Le forum dédié aux fans d'histoire du cyclisme, de palmarès de coureurs, de courses, mais aussi de nombreux jeux organisés par nos animateurs. Vous retrouverez aussi ici les débats autour du cycle historique mis en place par David

Modérateur : Modos HP

Par nostradamus--dans--le--bus
#2942185
Surtout qu' avec la presciption ils seraient totalement libre. Et les années 90 ne se résume pas au dopage.

Beaucoup de gens seraient curieux de connaitre un peu mieux le caractère d' un Miguel Indurain, un des champions les plus dominants qu' on ait connu, et qui reste un inconnu total au niveau de son caractère.

Avec la barrière de la langue, meme un Pantani reste très peu connu en tant qu' homme.
Par nostradamus--dans--le--bus
#2942189
On est un forum de passionnés, pas une chaine d' infos en continue, c' est pas le scandale qui nous intéresse le plus.

C' est plutot la petite histoire dans la grande, l' aventure humaine d' une carrière cycliste ou d' une course en particulier.
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Par Le sucre sportif
#2982855
Petit up suite à la discussion sur le tour de Catalogne et aux questionnements d'Ilnur sur la fameuse EPOque.
Perso j'avais 7 ans, à l'époque je regardais le Tour avec ma naïveté juvénile, aux côtés de mon père grand fan de Jalabert.

J'avoue ne pas avoir trop de souvenir de cette année là, plus des années Armstrong en fait ... Alors c'était comment ? J'ai l'impression que beaucoup réagissent par rapport à leur déception de cette époque, mais il y avait certainement des affaires auparavant ? La sonnette d'alarme avait-elle été tirée ou alors l'ambiance était je vois mais je ne dis rien ? Ou alors l'affaire Festina a surpris tout le monde ?

En fait, le vélo je l'ai suivi juste après cette affaire Festina. Je me rappelle vaguement des triomphes de Zabel et Freire, mais pas trop des leaders du général, mais du coup je comprends les allusions, mais pas sûr de bien saisir toutes les nuances dans vos messages, les seconds degrés, les comparaisons que vous faites.

Et je rejoins donc Ilnur, expliquez nous plus en détail mais si cela peut être douloureux, parce que si jamais le pire revient, autant y être préparé. Perso l'affaire des poches de sang, c'est un cran au-dessus du pouf de Froome, pour moi la ligne blanche a été franchie, se piquer pour améliorer les performances, c'est viscéral chez moi, ça m'insupporte. Encore plus qu'un mec qui meurt d'une overdose en prenant trop de cachets je ne sais pas pourquoi mais je suis du coup très inquiet, la (seule et) dernière fois que je me suis senti comme ça c'était pour l'affaire Ricco :reflexion:
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Par loloherrera
#2982877
Perso, aucun traumatisme, c'était le pied, je regardais ça sans me poser de questions. Et pareil aujourd'hui. C'est un spectacle, du show, j'ai aucune illusion.
Si c'est pour se torturer l'esprit, autant ne plus regarder. C'est une vision simpliste, mais quelle importance au fond.
De toute façon, si genre il fait beau dehors, je préfère rouler ou profiter du grand air que de regarder une course cycliste, ou bien je me contente des derniers km.

