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Modérateur : Modos HP

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Par levrai-dufaux
#3274155
Pareil que lolo, je ne me lasserais jamais de lire les exploits de Coppi, et ils sont ici magnifiquement racontés, merci fred ! :super:

Je pense que les qualités de rouleur de Coppi étaient connues avant ce Milan San Remo 1946. Fin 1942, il avait en effet battu le record de l'heure d'Archambaud et si sa performance n'était pas encore homologuée, elle avait fait grand bruit tant l'épreuve bénéficiait alors d'une large audience.
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Par fred30
#3274896
C'est vrai que son record de l'heure est antérieur à cette reprise des courses après-guerre.

Néanmoins, je crois que c'est la première fois que Coppi faisait une grande démonstration sur route, en solo, sur un parcours majoritairement plat : je parle ici des 140 km après le Turchino.

Mais son record de l'heure reste marquant pour son époque, clairement. Il a d'ailleurs tenu 14 ans, battu par Anquetil.
D'ailleurs, comment expliquer l'engouement pour cette épreuve dans le passé ? Après tout il ne s'agit que d'un mec qui tourne en rond, tout seul, pendant 1 h. :spamafote: :elephant:
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Par marcella
#3274942
Le record de l'heure reste aussi marquant car il s'est tenu dans des conditions spéciales.

La piste étai beaucoup plus cotée à l'époque.
Je m'y suis toujours intéressé, même si les tentatives avec les vélos aérodynamiques me plaisaient moins, sauf celle d'Obree, maias c'est vrai que je fais parti des :gafauvel: :elephant:
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Par marcella
#3274943
Le record de l'heure reste aussi marquant car il s'est tenu dans des conditions spéciales.

La piste étai beaucoup plus cotée à l'époque.
Je m'y suis toujours intéressé, même si les tentatives avec les vélos aérodynamiques me plaisaient moins, sauf celle d'Obree, maias c'est vrai que je fais parti des :gafauvel: :elephant:
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Par levrai-dufaux
#3275000
fred30 a écrit :
12 janv. 2021, 17:27
C'est vrai que son record de l'heure est antérieur à cette reprise des courses après-guerre.

Néanmoins, je crois que c'est la première fois que Coppi faisait une grande démonstration sur route, en solo, sur un parcours majoritairement plat : je parle ici des 140 km après le Turchino.

Mais son record de l'heure reste marquant pour son époque, clairement. Il a d'ailleurs tenu 14 ans, battu par Anquetil.
D'ailleurs, comment expliquer l'engouement pour cette épreuve dans le passé ? Après tout il ne s'agit que d'un mec qui tourne en rond, tout seul, pendant 1 h. :spamafote: :elephant:
Comme le dit marcella, l'intérêt pour le record de l'heure est à rattacher à une période où les épreuves sur piste jouissaient d'une popularité exceptionnelle. Je pense qu'il n'est pas exagéré de dire que, au moins jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, la piste bénéficiait d'une exposition égale à la route. La césure entre les deux n'était d'ailleurs pas aussi marquée qu'aujourd'hui puisque l'hiver, on retrouvait les grands champions de la route sur les épreuves de Six Jours pour lancer leur saison. Plus que le record de l'heure, on peine d'ailleurs à comprendre aujourd'hui l'extraordinaire succès de ces épreuves de Six Jours où, par exemple, le tout Paris venait s'agglutiner dans le Vel d'Hiv pendant des heures pour voir tourner les as.

Pour revenir au record de l'heure, l'une des raisons pour lesquelles il a constitué une épreuve aussi attractive est qu'il assurait à son vainqueur de nombreux contrats dans les vélodromes. D'ailleurs, si l'on regarde dans le détail, on s'aperçoit que l'épreuve n'a véritablement décollé que dans les années 1930. Le record d'Oscar Egg, établi en 1914 à plus de 44 km/h a tenu pratiquement 20 ans et a été battu par surprise par le Français Maurice Richard, un coureur d'envergure régionale dont personne n'avait entendu parler de la tentative. Du jour au lendemain, Richard est devenu une vedette. L'âge d'or du record de l'heure coïncide ensuite avec la mythique piste de Milan, le Vigorelli. A partir d'Olmo en 1935, tous les records y ont été établi jusqu'à celui de Bracke en 1967. Celui de Coppi a d'ailleurs duré aussi longtemps car l'état d'épuisement extrême dans lequel le campionissimo avait terminé l'épreuve avait dissuadé les autres tentatives. Coppi n'avait pourtant amélioré le record d'Archambaud que d'une faible marge et il est probable qu'il aurait pu faire mieux quelques années plus tard.

