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#2930730
Petit résumé de mon dernier week-end passé dans les Pyrennées à Saint-Lary Soulan. C'était la première fois que je me frottais à des vrais cols, puisque j'habite Paris et que je n'ai mon vélo de route que depuis 1 an. Je suis donc plus habitué aux côtes de la vallée de Chevreuse, à la montée de Suresnes ou encore à la côte de Casenave dans le 94 (qui vaut d'ailleurs le détour pour ceux qui ne la connaisse pas).

Samedi: J'avais prévu Hourquette par Ancizan, Aspin par Payolle et Azet par Saint Lary pour finir. Je me suit contenté de la Hourquette (montée à 10km/h de moyenne) et de la moitié d'Aspin. Mon dérailleur a ensuite lâché! Heureusement que des jeunes toulousains mon pris en stop et monté jusqu'au sommet. J'ai pu ensuite descendre Aspin jusqu'Arreau en roue libre, bloquant ma chaine avec un bout de bois et un elastique :cheval: . Mon camarade de route est ensuite venu me chercher en voiture.

Dimanche: je pensais que mon aventure pyrénéennes s'arrêterait là, mais j'ai réussi à louer un vélo pour les deux jours restant. Me voilà donc avec une machine de près de 10kg pour continuer à grimper. J'ai fait une boucle en montant Peyressourde (monté à environ 10km/h) par Bordères Louron. Redescente ensuite sur Londenveille et Genos pour prendre le col d'Azet par son versant qui me semble le plus dur, avec 4 premiers km à 10%. Je l'ai monté là aussi aux alentours de 10km de moyenne, sans être dans le rouge. Redescente ensuite vers Saint Lary pour un total de 60km environ.

Lundi: avant le départ, juste le temps de monter Aspin par Arreau et de redescendre sur Saint-Lary avec un vent de face terrible. Sortie de 50km et Aspin monté à 12,7km/h, en 56 minutes.

Le bilan de ces sorties est pour moi positif, sachant que ce sont là les premiers cols que je montais. Les paysages étaient magnifiques, le temps superbe (juste un peu froid dans les descentes).
Préparant l'étape du tour, je souhaiterais avoir votre avis, ces sorties et le rythme de montée des cols vous semblent-ils bons? Sui-je sur la bonne voie? Allez y, soyez sans filtre!
#2930733
Je trouve Strava de moins en moins "fun". Du fait que comme dit plus haut certain apporte beaucoup d'importance aux KOM's et calcule tout. Déjà vu plusieurs coureurs sortir quand il y avait tempête pour profiter du vent de dos et/ou arrêter la circulation dans un segment. :scratch:

Dommage, c'était sympa quand tu rentrais et que tu voyais un KOM après ta sortie :green: Mais maintenant avec les chasseurs de KOM c'est plus presque impossible. En tous cas c'est comme ça chez moi.
#2930962
cyclistewallon a écrit :
08 nov. 2018, 14:52
Je trouve Strava de moins en moins "fun". Du fait que comme dit plus haut certain apporte beaucoup d'importance aux KOM's et calcule tout. Déjà vu plusieurs coureurs sortir quand il y avait tempête pour profiter du vent de dos et/ou arrêter la circulation dans un segment. :scratch:

Dommage, c'était sympa quand tu rentrais et que tu voyais un KOM après ta sortie :green: Mais maintenant avec les chasseurs de KOM c'est plus presque impossible. En tous cas c'est comme ça chez moi.
:ouch: :ouch: :ouch:
#2931009
Ça fait partie du jeu j'ai envie de dire.

Plus t'as de monde sur Strava, plus la prise de KOM doit être optimisée. Très vite, t'es obligé de te servir des conditions météo si tu veux avoir une chance de l'emporter (et pour d'autres KOM faudra effectivement prendre en compte la circulation du moment, prendre des virages à la corde, partir le plus léger possible, etc). Après, c'est à chacun de savoir si c'est prudent (ou non) de sortir dans ces conditions météo.


P.S. : Quand je parle de virage à la corde, je parle d'être dans sa propre voie, pas celle d'en face.
#2931026
WimVansevenant a écrit :
08 nov. 2018, 14:37
Petit résumé de mon dernier week-end passé dans les Pyrennées à Saint-Lary Soulan. C'était la première fois que je me frottais à des vrais cols, puisque j'habite Paris et que je n'ai mon vélo de route que depuis 1 an. Je suis donc plus habitué aux côtes de la vallée de Chevreuse, à la montée de Suresnes ou encore à la côte de Casenave dans le 94 (qui vaut d'ailleurs le détour pour ceux qui ne la connaisse pas).

Samedi: J'avais prévu Hourquette par Ancizan, Aspin par Payolle et Azet par Saint Lary pour finir. Je me suit contenté de la Hourquette (montée à 10km/h de moyenne) et de la moitié d'Aspin. Mon dérailleur a ensuite lâché! Heureusement que des jeunes toulousains mon pris en stop et monté jusqu'au sommet. J'ai pu ensuite descendre Aspin jusqu'Arreau en roue libre, bloquant ma chaine avec un bout de bois et un elastique :cheval: . Mon camarade de route est ensuite venu me chercher en voiture.

Dimanche: je pensais que mon aventure pyrénéennes s'arrêterait là, mais j'ai réussi à louer un vélo pour les deux jours restant. Me voilà donc avec une machine de près de 10kg pour continuer à grimper. J'ai fait une boucle en montant Peyressourde (monté à environ 10km/h) par Bordères Louron. Redescente ensuite sur Londenveille et Genos pour prendre le col d'Azet par son versant qui me semble le plus dur, avec 4 premiers km à 10%. Je l'ai monté là aussi aux alentours de 10km de moyenne, sans être dans le rouge. Redescente ensuite vers Saint Lary pour un total de 60km environ.

