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Modérateur : Modos HP

Par pampiladuche
#2164422
Roche meritait il son triplé...?

Jeff n'est il pas le vainqueur moral après son exploit au Ventoux? il ne dut céder son jaune maillot qu'en raison de la faiblesse de son équipe Ah les suisses de Koechli !!! :paf-mur: :boulet:

Gayant s'est beaucoup amélioré dans son élocution :france:

Lavainne mange t-il de la salade.?

Maechler est il toujours aussi bellâtre...? :swiss:

Fuerte a t il été géné par la moto à La Plagne face à Fignon?

Les Del Tongo étaient ils vraiment à la ramasse?
Par _AlbatorConterdo
#2164453
J'étais fou devant ma téloche le jour de ce CLM, persuadé qu'on avait le vrai successeur d' Hinault... :S
En fait, j'étais un peu jeune pour tout piger, mais je me souviens en avoir voulu à Guimard ensuite... les Français Mottet et Bernard se tiraient dans les pattes , et Roche en avait profité, il a été malin, certes, mais aussi le plus régulier.
J'ai revu ce TdF récemment , car malgré la déception pour Jeff, la course fut palpitante.
Après la perte de son maillot , on dirait que quelque chose se casse dans la tête de Bernard, et du coup, il est difficile de le considérer comme un vainqueur moral parce que mentalement, il était plus fragile que l'Irlandais. Roche et Delgado étaient un cran au dessus en montagne à la fin , sans contestation.
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Par loloherrera
#2164545
Le premier CM faisait 87 kms :fouet: Herrera à 9 minutes :sylvain84:

Un Tour passionnant jusqu'au bout, avec la remontée de Roche dans La Plagne puis son malaise.
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Par gradouble
#2164549
Franchement les tours de cette époque étaient passionnants

Pas de très grands leaders, et surtout pas de grandes équipes qui cadenassaient tout. Pas de grand sprinter qui nous les brisait.
Il y avait un côté \"open\", frais et insouciant; ça faisait moins \"pro\" qu'aujourd'hui. Dans les étapes plates, les échappés allait quasiment toujours au bout, des échappées fleuves parfois; Mottet en a bien profité. Les CLM étaient gigantesques, mais ne bloquaient pas la course, ça permettait même au pur grimpeur de prendre le grand large en montagne.

Et en montagne, c'était superbe. Les leaders étaient seuls entre eux à 3 cols de la fin, certains se découvraient très tôt. Les rebondissements étaient fréquents. Une simple et belle étape de montagne de l'époque serait qualifiée d'étape du siècle ultra mythique aujourd'hui.

Les supers crus : 83, 86, 87, 89 et même 90 pour moi que j'aime beaucoup. 84 et 85 pas mal non plus. 88 bof.
91 juste pour l'étape du Val Louron, le reste était trop maîtrisé par Indurain.
Par angelsbdesign
#2164552
_AlbatorConterdo a écrit :J'étais fou devant ma téloche le jour de ce CLM, persuadé qu'on avait le vrai successeur d' Hinault... :S
En fait, j'étais un peu jeune pour tout piger, mais je me souviens en avoir voulu à Guimard ensuite... les Français Mottet et Bernard se tiraient dans les pattes , et Roche en avait profité, il a été malin, certes, mais aussi le plus régulier.
J'ai revu ce TdF récemment , car malgré la déception pour Jeff, la course fut palpitante.
Après la perte de son maillot , on dirait que quelque chose se casse dans la tête de Bernard, et du coup, il est difficile de le considérer comme un vainqueur moral parce que mentalement, il était plus fragile que l'Irlandais. Roche et Delgado étaient un cran au dessus en montagne à la fin , sans contestation.
Comme je suis beaucoup plus vieux :whistle: :gafauvel: j'étais ce jour-là au bord de la route au moment où Jeff (dont j'étais un grand fan à l'époque !) perd son maillot...
Il ne le perd pas du tout à cause de la faiblesse de son équipe ou d'une défaillance de sa part mais juste sur un fait de course (il crève à 1km du sommet du col du Tourniol) et d'une inspiration stratégique intelligente de Guimard (qui fait griller le ravito en bas du col et attaquer les système U sur le col qui enchaîne immédiatement (la Bataille la bien nommée !).
Il y a une échappée devant à ce moment-là avec des Toshiba (Bauer et Ruttimann il me semble) que Koechli fait se relever immédiatement pour attendre Bernard alors que derrière tous les favoris se relaient dans un groupe de chasse hyperperformant (Fignon, Mottet, Delgado, Roche, Lejarretta, Herrera, Fuerte, etc.!) et font le trou avant que Jeff regroupe ses équipiers au sommet en tête du peloton... Sauf que le plateau du Vercors entre le sommet de la Bataille et le pied de la dernière montée avant Villars-de-Lans (Herbouilly) c'est un toboggan infernal où il est impossible d'organiser une chasse efficace... et l'écart fluctue à la hausse avant de se creuser dans le final !
Ensuite il est certain que le moral avait changé de camp et que Jeff ne s'en remettra vraiment jamais (comme Fignon après sa défaite in extremis en 89) !
Mais sur ce coup là tout le monde a bien joué... Rien à redire !
Par angelsbdesign
#2164554
A mon avis 400 messages minimum, 300 après l'arrivée et 10 forumeurs qui \"reçoivent la lettre\" et sont exclus pour une durée plus ou moins longues ! :good: :moqueur:
Par MysticalMike
#2164560
gradouble a écrit :Franchement les tours de cette époque étaient passionnants