Puis, avant même l'ère des vélos aérodynamiques, les tentatives de Ritter et Merckx à Mexico ont déjà contribué à dénaturer un peu l'épreuve à mes yeux, lui faisant perdre en lisibilité en faisant intervenir le facteur de l'altitude.
Par biquet
#3275003
Je vous propose de jeter un oeil trés attentif sur le fil actus du jour, qui consacre un long récit à la mythique étape du Gavia 1988. :w00t: Les Delgado, Bernard, Madiot, Gaigne, Laffargue et Philippe Bouvet font appel à leurs souvenirs, et c'est tout simplement dantesque. On est bien au-delà de la simple compétition sportive, là, on emprunte carrément le chemin de l'épopée, voire de l'héroisme. Merci et bravo à Ximun Larre !! :applaud: :agenou:
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Par fred30
#3305092
Rendez-vous ce week-end pour un nouveau texte qui nous rappellera de sacrés souvenirs.

Histoire de combler un peu le manque de pavés cette semaine ...

:wink:
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Par levrai-dufaux
#3305337
fred30 a écrit :
07 avr. 2021, 09:37
Rendez-vous ce week-end pour un nouveau texte qui nous rappellera de sacrés souvenirs.

Histoire de combler un peu le manque de pavés cette semaine ...

:wink:
Hâte de voir quelle édition tu nous réserves :super:
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Par fred30
#3306235
Paris-Roubaix 1994
Tout au bout de la boue

« Il n’y a que des beaux Paris-Roubaix, mais il y a aussi des grands Paris-Roubaix. » La phrase est de Patrick Chêne, aux commentaires de ce Paris-Roubaix 1994 sur le point de rester dans les mémoires. Il la prononce alors qu’il reste encore 100 km à parcourir. Cela donne une idée de l’intensité de la course.
La veille, dans la presse, Rik Van Looy déclarait : « Il ne faut pas attaquer sur Paris-Roubaix. » Le triple vainqueur faisait peut-être référence à l’extrême dureté de l’Enfer du Nord. Entre Compiègne et Roubaix, l’anachronisme des chemins non carrossables propulse naturellement les hommes forts à l’avant. L’empereur d’Herentals le sait. Ce constat est d’autant plus vrai quand la météo s’en mêle. Les jours qui ont précédé ont été pluvieux et la boue s’est invitée sur le parcours. Et ce jour-là, c’est encore une actrice de premier plan.

Le film débute sous la neige qui tombe légèrement mais le premier moment fort se déroule dans la tranchée d’Arenberg, comme souvent. On y retrouve un petit peloton déjà bien amaigri suite aux nombreux abandons. Dans ce goulet englouti par la forêt, Ballerini et Duclos-Lassalle jouent de malchance. Duclos va jusqu’à tomber et percuter un spectateur trop avancé qui filmait. (la scène aura son remake sur les pentes de l’Alpe d’Huez en 1999, avec Giuseppe Guerini dans le rôle principal). Quand le double tenant du titre se relève, il brandit sa roue cassée. Il nous rappelle l’époque des forçats de la route.
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A l’avant, un groupe d’hommes forts et pour l’instant épargnés par la malchance s’est constitué. L’entente n’est pas cordiale et on s’observe déjà entre Johan Museeuw, Andrei Tchmil, Adri Van der Poel, Nico Verhoeven et quelques autres. D’autres les rejoindront quelques kilomètres plus loin : Johan Capiot, Olaf Ludwig, Eddy Seigneur, Fabio Baldato …
Certains s’agacent devant ce scénario indécis ou personne ne roule franchement, où les à-coups sont nombreux. Après une première poursuite, Ballerini et Duclos-Lassalle rentrent sur la tête. Le français est épaulé par ses soldats aux maillots déjà plus très blancs : Lemarchand, Cappelle. L’autre équipe en supériorité numérique est la GB-MG de Museeuw, qui peut compter sur Baldato, Willems et Peeters.

Bizarrement, ces hommes ne s’organisent pas pour assumer le rythme alors que Bruno Boscardin s’est échappé en solitaire quelques kilomètres plus tôt. Dans le secteur pavé d’Auchy, le rythme s’accélère et c’est Duclos-Lassalle, désormais isolé, qui se porte en tête. Ses coéquipiers ont cédé. Bonne nouvelle pour la GB-MG et les adversaires du béarnais : pour s’imposer sur les pavés, pas question de prendre des Gan.