PS: Pantani me manque :elephant:
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Par Gino Bartali
#2982885
Crabtree a écrit :
15 oct. 2017, 20:35
Je ne suis pas d'accord à 100% avec ce qui a été dit. Par exemple, je ne pense pas que l'on puisse dire après les révélations de ces dernières années que le dopage dans les années 1980 ait été aussi "doux" que cela. Nous savons que Francesco Moser a avoué avoir recours aux transfusions sanguines juste avant sa tentative frauduleuse contre le record de l'heure d'Eddy Merckx et que ces transfusions faisait probablement toujours effet un mois et demi plus tard lors de sa victoire à Milan-Sanremo. Nous savons également que les coureurs de la PDM transfusaient également, en particulier les "grimpeurs": Steven Rooks, Gert-Jan Theunisse et Jörg Muller. D'autres se dopaient à la testostérone déjà: Adrie Van der Poel chez PDM ou alors c'était d'autres hormones comme Pedro Delgado. Philippe Bordas prétend que le cyclisme est mort en 1984 avec l'arrivée des vélos aérodynamiques de Moser et son étrange renaissance, un Laurent Fignon "deux fois plus fort qu'il ne l'était en 1983", représentant selon lui des classes moyennes et se moquant du panache d'Hinault, représentant les paysans et les prolétaires, avec l'arrivée de Bernard Tapie dans le milieu, et cetera: http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/ru ... nault.html Je pense qu'il y a du vrai. En outre, je ne crois pas que nous pouvons isoler une année pour situer la généralisation de l'EPO dans le peloton. De 1990 à 1996, chaque année était pire que la précédente. En 1991, Edwig Van Hooydonck remportait son deuxième et dernier Tour des Flandres à 24 ans. Ses meilleurs années étaient censées être devant lui. En 1993, il ne pouvait plus le gagner mais faire dans les 10 premiers du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix, c'était toujours possible, tout comme remporter des semi-classiques. Frans Maassen pouvait accompagner Museeuw sur le Tour des Flandres, sans pouvoir le relayer bien sûr mais il faisait deuxième. Sur les Championnats du monde, Frans était aux avant-postes. Il a laissé partir Armstrong (dont on sait qu'il prenait déjà du lourd) qui était pourtant prenable. Maassen terminera dixième à Oslo. En 1995, plus rien de tout cela n'est possible ou dans tous les cas, très peu. Après un entrainement hivernal de spartiate, Edwig Van Hooydonck parvient tout de même à arracher sa cinquième et dernière Flèche brabançonne, une victoire dont il fut très fier car obtenue aux dépens de deux coureurs de l'est mais sur les classiques, c'est terminé. Même terminer dans les dix premiers, ce n'est plus envisageable. Déjà en 1994, Frans Maassen ironisait sur les performances des Italiens. Avant Milan-Sanremo, il disait (article du Volkskrant le 24 mars): "Je ne sais pas où sont les Italiens. Probablement en train de s'entrainer. Il semble qu'ils ne font plus que cela, désormais." Il terminera 155ième, lui le deuxième de l'épreuve en 1989. En 1995, il court ce qui était selon lui son meilleur Liège-Bastogne-Liège et termine 38ième à un quart d'heure de Mauro Gianetti qui a soudainement découvert qu'il était capable de gagner une classique. Frans était 18ième à un peu plus de deux minutes d'Argentin en 1991. À la fin de cette saison 1995, Frans Maassen bien dégouté tire sa révérence à 30 ans, Edwig Van Hooydonck attendra le 29 avril de l'année suivante pour faire de même. Gilles Delion arrête à peu près en même temps que Van Hooydonck. L'évolution des coureurs Lotto montre aussi une vraie rupture en 1995. En 1992, Peter De Clercq remporte une étape du Tour de France. L'année précédente, il était dans le groupe de tête au Carrefour de l'Arbre quand Madiot partit vers la victoire. En 1994, De Clercq a pu porter le maillot à poids pendant plus de deux semaines sur le Tour de France (il a même accusé Virenque de lui avoir fait une offre) mais en 1995, il fallait