveu sur la soupe
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Akaion
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Tu devrais prendre un peu de graisse, ça ira mieux dans le froid... Quoi que Guigui m'a dit que ça ne changeait rien. :elephant: :elephant:

Un seul smiley pour avoir fini le Jura => :applaud:


Une chose à améliorer? Je dirais que ton récit de la course où tu fais treizième est un peu court :elephant:
FloLMA
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Course FFC PC/PCO de Saint Agnan (près de Lavaur).
Un circuit exigeant avec une montée finale de près de 2km assez irrégulière...
Ca commence par un petit faux plat montant se terminant par un joli coup de cul qui permet de rejoindre un bon bout droit plat / faux plat descendant... mais vent de face sur 2,6 km. Puis descente avec vent vent de la gauche. La montée finale se fera vent de dos. Après la montée, la ligne d'arrivée se trouve à 500 m.

Pas au mieux, malade depuis 2 semaines - otite et sinusite - sous anti-bio, j'y vais pour faire des bornes. Et vu que c'est pas si loin (quoique 32 km quand même) je pars à vélo de chez moi pour l'échauffement.

Je croise Akaion. On discute rapidement des forces en présence et je suis déjà catalogué comme gros client ! :attack: Moi je m'inquiétais plutôt des mecs comme Christophe Jacques de la Bodo Team B) , Vacher du GSO, et bien d'autres.

Premier tour je prends une échappée.. on est trop nombreux et on se fait reprendre avant la fin du tour dans la montée. Un gars sort du peloton, Andrew Pendery, il est tout seul. Dans le petit coup de cul avant la partie vent de face, je mets une attaque. Je suis intercalé entre Pendery devant et le peloton mais je gagne du terrain, je poursuis volontiers mon effort malgré ce vent. Je me retourne et voit un autre gars qui sort du peloton (Ludo Drusian champion national FSGT vétéran - je sais qu’il roule fort sur le plat et qu’il aime ça !). Je temporise pour rouler avec lui. On rejoint Pendery au pied de la bosse.

Au début le peloton n’est jamais très loin mais dès qu’on arrive vent de face on gagne énormément de terrain. On roule à 3 très fort. C’est plaisant. Tout le monde prend son relais. Dans la montée je me sens à l’aise, plusieurs fois je suis devant et relance le tout pour gagner du temps sur le peloton.

Au bout du 4ème tour on voit un groupe de 5 ou 6 derrière nous. On hésite entre rouler et les attendre. On décide de continuer à rouler. On ne sait pas qui il y a et avec un plus gros groupe l’entente aurait été moindre. On aura bien fait car au tour suivant le groupe a disparu. Mais nous on est toujours là ! :victory:

Les tours s'enchaînent et se ressemblent. C'est assez monotone au final cette échappée. Ca roule fort, je vois bien Drusian est à la peine dans la bosse. Ca se jouera donc entre Pendery et moi. D'un autre côté Pendery et moins à l'aise dans la partie descendante vent de côté.

Dernier tour j’essaye de fausser compagnie dans la grosse descente juste avant la montée finale. Mais je me fais reprendre au début de la montée. Là à ce moment Pendery place une attaque que je suis. Drusian saute. Je m’accroche dans la roue de Pendery. Puis au milieu dans la partie raide, il en remet une couche et là je n’arrive plus à suivre. J’essaye sur les replats de revenir, mais c’est trop tard. Je ferai donc 2 après une belle partie de manivelle très plaisante. La victoire n’était pas loin. Je pense que c’est le mental qui lâche avant les jambes (un peu compliqué en ce moment chez moi). Mais cette deuxième place pour ce qui est ma deuxième FFC de l'année me réconforte sur mes capacités ! Et quand je vois les mecs arriver petit à petit derrière, je suis quand même bien content d'avoir été devant :green:

Du coup vu que j’ai pas gagné, j’ai fait aussi le retour à vélo :fouet:

Liens sträva :
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Course : https://www.strava.com/activities/577104511
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loloherrera
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Eh bien, qu'est-ce que ça aurait donné si t'avais pas été malade :woohoo:

Bravo et toujours super vos récits, on vit vraiment la course!
grimpeur zélé
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FloLMA
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Si j'avais pas été malade ces 2-3 dernières semaines peut être aurais-je plus force sur l'entraînement et serai cramé.
Si j'avais pas été malade je n'aurai pas fait cette course et aurait rare quelquechose ! Parce que le circuit est vraiment intéressant.
En tout cas je pense que la coupure de courses m'a fait du bien.
Après sur cette course ça se joue plutôt sur le tempérament d'attaquant que sur les véritables capacités physiques en côte. Une échappée pas trop grosse qui coopère bien, un bon vent de face qui ralenti le peloton où tout le monde a peur de gagner et donc personne ne roule... Meme diminué mais reposé c'est pas trop difficile de suivre une fois que la machine est en route.
Il faut etre devant et anticiper ce qui va se passer ... Etre acteur ... En 2 saisons de compétitions j'ai appris que c'était plus important que la condition physique ! Surtout l'an dernier en 4eme cate FSGT où tout le monde disait que j'étais au dessus du lot mais que je courais mal ! J'ai écouté et appris de mes maîtres tel Nico Châtelet B) :venerer:
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Akaion
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Tu as été vraiment impressionnant. Je ferais mon récit plus tard, ça c'est beaucoup moins bien passé pour moi^^.

Mais vraiment, chapeau!
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violinbodo
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De retour dans le topic - eh oui, je ne fais pas beaucoup de courses (sauf pour acheter de la nourriture).
D'abord, grand Bravo à Anton46 ! Epique, c'est en effet le mot. On dirait le résumé d'un épisode de Game of Thrones \"Winter is coming\" :-)
Puis Flo qui nous fait des courses de plus en plus belles !

Quant à moi, je viens de terminer la première Cyclo longue distance de ma vie, l'octogonale au sud-est de Rodez.
Et il faut dire que ça s'est très bien passé pour moi, j'ai pris beaucoup de plaisir.

Départ donc sous un ciel légèrement nuageux, un peu de vent mais pas trop, mais froid - la moyenne de température sur la course aura été de 9°C. (J'entends rire Anton46 :-) )
Qu'à cela ne tienne, depuis 2 ans mon organisme semble avoir décidé de ne plus craindre le froid, et au moins ça rend la gestion de l'hydratation beaucoup plus facile.
Le départ, donc, en descente, était très pépère, 30 km/h dans le peloton sur une superbe route bien large. Je ne m'étais pas levé à 5:45 du mat pour me promener de la sorte, donc j'ai mis un coup d'accélérateur qui aura eu le mérite de réveiller le peloton (à 50km/h sur un vélo, on dort moins bien qu'à 30, c'est scientifiquement prouvé).
Arrivé en bas de la première bosse, 200 de d+, et l'une des plus raides du parcours avec une moyenne de 6%, ça semblait vouloir se rendormir.
J'ai l'ai donc monté en \"mode KOM\", ou presque. Personne ne suivait. Mais qu'est-ce qu'ils avaient, tous ?
Sauf que, arrivé en haut, il y avait 3 coureurs (les frères Couffignal de la Team Montagnac et Alexandre Cabrera), qui m'ont dépassé comme des boulets de canon. Vu que j'avais fait la montée seul et à bloc, je n'ai évidemment pas pu suivre. Erreur tactique. Tant pis. Deux autres (Sébastien Pillon et un autre coureur de la Team Montagnac) me doublaient bientôt à leur tour, mais avec moins de véhémence, si bien que j'ai pu les rejoindre un peu plus loin (la disparition de l'acide lactique aidant).
2 autres coureurs rejoignaient à leur tour notre groupe de 3, Seb Capus, et Didier (oublié le nom de famille). Et ça allait rester notre groupe jusqu'à la fin de l'épreuve.
Les 3 devant avaient presque fait tout le boulot sur les quelques kilomètres après la première montée, et puis ils roulaient au même rythme que nous, juste avec 1:30 d'avance...

L'entente de notre groupe de poursuivants était formidable. Dans les (faux) plats (des vrais il n'y en avait pas), tout le monde prenait ses relais. Dans les bosses, assez douces pour la plupart, avec des gradients dépassant rarement les 5%, c'étaient surtout Sébastien Pillon et moi-même qui tirions les autres - personne n'arrivait à faire la différence, personne n'était largué.
J'en ai toujours gardé un peu sous la pédale, mais je n'osais pas non plus attaquer, pour ne pas cramer inutilement de l'énergie juste pour me faire reprendre peu après.