Pas de très grands leaders, et surtout pas de grandes équipes qui cadenassaient tout. Pas de grand sprinter qui nous les brisait.
Il y avait un côté "open", frais et insouciant; ça faisait moins "pro" qu'aujourd'hui. Dans les étapes plates, les échappés allait quasiment toujours au bout, des échappées fleuves parfois; Mottet en a bien profité. Les CLM étaient gigantesques, mais ne bloquaient pas la course, ça permettait même au pur grimpeur de prendre le grand large en montagne.

Et en montagne, c'était superbe. Les leaders étaient seuls entre eux à 3 cols de la fin, certains se découvraient très tôt. Les rebondissements étaient fréquents. Une simple et belle étape de montagne de l'époque serait qualifiée d'étape du siècle ultra mythique aujourd'hui.

Les supers crus :[b:6o6sh32o] 83, 86, 87, 89 et même 90 [/b:6o6sh32o]pour moi que j'aime beaucoup. 84 et 85 pas mal
non plus. 88 bof.
91 juste pour l'étape du Val Louron, le reste était trop maîtrisé par Indurain.



Et dire que j'ai commencé à suivre le tdf à partir de 1993-1994! Vraiment pas de bol....
Par brunobasto
#2164564
pour moi 87 est un des plus grands TDF avec 84 86 et 89....

d'accord avec gradouble: ces éditions échevelées commencent à dater...
Par brunobasto
#2164565
angelsbdesign a écrit :
_AlbatorConterdo a écrit :J'étais fou devant ma téloche le jour de ce CLM, persuadé qu'on avait le vrai successeur d' Hinault... :S
En fait, j'étais un peu jeune pour tout piger, mais je me souviens en avoir voulu à Guimard ensuite... les Français Mottet et Bernard se tiraient dans les pattes , et Roche en avait profité, il a été malin, certes, mais aussi le plus régulier.
J'ai revu ce TdF récemment , car malgré la déception pour Jeff, la course fut palpitante.
Après la perte de son maillot , on dirait que quelque chose se casse dans la tête de Bernard, et du coup, il est difficile de le considérer comme un vainqueur moral parce que mentalement, il était plus fragile que l'Irlandais. Roche et Delgado étaient un cran au dessus en montagne à la fin , sans contestation.
Comme je suis beaucoup plus vieux :whistle: :gafauvel: j'étais ce jour-là au bord de la route au moment où Jeff (dont j'étais un grand fan à l'époque !) perd son maillot...
Il ne le perd pas du tout à cause de la faiblesse de son équipe ou d'une défaillance de sa part mais juste sur un fait de course (il crève à 1km du sommet du col du Tourniol) et d'une inspiration stratégique intelligente de Guimard (qui fait griller le ravito en bas du col et attaquer les système U sur le col qui enchaîne immédiatement (la Bataille la bien nommée !).
[b:y6zj02zy]Il y a une échappée devant à ce moment-là avec des Toshiba (Bauer et Ruttimann il me semble) que Koechli fait se relever immédiatement pour attendre Bernard alors que derrière tous les favoris se relaient dans un groupe de chasse hyperperformant (Fignon, Mottet, Delgado, Roche, Lejarretta, Herrera, Fuerte, etc.!) et font le trou avant que Jeff regroupe ses équipiers au sommet en tête du peloton... Sauf que le plateau du Vercors entre le sommet de la Bataille et le pied de la dernière montée avant Villars-de-Lans (Herbouilly) c'est un toboggan infernal où il est impossible d'organiser une chasse efficace... et l'écart fluctue à la hausse avant de se creuser dans le final !
Ensuite il est certain que le moral avait changé de camp et que Jeff ne s'en remettra vraiment jamais (comme Fignon après sa défaite in extremis en 89) !
Mais sur ce coup là tout le monde a bien joué... Rien à redire[/b:y6zj02zy] !
marrant , Gayant y a fait allusion mercredi ou jeudi suite aux attaques des Katusha/Tinkoff pour dire que " c'est la course"