Au milieu de seconds rôles valeureux et très en verve, Harmeling (TVM) et Baldato en tête, les protagonistes se détachent sous un ciel noir et de pâles rayons de soleil, rebelles mais sur le point de céder.
Puis la pluie retombe soudain. Les cascades et figures imposées se multiplient. Les chutes dans le secteur de Bersée provoquent des cassures. Ballerini est devant avec Museeuw, Tchmil, Van der Poel et Verhoeven. Et Duclos-Lassalle ? C’est le héros malheureux, il doit chasser à l’arrière.

Nul ne comprend pourquoi les favoris ne se mettent pas d’accord pour l’éliminer définitivement. Museeuw semble caresser les pédales et se place toujours dans la roue du premier coureur du groupe. Il court au millimètre et s’économise, sur son vélo tout suspendu dont le cadre abaissé semble être un pionnier de la tendance « sloping » qui s’imposera bien des années plus tard. Ballerini s’en agace et attaque alors que Duclos-Lassalle était sur le point de réintégrer le groupe. Mais le transalpin coupe son effort quand il voit Museeuw revenir dans sa roue. La seule conséquence de cette tentative avortée aura pour conséquence de laisser Duclos-Lassalle derrière. L’italien et le français se retrouveront bientôt …

C’est alors que Tchmil contre l’attaque de Ballerini et prend tout de suite plusieurs longueurs d’avance. « C’était pour emmerder Museeuw, dira-t-il. Depuis Arenberg il ne roulait pas et pourrissait tous les coups. » Les deux hommes ne s’apprécient guère. Ils étaient coéquipiers l’année précédente mais la rupture est franche depuis le Mondial d’Oslo de l’automne 93. Museeuw avait alors demandé à Tchmil de rouler avec lui pour tenter de rentrer sur Armstrong, lancé vers l’arc-en-ciel. Le moldave avait refusé. L’aboutissement d’une tension née en début de saison, quand Tchmil s’était vu évincé de la sélection pour Milan-San Remo malgré sa 2ème place à Tirreno-Adriatico. Le seul leader de la formation GB-MG pour la Primavera se nommait alors … Johan Museeuw.

Pense-t-il à tout cela quand il contre Ballerini à 60 km de l’arrivée ? Espère-t-il seulement un renfort afin de ne pas rouler seul dans ces conditions ? Toujours est-il que l’écart grimpe doucement mais sûrement. Museeuw retrouve un peu de main d’œuvre et les GB-MG s’organisent enfin pour maintenir un écart acceptable en vue des derniers secteurs pavés. En vain. Le groupe ne roule pas assez fort. Les coureurs qui reviennent de l’arrière le prouvent, parmi lesquels Sean Yates ou Charly Mottet.

Tchmil possède près d’une minute d’avance quand Baldato et Duclos-Lassalle, encore revenu, chassent à l’arrière. Et le moldave crève ! Après dépannage, il n’a plus qu’une quarantaine de secondes d’avance. Facile à dire après coup, mais dans les conditions crépusculaires et aquatiques de ce jour, il est plus facile d’être dépanné en étant seul à l’avant qu’au milieu d’un groupe de vingt. Le pavé est dans un tel état que les véhicules sont parfois déviés afin de ne pas rouler sur certains secteurs. Les chutes de motos sont presque aussi nombreuses que celles des vélos. La retransmission télé se fait en grande partie grâce à l’hélicoptère. C’est la panique partout. Capiot chute et provoque des cassures. Museeuw en profite et accélère. Ballerini et Duclos l’accompagnent un temps, suivi à distance de Baldato.

Et c’est là que cette édition de Paris-Roubaix offre sa scène « charnière ». Ce qui était un film d’horreur quand Madiot abandonna en début de course avec le trochanter fracturé, se transforme en drame. En film à grand spectacle. Secteur de Vendeville : Ballerini lève le bras et se fait passer par les autres coureurs. Il a crevé. Il semble à l’arrêt. Sa roue arrière chasse et il joue les équilibristes pour rester sur sa machine. Il doit aller au bout du secteur pour être dépanné. Et Duclos-Lassalle crève également, quelques mètres plus loin ! Image saisissante des deux hommes au ralenti, eux qui se départageaient l’année précédente sur le vélodrome pour huit petits centimètres. Leurs destins semblent noués, leurs trajectoires s’épousent et se lient, du haut du pavé jusqu’au fond de leurs soucis. Cette fois-ci pour les deux hommes, c’est l’envers du nord.