Vers le km 90, j'avais des débuts de crampes dans les cuisses (devant et derrière), chose qui ne m'arrive jamais à l'entrainement. Je suis quasiment sûr que ce sont les changements de rythme subis qui sont responsables de cela. Va falloir que je travaille là-dessus. En tout cas, en me mettant debout à chaque fois que ça commençait à tirer et en buvant beaucoup, j'ai réussi à tenir les crampes à distance, jusqu'à ce que vers le km 120 tout rentre en ordre.

Didier et moi, on était les deux quadras du groupe, donc pour moi, ça se jouait surtout entre lui et moi, pour une victoire chez les masters.
Du coup, sur la dernière montée, j'ai laissé filer Sébastien Pillon, et un peu plus tard Sébastien Capus et l'autre Montagnaquois, que j'ai repris juste avant la ligne d'arrivée.
Didier, lui, a subi sur la dernière montée des crampes qui ont eu raison de lui.
Par ailleurs, chapeau bas l'artiste: 44 ans, 10 kg de plus que moi, et beaucoup moins l'occasion de s'entraîner que moi (ou quiconque d'autre de notre groupe), il aura fait une course fantastique. Il est arrivé avec deux petites minutes de retard.

Et puis plus personne pendant.... 12 minutes. Donc oui, notre groupe aura été super :-)
Finalement 6ème pour moi, 138 km, env. 2100 de D+ avec une moyenne de 34,8.

Puis une petite déception tout de même: à l'arrivée, on me donne mon certificat de participant: 6' au scratch, 5' dans ma catégorie d'age - quoi ? Mais c'était tous des jeunots devant ?! Eh bien, vu que mon 40ième annif était après le 31.12.15, je compte encore dans la catégorie des 30-39 ans. Concurrence déloyale, ça. Sniff.
Pas grave. Cela n'enlève rien ni à la beauté de la course, ni à ma perf.

J'en suis d'autant plus satisfait que l'année dernière, le même Sébastien Pillon avec lequel j'étais \"ex-aequo\" sur la majeure partie de la course, a gagné la grande boucle de la Casartelli, sur laquelle j'avais fait 3ème sur le petit circuit. Je vois donc que mon entraînement hivernal et toutes ces bornes et le D+ ont payé.

Car ne nous y trompons pas: Le niveau sur les petites et les grandes boules des cyclos n'est pas le même. Non seulement, sur les grandes, on mange plus de km et de D+, en plus presque systématiquement les moyennes sont plus élevées, même mis en relation avec le dénivelé.

Prochain RDV: L'Albigeoise dans 2 semaines.
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Akaion
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Bravo Bodo, gros gros moteur. Ça n'annonce que du bon pour l'Albigeoise qui est qualificative pour les championnats du monde masters.
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gradouble
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Petit retour sur ce week-end. Résumé un poil long.

Tour du Fousseret 2016

Bon voilà j’ai fait mon 3ème tour du Fousseret. Plus grosse épreuve ufolep du 31. Grosse organisation, 2 étapes en ligne vallonnées, un CLM, des voitures suiveuses, pleins de motards ; ça vaut le coup, c’est notre petit Tour de France à nous.

Cette année : 2 courses séparées, le peloton des 1 et 2 (90 coureurs) et les 3, GS (70 coureurs). C’est un bel objectif pour mon club mais nos 2 \"grands\" leaders sont absents (Philippe champion national ufolep des 40 ans fait un break et Frédéric est au championnat de France des pompiers). En 1-2, nous sommes 9 saint-gaudinois; les principaux favoris sont Barrère (triple vainqueur sortant et champion national ufolep du chrono), Sarniguet du 65, et surtout Bazalgette de Castelmayran que connait bien Mancebo. De belles équipes d’Agen et de Périgueux avec des coureurs inconnus de nous et donc probablement dangereux.

Moi, je veux surtout me faire plaisir, courir pour l’équipe et essayer de prendre des coups. Je souhaite également améliorer mon classement (85ème à 30 minutes du vainqueur en 2014, 45ème à 8 minutes en 2015).