d'ailleurs Jeff s'en est souvenu de cette étape et du coup des Systéme U puisqu'il a recruté l'année suivante les Madiot, Gayant et Poisson....
Par Styx
#2164570
J'ai rien contre Jeff Bernard mais il n'était pas très futé (ses analyses quand il était consultant étaient très peu pertinentes, il se plantait souvent). Il n'a jamais confirmé après 87 tout comme Roche qui était selon la rumeur chargé à mort (tête de bébé joufflu cortisoné).
Bref un Tour de transition, entre deux grands leaders (Hinault/Indurain). Mais c'est sûr que c'était plus sympa, ouvert, plaisant que les années de plomb de la période Indurain.
Par pampiladuche
#2164601
ben moi j'aime bien Jeff je le trouve plus \"authentique\" que Vasseur par exemple

pour Roche, il se jetait aussi sur les patisseries
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Par GATO
#2165521
Pour sa victoire au Giro 87, faut demander á Roberto Visentini et attention á la réponse …
Le forum aurait explosé lá aussi.
Et au Tour 87 étant fan de Delgado je dirais non. mais Roche a été le plus malin lui et son équipe.
Dommage aussi pour Bernard il était symphatique et énorme sa montée au Ventoux maillot ouvert.
Perso les Tours 83, 87 et 89 sont les meilleures.
Jacques Goddet et ses bonnes paroles pour Stephen Roche sur ce Tour 87 ...
Par angelsbdesign
#2165528
GATO a écrit :Pour sa victoire au Giro 87, faut demander á Roberto Visentini et attention á la réponse …
Le forum aurait explosé lá aussi.
Et au Tour 87 étant fan de Delgado je dirais non. mais Roche a été le plus malin lui et son équipe.
Dommage aussi pour Bernard il était symphatique et énorme sa montée au Ventoux maillot ouvert.
Perso les Tours 83, 87 et 89 sont les meilleures.
Jacques Goddet et ses bonnes paroles pour Stephen Roche sur ce Tour 87 ...
C'est sûr que Visentini/Roche chez Carrera sur le Giro 87 c'était autre chose que Aru/Landa chez Astana cette année :attack: :duel: :rock:
Pour Bernard il faut surtout se rappeler qu'en 83/84 il y avait 2 grands espoirs Français qui dominaient d'une classe insolente le peloton amateur et à qui on prédisait un avenir exceptionnel c'était Bernard enrôlé par Toshiba et Bouvatier enrôlé par Renault... Donc l'exploit du Ventoux (un tantinet stratosphérique quand même !) confirmait l'éclatement de cette révélation attendue du "nouvel Hinault" : une lumière qui allait se mettre en veilleuse le lendemain... avant de s'éteindre définitivement l'année suivante lors de l'étape de l'Alpes d'Huez au terme d'une terrible défaillance dans la montée du Glandon (22' de perdues) !
Par nikiruttiman
#2166793
pampiladuche a écrit :Roche meritait il son triplé...?