Lundi: avant le départ, juste le temps de monter Aspin par Arreau et de redescendre sur Saint-Lary avec un vent de face terrible. Sortie de 50km et Aspin monté à 12,7km/h, en 56 minutes.

Le bilan de ces sorties est pour moi positif, sachant que ce sont là les premiers cols que je montais. Les paysages étaient magnifiques, le temps superbe (juste un peu froid dans les descentes).
Préparant l'étape du tour, je souhaiterais avoir votre avis, ces sorties et le rythme de montée des cols vous semblent-ils bons? Sui-je sur la bonne voie? Allez y, soyez sans filtre!
Salut, je pense que c'est un bon début si tu n'as jamais grimper de cols surtout si tu n'avais pas ton vélo, et que tu t'es retrouvé avec un vélo lourd. Tu progressereas très vite au début à force d'en faire, sans t'entrainer de manière spécifique. La difficulté de l'EDT c'est le cumul de dénivelé positif. Si t'as pas l'habitude d'en faire, de grimper les cols, le jour où tu dois te taper plus de 4000m de d+, ça coince...
De ce que je comprends, tu vis à Paris, donc la difficulté pour toi sera sûrement de t'entrainer en montagne. Pour une course comme l'EDT, y'a pas de secrets, faut bouffer de la montagne !!

En terme de rythme, je pense que c'est pas mal, si tu débutes sur le vélo tu dois avoir une belle marge de progression, t'as enchaîné 3 jours en montagne, t'as grimpé sans te mettre dans le rouge ce qui est un très bon point. Je connais juste l'aspin de ce que tu as fait, 12.7km/h sans se mettre dans le rouge c'est prometteur. Par contre si tu as eu le vent de face dans la descente, tu as du le monter avec un joli vent de dos :siffle:
#2948642
Alors, ce qui suit , n'est pas une vraie sortie, mais une contraction de plusieurs vraies sorties, et par ailleurs un petit passage d'un livre que je suis en train d'écrire, qui par ailleurs ne parle pas de vélo. Vous me suivez ?


Rien de tel pour faire taire les pensées qu’un peu de sport bien violent. Sous un ciel gris et chargé, j’enfourchai mon bolide en carbone, et je partis en trombe, le vent de nord-ouest dans le dos. J’étais fébrile, comme électrisé par tous ces sentiments contradictoires qui déversaient leur cocktail de neurotransmetteurs et d’hormones dans mon organisme. Grillant les feux rouges, je manquai de me faire renverser par une voiture tournant à gauche, et une fois sorti de l’agglomération, je fis s’envoler mes jambes, mon vélo et mon cardio avec. Quarante, quarante cinq, cinquante, cinquante cinq kilomètres à l’heure sur le plat, poussé par le vent - entre l’effort et la griserie que cela procure, il n’y a plus de place pour des interrogations existentielles. Au pied d’une descente dévalée à soixante cinq à l’heure, balloté par le vent de côté et freiné dans les virages par un retraité peureux au volant de sa berline, je profitai de mon élan pour monter la bosse suivante à fond la caisse. A trente à l’heure sur du cinq pour-cent, en danseuse, je pulvérisai un « cycliste » en vélo électrique, lui faisant une queue de poisson pour bien le dégoûter. Un kilomètre plus loin, en haut de la montée, j’avais le coeur qui battait à tout rompre, les jambes saturées d’acide lactique, la gorge qui brulait et un goût prononcé de fer dans la bouche - j’ai dû me faire péter quelques capillaires sanguins.
Et j’allai mieux.
Je m’enfonçai davantage dans les collines du Lauragais, à allure plus modérée mais toujours soutenue, et sur un long faux plat montant de cinq bons kilomètres, je mis à nouveau les gaz pour arriver comme une bombe sur l’intersection marquant la fin, exténué, essoufflé, et plus vraiment très lucide, le sang ayant quitté ma tête pour alimenter mes jambes.
La menace du jour tombant me fit faire demi tour au bout de quarante kilomètres, et le vent qui m’avait si bien poussé à l’aller me livra à présent un combat acharné.
J’atteignis péniblement les quarante cinq à l’heure en descente, la fraîcheur se fit beaucoup plus perceptible vent de face, d’ailleurs la température sembla en chute libre, et j’étais habillé comme si c’était encore l’été, avec un sous-vêtement coupe-vent à manches longues comme seule concession à la saison automnale. Sur ce, il se mit à pleuvoir, un peu d’abord, puis de plus en plus fort. L’eau glaciale me fouetta le visage et me piqua les yeux. Au bout de quelques minutes, je fus mouillé jusqu’à la peau. Les routes désormais ruisselantes m’envoyèrent davantage de flotte d’en bas que le ciel d’en haut, mes chaussures furent détrempés, mes mains commencèrent à s’engourdir.
Seules les montées m’offrirent un peu de répit, car allant moins vite, le vent de face fut moins violent, et l’effort parvint à réchauffer un tantinet mon corps. De retour sur Toulouse, il fit presque noir, des automobilistes m’apercevant au dernier moment me klaxonnèrent, mes mains paralysées et rouges n’arrivèrent plus vraiment à serrer les freins, mes pieds furent des blocs de glace et mes muscles brûlèrent d’un feu froid.
Arrivé à la maison, je mis plus d’une minute à extirper de mes mains dysfonctionnels la clé de la porte d’entrée de la poche dans le dos de mon maillot.
Je trébuchai sous la douche sans me déshabiller, et l’eau presque froide brûla mes pieds et mains d’un feu ardent, d’une douleur aigüe qui ne cessa qu’au bout d’une dizaine de minutes.
Et j’allai mieux.
A force de donner la parole à mon corps, ma tête avait finie par se taire.
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