1ère étape. 90 km, vallonnée.
Il pleut au départ et fait très froid. Comme toujours, ça part très, très vite et comme toujours au bout de 4 km, il y a cette fameuse descente. A cause d’une voiture à contresens dans un virage, gros ralentissement et des cassures. Je suis dans la première et on roule comme des dingues pour revenir, heureusement il y a des coureurs très costauds avec moi (dont Sarniguet) et on finit par recoller.
Au bout de 30 bornes très intenses sur le plat lors desquelles je suis toujours à l’avant, la bonne finit par se former. C’est Sarniguet qui en est à l’initiative : il prend 30 mètres d’avance, personne ne réagit, j’y vais donc et recolle au sprint, puis un 3ème nous rejoint (Miquel du Fousseret) et enfin 7 autres quelques km plus loin (2 du GPCC, 2 d’Agen, Puis 1 de Périgueux, de Condon et de Longages). Nous sommes donc 10 échappés. Au début j’hésite à collaborer avec tous ces coureurs dangereux et mes leaders à l’arrière ; mais bon il est mal vu de ne pas passer et quand ça tourne très bien comme là, il est plus facile de tourner avec les autres que de prendre les à-coups à l’arrière du groupe. Donc je roule. L’écart se creuse. Les côtes sont montées au train et les descentes se passent bien. Il y a une très bonne entente. On prend jusqu’à 2 minutes d’avance. Puis sur la côte la plus dure du parcours, le gars de Périgueux et un d’Agen attaquent et partent. Ils sont très bons grimpeurs et malgré l’organisation de la chasse derrière, ils vont aller au bout. Celui d’Agen (Manfé) l’emporte et prend le maillot jaune.
Et moi, alors qu’il ne restait plus que 5 km de plat, je suis pris de crampes (ça me travaillait déjà depuis quelques km ; je ne prenais plus de relais) ; quel dommage :sad: Je suis donc repris par le groupe des favoris (une 20aine de coureurs dont mes 2 leaders et Bazalgette) qui n’était plus qu’à 15 secondes de mon groupe. L’avance avait fondue sur le seul travail énorme d’un coéquipier de Bazalgette (à 45-50 km/h seul devant le groupe pendant 15 bornes). Je passe la ligne donc en 30ème position presque dernier de ce petit peloton.

2ème étape. 75 km, encore plus vallonnée.
Espoir au départ, un bout de ciel bleu. Tu parles dès le départ donné, pluie battante pendant 20 km.
Comme la veille, ces premiers km sont extrêmement rapides, on est tous pendus à plus de 45 km/h. Auguste mon coéquipier part avec Sarniguet à la faveur de la 1ère côte. Mais les coureurs d’Agen, de Périgueux et de Castelmayran ne laissent pas partir ; ils sont repris. Mes autres coéquipiers attaquent à tour de rôle, mais aujourd’hui rien n’y fait, ça ne sort pas ; ça saute à l’arrière par contre.
Puis la partie très difficile du parcours arrive avec une succession de descentes et de côtes relativement longues. Tout le monde se replace avant l’enchaînement ; mais moi je me retrouve, avec un copain, à l’arrière du peloton dans la descente juste avant la côte la plus dure. Evidemment Bazalgette attaque ; derrière ça explose de partout. Chacun fait ce qu’il peut, je remonte beaucoup de coureurs mais il me manquera une trentaine de mètres pour basculer avec le premier groupe de chasse. La partie difficile du parcours passée, on a Bazalgette en tête, seul ; une minute derrière , un groupe de 18 avec les meilleurs (dont le maillot jaune et 2 coéquipiers); puis un groupe d’une vingtaine dont je fais partie encore une minute derrière, et enfin un 3ème et un 4ème peloton beaucoup plus loin.
Bazalgette résistera 20 km à un contre plus de 10, en roulant seul à plus de 40 km/h. Quel coureur :blink: Il sera repris seulement à 3 km de l’arrivée. Et les 19 vont se disputer l’étape sur un sprint en côte qui verra la victoire de Zelmat du GPCC. Le gars d’Agen conserve le maillot. Mon groupe arrive 3 minutes après; j’aurai passé les 20 derniers km dans les roues, relativement tranquille, n’ayant pas à rouler. Je dois être 35ème de l’étape et suis 31ème au général.

