Le forum dédié aux fans d'histoire du cyclisme, de palmarès de coureurs, de courses, mais aussi de nombreux jeux organisés par nos animateurs. Vous retrouverez aussi ici les débats autour du cycle historique mis en place par David

Modérateur : Modos HP

Avatar de l’utilisateur
Par kelmeur
#2694501
Hey !

Ca fait quelque temps que je pense à ce topic, pour fêter un forum HP remonté à sa bonne vieille place d'antan, juste à côté du forum membres, disons que c'est le moment !

On peut clairement dire que cette période appartient à l'histoire du vélo dorénavant, il n'y a plus vraiment de coureurs en activité qui courraient dans les années 90, des Sevilla/Mancebo ont certes débuté à la tout fin de celles-ci mais bon.
Disons qu'hormis le fameux Rebellin... il ne reste plus personne ayant réellement couru ces années.

Je pense que les années 90 représentent quelque chose de spécial, pour la bonne et simple raison que c'est durant cette période que beaucoup d'entres nous, pas tous hein, mais beaucoup ont commencé à suivre le vélo.

Quels souvenirs gardez vous de cette dizaine ?
Est-ce une dizaine spéciale pour vous ?
Ceux qui suivent le vélo depuis bien plus longtemps que ça encore, comment placez vous cette dizaine dans l'Histoire en général ?

On sait que par rapport au dopage, ce n'est pas la dizaine la plus glorieuse, loin de là, finalement est-ce que ça impacte pour beaucoup ce que vous en retenez ?

Et enfin quels étaient les champions de cette décennie qui vous ont le plus marqué ?


A l'époque, je n'aimais pas du tout Indurain, par contre j'adorais Rominger.
Cette fameuse année 93, j'ai tellement espéré que le suisse pourrait l'emporter, énorme Tour qu'il nous avait sorti, mais ça ne l'a pas empêché de finir à près de 5min du patron.

Sinon bien sûr, Virenque...

Mais le gars que j'ai vraiment soutenu c'est Fernando Escartin, il était de loin mon coureur préféré.
Sa victoire à Piau sur le tour 99 est mon meilleur souvenir de vélo, une étape géniale. :love:
Avatar de l’utilisateur
Par loloherrera
#2694536
Pantani et point barre.
Jamais vu un tel démarrage en montagne.
On pourra toujours me soutenir que cette période correspond à la plus grosse EPOque nananinanana, mais qui peut encore croire que les meilleurs tournent à l'eau ?
J'aurais vibré devant les exploits de l'italien, j'ai pas honte de le dire.
Depuis sa mort, quelque chose s'est cassé. Enfin depuis 2 000 en fait. Je n'ai plus jamais ressenti autant d'émotions, de joie depuis Marco et Lucho.
Avatar de l’utilisateur
Par AlbatorConterdo
#2694545
Comme par hasard, celui qui ouvre un topic sur la décennie (oui, c'est "décennie" le mot que tu cherchais, pas"dizaine" :elephant: )la plus controversée sur le vélo n'est autre que :kelmeur:
Le Tour 93 fut une belle purge à l'époque. A part Zenon Jaskula qui restait toujours 2-3 m derrière le groupe, iln' y avait pas grand chose à voir cette année là
Avatar de l’utilisateur
Par daizenshu_
#2694560
J'adorais le Pantani meilleur grimpeur du peloton qui pouvait gagner et creuser des écarts en montagne dans son style caractéristique. Par contre le voir jouer en plus de ça un général de GT, j'aimais pas du tout. Faut pas chercher à comprendre la logique là-dedans... :genance:

Pareil pour les Rominger ou Zülle, je les aimais bien, mais fallait quand même qu'ils restent derrière Indurain.
Indurain s'est éteint sur le TDF 1996, j'ai donc directement détesté celui qui a "gagné" le Tour cette année-là, un certain Bjarne Riis...
Avatar de l’utilisateur
Par AlbatorConterdo
#2694597
kelmeur a écrit :
27 sept. 2017, 18:36
CPTmatros a écrit :
27 sept. 2017, 18:05
Tellement de souvenirs dans cette décennie pour moi... :love:

idem, ne nous laissons pas lamantiniser, quelle belle décennie :elephant:
:genance:
Je parlais surtout du TdF 93.
Pantani, Virenque, Leblanc m'ont fait tout de même vibrer durant cette période.
Avatar de l’utilisateur
Par El_Pistolero_07
#2694617
loloherrera a écrit :
27 sept. 2017, 16:34
Pantani et point barre.
Jamais vu un tel démarrage en montagne.
On pourra toujours me soutenir que cette période correspond à la plus grosse EPOque nananinanana, mais qui peut encore croire que les meilleurs tournent à l'eau ?
J'aurais vibré devant les exploits de l'italien, j'ai pas honte de le dire.
Depuis sa mort, quelque chose s'est cassé. Enfin depuis 2 000 en fait. Je n'ai plus jamais ressenti autant d'émotions, de joie depuis Marco et Lucho.
Je pense que dopage ou pas dopage, la capacité d'accélération est innée. Un Ullrich, tu le dopais autant que tu voulais, ben c'est un diesel. Pareil pour Cadel Evans.
Alors que Pantani, Virenque, Leblanc, Heras ou Contador ben c'est des gars qui ont une capacité a poser des mines. Sans dopage ils passent de 18 à 21 km/h avec de 23 à 28 km/h. Mais c'est pas l'EPO qui leur permet d'attaquer, simplement de suivre un train plus rapide, pas d'attaquer. Je pense pas être clair... :tonton:
Avatar de l’utilisateur
Par El_Pistolero_07
#2694620
AlbatorConterdo a écrit :
27 sept. 2017, 17:04
Comme par hasard, celui qui ouvre un topic sur la décennie (oui, c'est "décennie" le mot que tu cherchais, pas"dizaine" :elephant: )la plus controversée sur le vélo n'est autre que :kelmeur:
Le Tour 93 fut une belle purge à l'époque. A part Zenon Jaskula qui restait toujours 2-3 m derrière le groupe, iln' y avait pas grand chose à voir cette année là
En même temps, Kelmeur va pas parler du vélo actuel. :spamafote:
Avatar de l’utilisateur
Par marcella
#2694669
Il Gatto et Eugenio sont les deux qui m'ont fait rêver au cours de cette décennie.

La doyenne face au duo ONCE reste pour moi un must, sans oublier le Ronde 1996.
Gros regret pour les mondiaux de Lugano où Bartoli était le plus fort.