Jeff n'est il pas le vainqueur moral après son exploit au Ventoux? il ne dut céder son jaune maillot qu'en raison de la faiblesse de son équipe[b:1pxlggb9] Ah les suisses de Koechli[/b:1pxlggb9] !!! af-mur: :boulet:

Gayant s'est beaucoup amélioré dans son élocution :france:

Lavainne mange t-il de la salade.?

Maechler est il toujours aussi bellâtre...? :swiss:

Fuerte a t il été géné par la moto à La Plagne face à Fignon?

Les Del Tongo étaient ils vraiment à la ramasse?
Attention!!! je me sens un peu impliqué là.... :gafauvel: :attack: :duel:
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Par runnz
#2166824
gradouble a écrit :Franchement les tours de cette époque étaient passionnants

Pas de très grands leaders, et surtout pas de grandes équipes qui cadenassaient tout. Pas de grand sprinter qui nous les brisait.
Il y avait un côté "open", frais et insouciant; ça faisait moins "pro" qu'aujourd'hui. Dans les étapes plates, les échappés allait quasiment toujours au bout, des échappées fleuves parfois; Mottet en a bien profité. Les CLM étaient gigantesques, mais ne bloquaient pas la course, ça permettait même au pur grimpeur de prendre le grand large en montagne.

Et en montagne, c'était superbe. Les leaders étaient seuls entre eux à 3 cols de la fin, certains se découvraient très tôt. Les rebondissements étaient fréquents. Une simple et belle étape de montagne de l'époque serait qualifiée d'étape du siècle ultra mythique aujourd'hui.

Les supers crus :[b:3c0aqqtw] 83, 86, 87, 89 et même 90 [/b:3c0aqqtw]pour moi que j'aime beaucoup. 84 et 85 pas mal non plus. 88 bof.
91 juste pour l'étape du Val Louron, le reste était trop maîtrisé par Indurain.

Ne pas oublier 2003, pas mal non plus. [img:3c0aqqtw]http://forum-images.hardware.fr/images/ ... tnissa.gif[/img:3c0aqqtw]
Par mazinho93
#2166928
Quand on revoit ses tours de france des années 80, on se rend compte que les leaders avaient beaucoup plus d'esprit d'entreprise et d'audace, ils s 'attaquaient tous les jours à 50 parfois 60 km des arrivées !
on oublie souvent l'étape bayonne pau dans ce tour pourtant bernard et breukin attaquen dans la montée du soudet à peut être 90 km de l'arrivée et mettent tous les leaders (fignon, roche, delgado..) à 4 minutes à pau

Comment ne pas regretter cette époque romantique !
Par angelsbdesign
#2166964
mazinho93 a écrit : Comment ne pas regretter cette époque romantique !
En disant que le romantisme est ringard et démodé comme les maillots en laine et les casquettes :manolo:

Vive le cyclisme des oreillettes et des DS formés sur PCM :victory: :kazak:
Par nostradamus--dans--le--bus
#2167009
Vos souvenirs sont vraiment des trésors !! Merci de les partager comme ça c' est un énorme plaisir de vous lire :)
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Par loloherrera
#2167017
L'étape de La plagne était aussi un chantier.
Dès le Galibier, Herrera fait rouler ses café de colombia. Roche demande à Parra de calmer le Lucho, Fabio lui répond qu'il est un peu fou :green:
Du coup, Roche décide de faire la descente du Galibier à fond les ballons. Delgado notamment est distancé de 40 secondes, mais tout rentre dans l'ordre dans la Madeleine.

Dans La Plagne, Perico attaque quasi au pied. Avance max d'une minute, retour de Roche qui vient mourir à 4 secondes de l'espagnol sur la ligne !
Sans oublier la victoire d'étape de Fignon devant Fuerte.

C'est vrai que c'était un superbe Tour...sauf que Lucho n'a remporté aucune étape :angry: ( j'ai hai Lauritzen le soir de Luz Ardiden :sweat-lol: ).
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