3ème étape. 7 km, CLM, 6 km de plat et 1 km en côte.
Le vent s’est levé. Il est très fort. On l’aura de côté ou pleine gueule durant tout le parcours. Je n’ai pas d’ambition, toujours pas de matos spécifique, je suis fatigué et dans la tête je n’y suis plus trop. Bref, je souffre beaucoup durant ce chrono, les jambes brûlent (acide lactique du matin, je ne me suis pas échauffé, voilà) ; je donne tout de même tout ce que je peux et fait 39ème de l’étape. Au retour je croiserai Barrère puis Bazalgette en plein effort. Les 2 sont impressionnants ; on dirait des pros par rapport aux autres. Ils fusent dans l’air comme des balles et feront 1er ex-aequo du CLM. Bazalgette remporte le classement général ; c’est très mérité compte-tenu de son rallye du matin. Il a attaqué et a assumé son rôle de grand favori. Auguste mon coéquipier le mieux placé est 5ème.

Je conserverai ma 31ème place à 5 minutes du vainqueur ; objectif atteint pour moi. Toujours en progrès.
Je suis plutôt content; il y a 2 ans j'étais vraiment loin de pouvoir tenir à ce point; et je sens qu'il ne me manque pas grand chose pour mieux faire encore; d'où quelques légers regrets quand même ;)
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Grand Prix de Saint Agnan (PC/PCO)

Je décide d'effectuer ma reprise en compétition au Grand Prix de Saint Agnan; le week-end est chargé de course en Midi-Pyrénées, et je pense que ça devrait être plutôt tranquille ici, de plus, c'est à moins de 10 kilomètres de chez mes parents.
Ma dernière course remonte au 2 Avril (si on excepte la Castraise le 24 Avril), mais au vu de ma performance ce 2 Avril (laché après moins de 10 kilomètres), ma dernière vraie course, c'est Launac... Le 20 Mars. Bref, je viens ici pour faire du rythme, sans véritable ambition.

En allant chercher les dossards, je me rends compte que s'ajoutent à la liste déjà connue (avec quelques machines), Cédric du RideClub mais aussi FloLMA, bon bon bon... Y'a du monde, je discute un peu avec Flo qui me dit \"Y'a les grosses machines là\", même son de cloche avec Cyril, mon coéquipier, qui me dit qu'il aurait dû aller courir en FSGT.

On reconnait un partie du circuit, la bosse est assez longue, très irrégulière, je m'attendais pas à ce qu'elle soit aussi difficile, et quand on ne monte pas, on prend un fort vent de face ou de côté, aïe.


Petite ellipse temporelle, nous voilà sur la ligne de départ, le départ fictif, car en fait le départ réel se fait en haut d'une bosse, je ne comprends pas très bien pourquoi mais soit. Lorsque le départ réel est donné, immédiatement ça roule fort, et l'ami FloLMA n'est pas le dernier à mettre des attaques, pour ma part, je décide de suivre la voie de la sagesse, et m'accrocher, si vraiment je suis bien, on verra dans quelques tours, la course est longue (75 kilomètres). Très vite je me retrouve à l'arrière du paquet, ce n'est pas le rythme qui m'y amène, mais je préfère rester tranquille, n'ayant pas vraiment d'ambition sur cette course et courant le lendemain, on va surtout essayer d'éviter la chute.
En bas de la descente, virage à droite, avec pas mal de gravillons, ce virage je vais souvent faire des trous, n'osant pas prendre de risque. Comme prévu, la première ascension est montée assez vite, avec un bref moment de répits. Pour ma part, je remonte, mais bloqué par des concurrents qui explosent, je dois me taper un double sprint dedans. Au sommet, je suis en queue de peloton, le cardio quasi à fond... FloLMA lui s'en va, on ne le reverra plus.
Au second tour, j'arrive à remonter avant la bosse, qui monte toujours aussi vite, je suis à bout de souffle, heureusement comme une partie du peloton lorsque Cédric s'envole à son tour. Pour ma part, je vois que le peloton maigrit tour après tour, et moi je n'arrive pas à récupérer, je suis toujours au seuil, à minima, je voulais faire du rythme? Ah ben oui je suis servi!
Les tours se passent, et mon peloton qui est devenu petit perd des coureurs à chaque tour, puis à deux tours de la ligne, c'est mon tour, déjà en difficulté avant la bosse, j'explose dedans, montant à mon rythme, lent, mais en haut, drame, une abeille rentre dans ma bouche et me pique à l'intérieur de la lèvre, 700 mètres plus tard j'arrive à enlever le dard, la douleur est incandescente. Rarement eu aussi mal, elle me parcourt toute la partie gauche de la machoire, un tour plus tard, j'abandonne, la lèvre très gonflée et très douloureuse... J'aurais quand même bien aimé finir mais au moins j'aurais vraiment fait du rythme.