Un faible aussi pour Fondriest, Tonkov, Simoni, Argentin, Bobrik, Ugrumov, Konyshev, Cippolini, Hampsten.
Avatar de l’utilisateur
Par runnz
#2694753
Pour ma part c'est la décennie où je me suis le plus investi dans le cyclisme, j'achetais régulièrement l'Équipe et lisait à chaque mois Miroir du cyclisme et la Revue Vélo. Bien sûr qu'on ne pouvait ignorer le dopage, c'était sous-entendu, la grande avancée pour tenter de le combattre fut la limite à 50% d'hémato. Mais ces sujets ne m'intéressaient nullement, quoique en voyant la victoire de Riis, je dois vous dire que j'avais un peu mal au coeur.... :pinch:
Mais comme je suis un pragmatique, je savais d'avance que rien ne peut être parfait, ni juste. C'est pourquoi j'étais accro de ce sport et de cette décennie en particulier.
Par Crabtree
#2701676
J'ai découvert le cyclisme en 1990 et l'ai aimé avec la naïveté d'un enfant pendant toute cette décennie alors qu'on peut dire avec le recul qu'elle fut la plus sombre de notre sport, bien plus qu'aujourd'hui. Cependant, pendant les premières années, il restait des performances qui pouvaient nous sembler "authentiques", malgré tout. J'ai récemment eu la chance de visionner sur Canvas, un très beau reportage Belga Sport, sur la galère des coureurs Lotto au cours du Tour de France de 1995. Seuls deux coureurs finiront ce Tour de France: Andreï Tchmil et Peter Farazijn. Wilfried Nelissen du abandonner sur chute. Marc Sergeant ne repartira pas après le contre-la-montre par équipe, alors que lors de la première étape alpestre, quatre coureurs finiront hors délais: Sammie Moreels, Peter De Clercq, Herman Frison et Rudi Verdonck. Mario De Clercq abandonnera au pied de La Plagne. Naturellement, aucun d'entre eux ne prit d'EPO, à l'époque. S'il y a des lecteurs du forum de Vélo-Club qui comprennent le néerlandais, je leur recommande vivement de créer un compte sur le site de Canvas: https://www.canvas.be/belga-sport/de-lo ... -la-plagne et de visionner le reportage gratuitement. Cela ouvre les yeux, je trouve. À l'époque, ici en Belgique, nous nous lamentions des piètres performances de coureurs belges. Nous savons aujourd'hui quelles furent les causes de ce déclin. Nous avions la nostalgie des années Merckx, y compris dans ma propre famille. Un coureur comme Sammie Moreels pouvait terminer quatrième et cinquième, respectivement de la Flèche wallonne (alors une grande et longue classique) et de Liège-Bastogne-Liège lorsqu'il était néo-pro en 1989. On peut raisonnablement penser dès lors qu'il aurait au moins pu jouer les premiers rôles sur les-dites classiques lorsqu'il devait être au sommet de sa carrière, en 1995. Au lieu de ça, humiliation suprême, il est exclu du Tour de France, hors délais lors de la première étape de montagne et tout comme ses coéquipiers arrivés hors-délais, n'a pas vu son contrat prolongé par Jean-Luc Vandenbroucke chez Lotto (Vandenbroucke faisait mine de ne pas voir l'évolution au point de vue médical alors que très probablement, il était parfaitement au courant) et, un an plus tard, ils doivent tous mettre un terme à leur carrière alors qu'ils avaient tous autour de la trentaine, beaucoup trop tôt pour arrêter. Seul Mario De Clercq a pu se réfugier dans le cyclocross pour poursuivre sa carrière et a fini par être impliqué lui-même dans l'affaire Landuyt-Versele mais chez Lotto en 1995, il roulait probablement honnêtement. Ce n'est que deux ans après qu'est arrivé la limite à 50% d'hématocrite et je suis d'accord pour dire qu'il s'agissait d'une grande avancée. Les années 1995 et 1996 étaient bien les pires années mais l'enfant que j'étais à l'époque ne pouvait pas le voir.
Avatar de l’utilisateur
Par CPTmatros
#2701716
Après sur les GT peut-être et chez Lotto peut-être, mais en face des coureurs comme Museeuw ou Steels ne tournaient pas qu'à l'eau claire à mon humble avis...
Par Crabtree
#2701722
Effectivement, les coureurs belges qui voulaient faire des performances comme Museeuw ou Bruyneel partaient en Italie et en Espagne. Steels, c'était la génération d'après. Une autre histoire.
Par Nono2956
#2702088
Moi aussi, j'ai découvert le cyclisme en 1990. J'étais enfant et évidemment tout est sublimé, on est émerveillé! Les médias ne parlaient pas de dopage ou très peu. Chaque victoire d'un coureur n'était pas mise en doute. Les années 80 ont été celles de l'arrivée de l'argent à travers Tapie et La Vie Claire au milieu des années 80, mais qu'au niveau du dopage, on restait "soft", l'EPO n'ayant vraiment fait son apparition qu'en 1989 ou 1990 dans les pelotons. Celui-ci s'est généralisé vers 1993-1994. Cette décennie est donc marquée, avec le recul, par la généralisation du dopage de masse.

