Le forum dédié aux fans d'histoire du cyclisme, de palmarès de coureurs, de courses, mais aussi de nombreux jeux organisés par nos animateurs. Vous retrouverez aussi ici les débats autour du cycle historique mis en place par David

Modérateur : Modos HP

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Par tuco
#2567257
Plus je lis sur ce champion, plus je suis fasciné.

J'ai honte de le dire, mais ce n'est qu'il y a quelques minutes que j'ai découvert la manière avec laquelle il a gagné LBL en 1966 :venerer:

(manière qui montre que s'il l'avait voulu, il aurait un palmarès de classiques énorme :paf-mur: )


EDIT ; et il gagne le TPB à 36 ans :venerer: :venerer:


je n'ai pas grand chose d'intéressant à dire sur lui, sorry.Par contre, s'il y en a assez âgés qui l'ont vu courir, j'aimerais bien avoir vos impressions.


Ah, et aussi, que disaient Merckx et Hinault de Anquetil ? J'aimerais vraiment le savoir, ça, j'ai pas trouvé sur le net.
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Par loloherrera
#2567265
Moi, j'aimerai bien savoir si le \"méchoui\" d'Andorre est une légende ou si Anquetil s'est vraiment empiffrer durant cette fameuse journée de repos...
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Par tuco
#2567271
vu son mode de vie,perso,je parie qu'il y a un fond de vérité.



Confession : quand j'ai commencé à m'intéresser à l'histoire du cyclisme, comme beaucoup, ému par les malchances de pouplou, j'étais poulidoriste.

Maintenant, je serais plutot anquetiliste. Poulidor est un champion, mais il avait des failles (radin avec les équipiers -méga crucual ; trop attentiste -mais là je suis peut-être injuste....et si tout simplement, sa malchance était d'avoir couru en même temps que merckx et anquetil ?)
Par brunobasto
#2567282
loloherrera a écrit :Moi, j'aimerai bien savoir si le "méchoui" d'Andorre est une légende ou si Anquetil s'est vraiment empiffrer durant cette fameuse journée de repos...
Il y a rien sur le livre consacré à la [strike]bouffe[/strike] nourriture écrit par Pierre Carrey...?
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Par tuco
#2567305
brunobasto a écrit :[strike]bouffe[/strike] nourriture
:good:
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Par loloherrera
#2567317
Anquetil ou Poulidor...je dirai Maitre Jacques point de vu personalité et Poupou en tant que coureur.
Sinon, Bahamontes :spain:

Ce duel et cet antagonisme sont à placer parmi les plus belles rivalités du cyclisme. Au niveau de Coppi-Bartali.
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Par tuco
#2567322
loloherrera a écrit :Poupou en tant que coureur.
.

pour quelles raisons ? ça m'intéresse, ça
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Par loloherrera
#2567337
tuco a écrit :
loloherrera a écrit :Poupou en tant que coureur.
.

pour quelles raisons ? ça m'intéresse, ça
Bah Anquetil, c'était Indurain avant l'heure. Le rouleur qui limitait la casse en montagne. J'ai toujours préféré les grimpeurs, même s'ils se faisaient démonter par les coureurs plus complets.
D'ailleurs, Anquetil disait que s'il pouvait gagner pour une seconde, il le ferait. C'était pas vraiment un homme de panache, c'était le froid calculateur.
En cela, son exploit Dauphiné-Bordeaux-Paris fait exception dans sa carrière, et Géminiani y est pour beaucoup.
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Par marcella
#2567719
Si j'avais à choisir je serai Poulidoriste, surtout à cause des magouilles du Grand Fusil, comme par exemple sur la Course au soleil 1966.
Par brunobasto
#2567754
marcella a écrit :Si j'avais à choisir je serai Poulidoriste, surtout à cause des magouilles du [b:2ahr82d0]Grand Fusil, [/b:2ahr82d0]comme par exemple sur la Course au soleil 1966.
:jap:

Eclaire ma/notre lanterne... :study:
Par angelsbdesign
#2567919
Si quelques minutes l’Alzheimer me quitter veut bien quelques réponses personnelles à toutes ces questions de jeunes Padawan faire part je veux bien ! :hosto:
Tout d’abord la chance voir Anquetil courir j’ai eu ! :gafauvel:
Tout d’abord lors de son apparition dans le monde du cyclisme un prodige c’était : amateur à 19 ans il dominait les meilleurs rouleurs du monde sur le GP des Nations (140 km c.l.m. !) et devint rapidement imbattable dans cette discipline. A 22 ans il bat le record de l’heure détenu depuis 14 ans par Fausto Coppi (à l’époque la tentative était retransmise en direct à la radio !). A 23 ans il gagne le premier Tour de France auquel il participe (en remportant 4 étapes : 2 en ligne et 2 c.l.m.). :woohoo:
Ce qui le caractérise à ce moment-là c’est son style : l’aérodynamisme de sa position qui ne bouge pas durant l’effort solitaire. La réflexion d’Antonin Magne D.S. de Poulidor lors de son premier TdF est célèbre il avait dit à son poulain qu’Anquetil rattrapait : « Rangez-vous Raymond et regardez c’est la Caravelle qui passe ! ». :francais:
Ensuite il est évident que sa domination et son duel avec Poulidor a divisé la France, comme ce fut le cas pour Merckx 14 ans plus tard… Outre son style il avait un goût de la provocation et du défi qui s’accompagnait d’une volonté farouche pour y parvenir… Ses victoires au Tour d’Italie dans des conditions d’équité pittoresques faisaient les grands titres des journaux (Nencini poussé tout au long des cols pour le distancer et lui reprendre le maillot rose !). :italy: :green:
Il possédait une intelligence de course exceptionnelle (plus facile à mettre en œuvre quand on a de tels dons et de telles capacités !) ce qui lui a beaucoup servi (outre une part de chance et un brin de rouerie) pour surmonter des situations défavorables !
Merckx et Hinault étaient évidemment très admiratifs et respectueux du palmarès et du style d’Anquetil.
L'édition 1969 de Paris-Nice supplante toutes les autres par une concurrence incroyable. Cette année-là, ce sont deux mondes qui vont s'entrechoquer. Maître incontesté de la décennie 60, Jacques Anquetil rencontre celui qui allait devenir plus tard, \"le Cannibale\", Eddy Merckx. Un duel arbitré par Raymond Poulidor. Le combat entre Anquetil, Merckx, qui avait remporté le Giro l'année précédente, et Poulidor, encouragé par des milliers de supporters dans le Col d'Eze, tient toutes ses promesses. Comme ça allait devenir une habitude pendant une dizaine d'années, Merckx s'impose devant Poulidor et un Anquetil au crépuscule de sa carrière. C'est ce genre d'affrontements qui a permis à Paris-Nice d'acquérir ses lettres de noblesse.
Pour répondre à mon apprenti loloherrera (« Lolo, quand je ne serai plus, le dernier des Jedi tu seras !» :whistle: ) l’histoire du méchoui d’Andorre est une légende urbaine. Il y a deux façons de la comprendre : le côté légendaire (il avait négligé les principes diététique durant la journée de repos en sacrifiant à un méchoui et avait payé cash ces erreurs le lendemain matin au départ sur les pentes de l’Envalira) et une accumulation d’informations historiques (Anquetil sacrifiait régulièrement la diététique aux plaisirs de la table suivant des impulsions qui effaraient ses directeurs sportifs, ses équipiers et ses amis :popcorn :champagne: ! Ça faisait partie de son goût du défi et de la provocation !). A Andorre il n’avait pas touché au méchoui auquel il avait été convié… Par contre il était très superstitieux et un « mage » lui avait prédit en début d’année qu’il mourrait le lendemain joker. . Dès le coup de feu du départ à Andorre, Bahamontes, les Kas et Poulidor ont attaqués et Anquetil s’est retrouvé distancé… Inquiet, persuadé que la prédiction allait se réaliser il était à la dérive à l’arrière, montant accroché par les coudes de son équipier Rostollan (le grand-père de Thomas le coureur de l’Armée de Terre) :contrat: . Au sommet il voulait abandonner et Géminiani en utilisant la provocation l’oblige à poursuivre :colere: … Le reste est connu : descente de fou dans le brouillard en se fiant aux freins des motos qui le précèdent ; retour dans le groupe du maillot jaune Groussard et de ses équipiers Lejeune (Anglade) au bas de la descente et ils finissent par reprendre les grimpeurs échappés au terme d’une longue poursuite avant que Poulidor ne crève, tombe en se relançant et perde du temps à l’arrivée ! Je me rappelle très bien de cette étape que je suivais flash après flash à la radio : j’étais persuadé qu’il allait pour la première fois être battu sur le Tour au sommet de l’Envalira (en 58 il avait dû abandonner avec une pleurésie !) et les étapes de son retour tenaient du miracle ! :venerer:
Pour BB (brunoubasto) lors du Paris-Nice 1966 Poulidor avait battu (humilié !) Anquetil lors de l’étape c.l.m. et s’acheminait lors de la dernière étape vers une victoire historique à Nice quand Géminiani mis en œuvre une tactique et une stratégie usant de toutes les ressources possibles (sportives et… au-delà :redcard: ) pour faire craquer le leader et permettre à son champion de le lâcher dans les derniers kilomètres et de lui reprendre le maillot. Assailli de tous côtés, Poulidor est à l'orée de la rupture. Une ultime et tranchante attaque d'Anquetil aura finalement raison de la résistance du Maillot Blanc. Ce démarrage subtil et imparable, ajouté au barrage savamment érigé et orchestré, de main de maître, par les Ford, ruinera tout espoir de retour du leader de la course. Il parviendra néanmoins, dans un dernier sursaut d'orgueil, à recoller à la roue arrière du fuyard mais renoncera finalement peu après, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Epuisé par les coups assénés et répétés du Normand, de ses équipiers et des alliés de circonstance, Poupou abandonnera à 30 misérables bornes de l'arrivée, étape et victoire finale à son rival de toujours. Pour se faire une idée du travail colossal accompli par les Ford lors de cette dernière demi-heure, il convient de rappeler que, outre Jacques Anquetil, bien évidemment, seuls Arie Den Hartog et Bernard Vandekerkhove parviendront à rallier Nice dans les délais. Les autres, tous les autres, devront abandonner, exténués. :trueevil:
J’espère la lumière vous avoir un peu apportée, même si des souvenirs beaucoup ne me sont pas revenus ce soir… Mais quand 900 ans comme moi tu auras, moins en forme tu seras.\" :RIP:
Par brunobasto
#2567931
Tu es précieux. :jap:

:good: :good: :good:

Géminiani et Poulidor ne s'aimaient donc vraiment pas non plus...

Marrant parce que avec le recul, les commentaires des premiers TDF que je suivais à la TV étaient assurés par les 2 en alternance sur TF1 et Antenne2. :contrat: :gafauvel:
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Par Baignereau
#2567969
Geminiani a quand même essayé de débaucher Poulidor de chez Mercier en 1966 ou 1967. Après un rendez vous dans un restaurant à Moulins en tête à tête avec le grand fusil Poulidor donne son accord pour rejoindre la Ford l'année suivante. Antonin Magne le retiendra en lui expliquant que si il s'en va l'équipe Mercier met la clé sous la porte. Une anecdote tiré du documentaire sur Poulidor diffusé il y'a un an ou deux sur France TV.
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Par marcella
#2568641
brunobasto a écrit :
marcella a écrit :Si j'avais à choisir je serai Poulidoriste, surtout à cause des magouilles du [b:3cj6j8sd]Grand Fusil, [/b:3cj6j8sd]comme par exemple sur la Course au soleil 1966.
:jap:

Eclaire ma/notre lanterne... :study:
Pas grand chose à rajouter à l'intervention de l'encyclopédique Angelsbdesign. :good:

Contrairement à ce que l'on pouvait craindr[…]

Ils ont qu'a arrêté de sortir des par[…]

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