Vacquiers (UFOLEP 3ème cat)
Au réveil, je me sens vraiment très fatigué, je dirais même épuisé, la lèvre est très enflée, douloureuse, je me pose la question d'aller courir... Au final, je me décide à y aller, au moins pour la suite de la saison, et puis Guigui me fait le plaisir de venir me voir. Je prends donc la voiture et me voilà en train de m'engager, dossard 67, je rate le 69 de peu... Damned!

Petit retour d'un an en arrière, Vacquiers était alors ma course de reprise après un gros gros mois de Mai à l'entrainement, je m'étais rendu compte sur le final que j'étais vraiment bien, et même très très bien, de quoi l'emporter... Mais je m'étais trompé de tour et alors que je croyais qu'il s'agissait du dernier tour, c'était en fait l'arrivée, je terminais 12ème après être rentré sur le groupe de tête, complétement dépité... La configuration d'aujourd'hui n'est pas la même, je suis cramé de chez cramé...
Après un échauffement de 10 kilomètres, je retrouve Guigui, on discute, on rigole, lui est venu en vélo de contre la montre, il choisir de partir 30 secondes après les 1ère catégorie et va faire du derrière peloton 10 mètres derrière le dernier coureur, facile.

Notre départ est donné, comme l'an dernier, ça ne roule pas, comme l'an dernier, un coureur va partir seul, sauf qu'à son coup de pédale lorsqu'il s'en va, je comprends immédiatement que lui, on va pas le revoir de sitôt. Dans le peloton, il faut attendre la première ascension pour voir du mouvement, et du mouvement il va y en avoir, ça ne fait qu'attaquer qu'attaquer qu'attaquer. Je prends plusieurs coups, mais toujours un coureur pour faire l'effort, le peloton perd des éléments, Guigui lui s'est placé derrière notre peloton cette fois.

Au troisième tour, une nouvelle attaque, plus violente que les autres, fait des écarts, trois coureurs sont sortis du peloton et je suis derrière (manque total de jus) avec deux autres coureurs, on arrive à rentrer après quelques kilomètres de chasse et... le peloton fait de même quelques mètres plus loin. Au loin, on aperçoit l'homme de tête. On souffle un peu, puis, dans les faux plats montant menant à la bosse, trois hommes sortent, rejoints par un quatrième, moi je ne peux pas y aller, je commence à vraiment souffrir, je suis ko et mal aux jambes, un autre coureur part à son tour. Alors qu'on arrive dans la bosse, je passe en tête du peloton, je n'attaque pas, mais j'essaie de rouler pour qu'on puisse reprendre les coureurs qui se sont échappés
https://www.youtube.com/watch?v=NST91ea ... e=youtu.be

(Manquent le coureur de tête et le premier coureur de contre)

On est pas si loins, alors j'essaie d'organiser la poursuite, on est deux à rouler... Puis trois, mais en fait que deux, et dans les faux plats suivants on se prend une mine d'un gars qui n'a pas mis un coup de pédale, suivi de plusieurs autres attaques, basculant comme je peux avec ce qu'il reste du paquet (qui a encore perdu des coureurs par rapport à la vidéo), je me mets dans les roues, terminé, je ne roule pas pour me faire attaquer...
Il reste donc deux tours, et on ne reprendra pas les 5 hommes de tête, ni celui qui est parti en contre en nous plaçant une mine... Dans la montée finale, je monte à mon rythme, incapable d'attaquer, mais j'arrive à accélérer jusqu'à la ligne pour ne pas perdre de place, je termine 9 ou 10ème, me permettant de prendre ainsi un troisième top 10 cette année (8ème Montoussin et 6ème Launac). Je suis persuadé que sans courir la veille, j'avais moyen d'être dans le groupe de devant et même jouer la victoire (mais là il aurait fallut courir intelligemment -et même ratonement- car le vainqueur était vraiment monstrueux).

Prochaine course : le Tour du Tarn Sud, forcément un objectif, mais je suis lucide sur mes capacités avec mon entrainement du moment.
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