se battre pour suivre. Il n'était même plus question de se porter en tête du peloton, encore moins de se glisser dans une échappée et donc a fortiori de gagner quoi que ce soit. Le peloton était systématiquement en file indienne. Marc Sergeant se souvient de la première étape à Lannion. Il raconte qu'à l'approche d'un sprint intermédiaire, il se trouvait à peu près à la centième place. Une seule file, il n'y avait plus moyen de remonter une seule place. Il jetait un coup d'oeil sur son compteur: 60kmh, 62kmh. Pfiouu, cela va très vite maintenant. Et eux, à l'avant, ils étaient encore capable de lancer un sprint. Et puis, lors de la fameuse étape de Liège lorsqu'Indurain attaqua avec Bruyneel dans sa roue, Herman Frison dira: "au milieu du peloton, c'était une file! Une file!" "Tu ne pouvais plus remonter, tu ne pouvais plus rien faire sinon, simplement, rester dans la roue à bloc, à bloc et suivre." "Je n'ai jamais roulé aussi vite que sur cette étape et n'ai jamais autant souffert. Tout cela juste pour suivre. C'est alors que j'ai posé la question: est-ce que tout ceci est encore normal?" Peter De Clercq résumait tout cela en disant: "C'était simplement: épingler ton numéro de dossard et attendre le moment où tu dois lacher." Tout cela pour dire que je pense que chaque année, jusqu'en 1996, une nouvelle étape était franchie.
Je remonte le message de Crabtree, par flemme de me fader le moment nostalgie, et parce que c'est un peu les mêmes images qui me viennent quand je me replonge dans ces souvenirs. Faut déjà expliquer qu'en dehors de quelques gros furieux, nous étions quand même pas mal sevrés d'images, dans les années '80-'90, et que je guettais les résultats dans le quotidien du matin, ou dans Vélo-Magazine et Miroir du Cyclisme. Même servis par une bonne plume, les résultats, c'est aride pour mesurer l'activité et la santé d'un peloton. Comme je n'avais personne avec qui partager ma passion, et comme non-pratiquant, je ne connaissais des courses que ce que j'en voyais à la télévision, plus quelques rares passages sur le Tour Méditerranéen, Paris-Nice, Milan-Sanremo ou le Tour du Haut-Var. J'ai été déniaisé :green: en 1990 (je n'avais pas loin de 20 ans), quand un pote m'a parlé du décès d'Oosterbosch, même si l'affaire PDM + Delgado m'avait déjà profondément marqué, mais je rejoins Crabtree sur le sentiment que les années Tapie, strass et paillettes, ont marqué un sacré virage dans la perception qu'on avait de ce sport (l'opposition anthropologique Hinault-Fignon me paraît très judicieuse). Comme j'avais autre chose à construire qu'un regard sur le cyclisme, en dehors d'un profond dégoût pour l'armada Banesto et son quinquennat, c'est la Gewiss-Ballan '94 et l'histoire de caféine de Bugno qui m'ont dessillé les yeux. Il y avait déjà des papiers sur l'EPO, mais là on commençait à voir de visu des trucs complètement irréels. Notamment dans l'aplomb des coureurs, des nouvelles comètes. Je reconnais avoir été (modérément) dupé par les numéros de Chiappucci, mais je n'étais pas dans l'arène, et il n'y avait pas de forum... '93-'94, c'est à ce moment-là que j'ai commencé à parler de catch et arrêté de tenir mes petits palmarès. Honnêtement, '98 ne m'a pas du tout étonné: je pensais simplement qu'après un tel scandale, ce sport subirait un aggiornamento radical, et j'ai vite été déçu. C'est juste un sentiment, hein, nourri peut-être par l'âge et le res-sentiment, mais il y a des éléments qui me renvoient à cette triste EPOque, notamment l'impression que certaines équipes ne pratiquent pas le même sport que les autres. (Pardon pour le ton candide mais sincère du message)
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Par Le sucre sportif
#2982901
Au contraire merci de me dire sincèrement comment vous avez vécu la période. Du coup la meilleure solution si je comprends bien pour éviter l'overdose et de regarder le cyclisme à petite dose pour éviter d'être dégoûté.