Loin devant eux, se joue le thriller que l’on sentait venir. Museeuw est désormais seul, lui aussi. C’est un duel à distance qui commence entre lui et Andrei Tchmil. Plus que 20 secondes d’avance, puis 15. Puis 8. Et même 6. Museeuw a un visuel sur son ennemi. Le point de mire se fait de plus en plus précis. Il dure de plus en plus longtemps. Tchmil et Museeuw en 94, c’est le vainqueur du GP E3 contre le vainqueur de Kuurne-Bruxelles-Kuurne, ce sont les deux hommes qui accompagnaient Bugno sur le podium du Ronde, une semaine plus tôt.
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Le Lotto n’attend pas. L’espace de 10 km, le bras de fer est impressionnant. 10 secondes, puis 6. Et petit à petit, la tendance s’inverse. Tchmil s’éloigne de la vue de Museeuw. Il disparaît derrière une ferme, puis réapparaît après le virage. Il semble un peu plus petit. Plus ramassé. Ce n'est pas qu'il se tasse, c'est qu'il insiste. L’écart remonte doucement. 15 secondes, puis 20. Museeuw regarde derrière. Son coup de pédale se fait moins efficace. Il a perdu au Lotto.

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Museeuw se retrouve à 30 secondes derrière son rival quand il est victime d’une panne de matériel. La suspension de son vélo créé pour l’occasion est cassée. Le Belge accusera volontiers son matériel de l’avoir lâché au plus mauvais moment, mais il semble bien qu’il avait perdu du temps avant son avarie. Son dépannage est en plus catastrophique. Ses pieds restent coincés dans les cales de longues secondes.

La fin de la course voit Tchmil s’envoler vers Roubaix, sautant les terre-plein, étirant son dos à l’approche de Roubaix à de multiples reprises sans perdre en efficacité. Le vélodrome de Roubaix disparaît sous une nouvelle averse violente, mais les spectateurs grondent autant que l’orage en le voyant débouler sur la piste luisante.

Derrière lui, un Museeuw démobilisé s’est vu rejoint par tous les favoris. Même Duclos-Lassalle et Ballerini sont revenus et peuvent jouer la deuxième place. Deux hommes se sont détachés du groupe et finissent sur le podium : Baldato et … Ballerini, qui complète sa collection de podium et qui patientera un an de plus avant de soulever le pavé rêvé.

Ce jour-là, 48 noms seulement défilèrent sur le générique de fin. 143 acteurs furent coupés au montage …
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Par gradouble
#3306645
Merci :super: :applaud:

Je l'avais vue celle là.
Incroyable souvenir; un cyclocross de 250 km dans des conditions dantesques.
Une course digne des "temps héroïques" du vélo; très heureux d'avoir pu voir un truc comme ça en direct au moins une fois dans ma vie.
Même mon grand-père paternel, féru de vélo depuis les années 60, m'avait appelé juste après l'arrivée pour me dire qu'il s'agissait d'une course exceptionnelle, comme il en avait très rarement vue.
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Par levrai-dufaux
#3307890
Merci Fred et bravo pour ce nouveau texte :applaud:

Comme toi, plus que le duel Tchmil/Museeuw, je retiens davantage de cette édition 1994 l'image de Ballerini et Duclos la main levée, pédalant l'un et l'autre de toutes leurs forces sur la jante sur les pavés glissants.

Franco Ballerini est d'ailleurs l'un des spécialistes de Paris-Roubaix à m'avoir le plus impressionné. Quel style sur le vélo ! :love: Il dégageait une impression de puissance extraordinaire. Dans cette édition 94, je trouve remarquable qu'il soit parvenu à terminer 3e malgré tous les incidents dont il a été victime. Sa crevaison avec Duclos arrive d'ailleurs dans un secteur pavé juste au moment où il venait d'accélérer l'allure pour rentrer sur Tchmil. Tout comme l'année précédente où il avait été battu pour quelques millimètres après avoir levé les bras, j'ai tendance à penser qu'il était le plus fort en 94, même si Tchmil réalise aussi un numéro exceptionnel.
Ensuite, il y a eu ses deux victoires, en 95 et 98, obtenues de très belle manière après avoir attaqué en solitaire loin de l'arrivée. Lors du triplé Mapei de 98, il crée d'ailleurs des écarts extraordinaires sur ses poursuivants et ne leur concède pratiquement rien, même lorsque ses équipiers attaquent au Carrefour de l'Arbre alors qu'ils étaient (logiquement) restés dans les roues des Gan qui menaient la poursuite pour Moncassin.