Sinon, quand je regarde mes DVD des tours de cette époque, je me dis que ça a bien changé depuis! Les coureurs ne mettaient pas de casques (sauf dans les clm et pour les sprinters), les vélos bien classiques tubulaires (on venait juste de passer aux vitesses indexées aux manettes) Il n'y avait pas d'oreillettes, et les courses étaient beaucoup plus spectaculaires qu'aujourd'hui et moins verrouillées. Un coureur qui avait la science de la course pouvait encore faire la différence...Il y avait une certaine "innocence" complètement perdue aujourd'hui. Mais c'est le début de la transition vers un cyclisme moderne, on commençait à parler de capteurs de puissance et tous ces trucs.

Au niveau purement sportif, j'ai des souvenirs particuliers de cette décennie, par course:

- les succès de "Gibus" dans Paris-Roubaix en 1992, résistant Olaf Ludwig dans le final et celle en 1993, au sprint devant Ballerini (qui était tellement déçu qu'il voulait raccrocher!) et aussi ces déboires en 1994 et 1995 alors qu'il était très fort. L'édition 1994 était terrible, dans la boue et le mano-à-mano Tchmil-Museeuw inoubliable. L'édition 1996 avec le triplé Mapei (avec le final mis en scène). J'ai oublié la victoire d'Eddy Planckaert aux dépends de Steve Bauer pour ... 1 millimètre en 1990 et Guesdon en 1997, la surprise du chef! Plus la grave chute de Museeuw en 1998, sa renaissance en 2000...La classique qui m'aura le plus marqué.

- la victoire de Jaja dans Milan-San Reno en 1995, devant un Fondriest impuissant

- dans LBL, beaucoup à dire, le triplé Gewiss de 1994 (avec la aussi un final arrangé, on a laissé Argentin sortir par la grande porte), les duels Jalabert-Bartoli en 1997 et 1998: un Bartoli qui se joue littéralement de Zülle (trop juse dans le final) et Jaja (perclus de crampes) dans le final et une jambe au dessus de tous en 1998. Le duel duel Bartoli-VDB en 1999 grandiose et Paolo Bettini qui s'y révèle en 2000, mais là on change de décennie.

Dans le Tour des Flandres, j'ai le souvenir de la (brève) renaissance de Bugno qui bat Museeuw en 1994, la victoire aussi de Durand en 1992 après une échappée au long cours.

Au Tour de Lombardie, je me rappelle de la victoire de Bobrik en 1994 qui a "ratonné" toute la course avant de battre au sprint un Chiappucci qui avait fait tout le boulot.

Au niveau des grands Tours, j'ai déjà parlé du Tour sur un autre topic.

- pour le Giro, la révélation Bugno en 1990 contre un Charly Mottet revenu au top, la victoire surprise (et sans lendemain) de Chioccioli en 1991, l'écrasante victoire d'Indurain en 1992, sa victoire plus étriquée en 1993 contre un Ugrumov survolté, sa défaite en 1994 face à Berzin (et Pantani qui se révèle au monde), Rominger qui écrase la concurrence en 1995, Tonkov (alias M. Giro) qui gagne en 1996 dans les Dolomites, son duel perdu face à Pantani en 1998, l'Italien qui sera d'ailleurs en 1999 à son firmament dans ce Giro...avant de tomber dans les abîmes

- dans le Vuelta, le duel Rominger-Zülle en 1993, le dernier podium de Pedro Delgado en 1994 (3è), le festival Jaja en 1995 (il laisse une victoire d'étape victoire à Dietz), sa grosse défaillance en 1996 alors qu'il était grandissime favori, la victoire en 1999 d'Ullrich pour son retour après la chute qui l'avait privé du Tour 1999 et la première arrivée à l'Angliru (victoire sulfureuse de Jimenez, des motos ayant bloqué Tonkov)
TOUR DE SUISSE 2.WT1

48 VAN AVERMAET 79 ARNDT 88 GOGL 93 GAROSIO Aband[…]

foot 2018-2019

Torrent, c'est une des plus mauvaises latér[…]

73 FRISON

Cyclisme espagnol

Bah oui vu que c'était le meilleur ca[…]

Toute l'actualité cycliste sur notre site   Accéder au site