Bon à ce que je vois, on est très loin des années 90 actuellement quand même au niveau comète et au niveau des médias
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Par AlbatorConterdo
#2982921
Un peu comme Gino, mais plus tard, avec les Gewiss, puis Riis
-à Hautacam, avec la tête qu'il faisait, j'ai cru qu'il allait clamser sur le vélo-
je savais que Fignon en parlait avant comme d'un équipier à peine potable, et sa progression semblait assez étonnante,
sans que je sache bien sûr à quoi il tournait, c'était inquiétant.
Avec les années 98-00, j'ai réalisé alors comme tout le monde combien tout était vicié, et j'ai peu suivi les années Armstrong,
regardant le vélo comme du catch...
Depuis, je reste sur mes gardes. :spamafote:
Par zwhisop
#2993690
Un fossoyeur du cyclisme, davantage que le grand et classieux LA:
Indurain

Le style de lance est reste inimitable, sa passion lui fait commettre les pires exces
Par fred30
#2997593
Plutôt que d'essayer objectivement de dire ce qui était bien ou pas dans les années 90, je raconterai quelques souvenirs marquants pour moi. Je crois que c'était le sens du post de départ.
Pour moi les années 90, c'est moi sur le canapé avec ma grand-mère du sud-ouest qui encourage Chiappucci contre Indurain. "allez chiappucci. Tu vas le lâcher, l'autre grand qui rigole jamais ! vas y !"
c'est aussi mon père et moi debout devant la télé à l'arrivée de Paris-Roubaix 1993, à encourager Duclos-Lassalle. "Allez Gibus, allez Gibus !" Et moi qui ne comprend pas pendant les quelques secondes de flottement après le passage de la ligne. "mais si c'est Duclos qui a gagné, pourquoi l'autre a levé le bras !?"
C'est aussi Museeuw qui s'échappe, injouable, sur le Tenbosse dans le Tour des Flandres 98 (je crois). Un mont sans pavé, un gros démarrage en danseuse, il ne se rassoit pas, et on ne le revoit qu'après la ligne.
C'est surtout l'avènement d'Ullrich à Andorre-Arcalis en 1997 sur le Tour, une classe terrible qui laissait augurer de la plus belle des carrières. On sait aujourd'hui qu'il n'en a rien été, malgré une victoire sur la Vuelta et deux titres de champion du monde CLM. On s'attendait à mieux pour un gars qui gagne le tour à 23 ans, comme Anquetil, Gimondi, Merckx, Hinault, Fignon. Que des coureurs de classe.
C'est enfin la détresse de ce même Ullrich un an plus tard, tombé sous les démarrages somptueux de Pantani dans le Galibier sous l'orage. La montée vers les Deux-Alpes a dû être très longue pour le coureur allemand. 8 minutes perdues !
Et puis les années 90, c'est aussi le visage de Tchmil sur Paris-Roubaix 1994. Inoubliable.
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Par Kivolanov_Volabov
#2997614
Le sucre sportif a écrit :
28 mars 2019, 19:38

J'avoue ne pas avoir trop de souvenir de cette année là, plus des années Armstrong en fait ... Alors c'était comment ? J'ai l'impression que beaucoup réagissent par rapport à leur déception de cette époque, mais il y avait certainement des affaires auparavant ? La sonnette d'alarme avait-elle été tirée ou alors l'ambiance était je vois mais je ne dis rien ? Ou alors l'affaire Festina a surpris tout le monde ?
Je ne sais pas si on peut parler de traumatisme. Pour ma part, je me doutais bien qu'il y avait des pratiques dopantes mais sans imaginer une telle ampleur ( et surtout mes chouchous comme Pantani ne pouvaient pas être concernés évidemment :genance: ).
L'affaire Festina c'est d'abord une affaire policière. Faut imaginer que ce Tour 98 c'est presque de nouvelles infos ou un nouvel évènement sur le dopage chaque jour. Mais c'est aussi un Pantani phénoménal. Enfin un pur grimpeur gagne le Tour ! Depuis le temps que j'attendais ça ! En plus face à Janou qui ne levait jamais le cul de la selle. Cette opposition de style :love:
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Par dolipr4ne
#3007541
zwhisop a écrit :
17 avr. 2019, 21:47
Un fossoyeur du cyclisme, davantage que le grand et classieux LA:
Indurain

Le style de lance est reste inimitable, sa passion lui fait commettre les pires exces
En effet, un style degueulasse!
Et totalement fake en plus, défoncé qu’il etait par le dopage qu’il allait nier pendant des années, en menaçant tous ses contradicteurs et en plaignant tous les sceptiques. Avant d’etre contraint de se mettre à table chez Oprah, comme une pauvre merde.
Quelle belle idole tu t’es fait, zwhi’.......

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