D'ailleurs, on parlait ces jours-ci de la disette de Cavendish, de manière assez incroyable, Ballerini était resté sans succès entre le Tour de Romagne en 1991 et... le Het Volk 95 ! Entre-temps, il avait frôlé la victoire à Roubaix bien sûr, mais aussi sur Gand-Wevelgem où il perd l'édition 94 d'un souffle, dans les mêmes circonstances que face à Duclos. S
Avec un peu plus de réussite, il aurait pu être l'égal d'un De Vlaeminck ou d'un Boonen (mais bon, avec des si...). Il a en tout cas été d'une constance remarquable de 1991 à 1998. En 91, encore un peu tendre, il était déjà aux avant-poste dans le final mais avait été écoeuré par Madiot après un beau mano-à-mano dans les derniers kilomètres.
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Par fred30
#3307990
Merci à tous pour vos retours :wink:

C'est un de mes premiers souvenirs vélos, un peu vagues je l'avoue, mais je sais que j'étais devant la télé ce jour-là. Avec mon père on râlait parce que Duclos était accablé par la malchance et ne lâchait rien pour autant. On avait beaucoup d'admiration pour lui et aussi Ballerini.

Pour répondre à Gradouble, ce jour-là c'était même 270 km de cyclo-cross ! :w00t:
Pour répondre au vrai-dufaux, c'est clair que Ballerini était extrêmement fort, plusieurs années de suite. Sur une période plus condensée que Duclos-Lassalle, il a finalement connu des désillusions et une quête difficile et douloureuse vers son Graal. Ca force le respect.
En revoyant les 100 derniers km en vidéo avant d'écrire ce texte, j'avoue que c'est Baldato qui m'a impressionné. Je ne me rappelais pas beaucoup de ce coureur (à part son nom) et je l'ai trouvé très beau sur son vélo.
En le voyant, félin et puissant à la fois, donnant l'impression de ne jamais forcer, je l'aurais situé quelque part entre Bartoli et Pozzato. :love:

Ils ont aussi fait ce Paris-Roubaix 1994 :

Lubos Lom. Le Tchèque fut le premier échappé, dès le km 4, sous une neige fine. Plus de 137 km d’échappée. Stefan Wesemann resta en chasse-patate sans jamais parvenir à le rejoindre. Lubos Lom s’arrêta à un ravitaillement pour se réchauffer. Il repartit, puis abandonna. Vaincu par le froid.
Marc Madiot. Double vainqueur de la Reine des Classiques (+ une fois en amateur), il abandonna sur chute et fit ainsi ses adieux à la course qu’il aime tant. Fracture du trochanter. Déjà pas avare de coups de gueule qui sont devenus proverbiaux, le Français pesta toute la semaine précédant la course. Devant les innovations technologiques qui se généralisaient (Museeuw, Duclos-Lassalle, Lemond entre autre courant sur des vélos suspendus à l’avant et à l’arrière), il déclara : « S’ils ne veulent pas se faire secouer, ils n’ont qu’à aller voir ailleurs, ils n’ont qu’à faire d’autres courses. »
Rob Harmeling. Equipier de Johan Capiot, il abat un travail considérable et s’échappe avant l’attaque autoritaire de Tchmil, obligeant les GB-MG à travailler.
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Par JohanMusée
#3308099
Super récit pour une édition de légende, merci. Un de mes premiers souvenir de vélo. Je me souviens encore vouloir profiter de chaque image de Museeuw pour apercevoir le vélo dont on parlait tant... Mais dont on ne voyait presque rien avec la boue dans mes souvenirs :rieur: . Ce vélo qu'il ne sait d'ailleurs toujours pas voir en peinture 27 ans plus tard je pense...
Ballerini était extrêmement fort, sans doute le meilleur passeur de pavé du milieu des années 1990. En 1996, sans ses soucis mécaniques, on aurait pu avoir droit à un mélodrame pour la victoire, à la place de la belle pièce de boulevard qu'on a eue. Museeuw paraissait peut-être très fort, mais pour Ballerini on en a la certitude. Dommage qu'on ait pas eu droit à un duel au sommet entre les deux en 1998. Et peut-être a-t-il été encore meilleur sélectionneur que coureur, c'est dire. Quelle perte pour le cyclisme italien que sa mort en 2010.
Tchmil, c'est aussi un caractère à part. Un emmerdeur de première, mais un gars au physique et au caractère taillés pour les flandriennes. J'étais trop jeune et pas suffisamment objectif pour l'apprécier dans sa première partie de carrière, mais je me demande si je ne l'aurais pas préféré à Museeuw si j'avais eu 10 ans de plus.
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