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#2636977
Ça fait 4h30 que j'ai passé la ligne de la Fausto Coppi, à Cunéo (Piémont).

Mon top 5 des choses que j'ai appréciées :
1. Les bénévoles. Oui, bon, comme dans toutes les cyclos, d'accord. Sauf que là, ils sont super nombreux et postés seuls à des endroits insensés toute la journée : un papy devant une cabane de berger à 2500m, sous la pluie fine, juste pour prévenir d'un virage serré. Des centaines d'exemples comme ça. J'ai eu envie de m'arrêter et de tous aller les serrer dans mes bras. Mes héros du jour. (et les ravitos sont au top aussi)
2. Le public. Un peu comme à l'Ardéchoise, on sent que c'est la fête dans ces petits villages où rien d'autre ne se passe le reste de l'année. Plein d'encouragements, ça fait chaud au coeur. A contrario, je n'ai pas vu un même engouement partout ailleurs (Vercors, Bourgogne, Alsace...), donc c'est à signaler.
3. Le col de la Fauniera, mythique. 22 km dont les 15 derniers à 9,5 % avec des km entiers à 11 ou 12 %. A la fois c'est magnifique et en même temps une torture pour les muscles. Je me demande si j'ai déjà grimpé un col aussi dur, franchement. Et plus on monte, plus le revêtement est pourri. Les vues au sommet sont top.
4. Le lieu de départ et d'arrivée, la grande place de Cunéo, est impressionnant. Beau architecturalement, bien animé (j'ai vu Vanotti sur le podium à 3 mètres de moi), tout est millimétré et facile à trouver (pas comme à l'Ardéchoise où le village exposants est un mini labyrinthe).
5. Le rapport qualité prix. Inscrit le 2 janvier, j'ai payé 45 euros + 5 pour la puce. Pour ceux qui aiment ça, la dotation est gigantesque : j'ai tout étalé sur mon lit hier soir, il y au moins 15 articles. Dont le maillot (lire ci-dessous), mais aussi des pâtes, des cookies, de l'arnica, des fruits secs... Après, perso, j'y vois une grosse part de gâchis, avec plein d'emballages et de produits qui ne seront pas utilisés, donc jetés direct.

Et mon top 5 de ce que je n'ai pas trop aimé :
1. La pluie. Pas de chance. Mais elle est tombée dès 7h30 (départ donné à 7h), m'a pourri deux descentes de col, a envoyé des mecs au tapis. J'ai super mal aux doigts parce que, déjà sue le sec, les descentes sont super tortueuses, pleins de pièges et le bitume laisse à désirer. Je vous laisse imaginer avec la flotte et les patins qui répondent mal.
2. Le maillot. Il est joli. Il change tous les ans et le graphisme est réussi (pas comme à... hum, hum) : cette fois, c'était dominante violet/rose. Mais il est obligatoire de la porter. Je trouve ça dommage. J'adore les pelotons multicolores, c'est plus facile de retrouver des gens, de suivre quelqu'un, etc.
3. Des traversées de village qui m'ont offert quelques sueurs froides avec : des pavés, des bottes de foin, des vire-vire, etc. Par moments, j'avais juste envie de me retrouver sur une route bien large, bien plate. Voire même une autoroute.
4. Le grand parcours est interdit aux plus de 65 ans, à cause d'un mort l'an dernier, ai-je entendu. Je trouve ça bête. Vu tous les dangers (de la route, de la pluie) et les gens mal préparés, même U65, le risque demeure de voir un mort. Grand parcours de 177 km pour 4100 mD+. C'est moins que mes trois dernières cyclos mais les pourcentages sont largement plus difficiles et les montées très irrégulières
5. Ce sera mon point final. Les architectes ou responsables de BTP italiens doivent être de grosses feignasses : ils font au plus court parfois, résultat on passe de 5 à 13 % puis 2 puis 12 puis 7. Mes jambes pleurent.
#2637167
loloherrera a écrit :
09 juil. 2017, 21:58
:applaud:
C'est quoi la prochaine ?
Rien de sûr. Peut-être en Auvergne, parce que je connais mal la région et qu'elle m'attire.

Mon seul objectif clair, c'est l'Alpen Brevet fin août, en Suisse. Monstrueux : j'ai opté pour le format 4 cols. 72 km de montée (dont 26 km avec un pourcentage supérieur à 8 % et 16 km au-dessus des 2000 m), 5300 mD+
La coin est magnifique, le revêtement des routes nickel, le traçage des cols sur les montagnes quasiment à la règle. Il a fallu réserver dès janvier. Reste à s'entraîner maintenant pour digérer l'altitude.
#2637997
Le plus "lourd", c'est tout ce qui précède et suit la course : les réservations, les longs déplacements, le réveil à l'aube ou même plus tôt encore (et donc devoir avancer son réveil les jours qui précèdent pour préparer le corps), devoir dormir dans un autre lit que le sien, ne pas toujours maîtriser ce que l'on va manger la veille ou le matin, etc.
La cyclo, elle même, c'est 75 % de plaisir et 25 % de souffrance. Bon, hier, la part "souffrance" a un peu explosé le quota, la faute à la pluie et à ma très faible expérience de la "vie" d'un (petit) peloton.

En juin, je n'ai quasiment roulé qu'en course, donc mon total kilométrique est faible. Le corps supporte bien puisqu'il a une semaine pour se régénérer. J'ai même changé pédales, cales et légers réglages cette semaine et ça ne m'a pas gêné. Pourvu que ça dure.
#2643081
Il en faut de la motivation pour ce genre d'aventure, alors bravo Chargain !

Je reviens sur ma course assez épique faite hier.
A Merles dans le Tarn et Garonne. Un très joli circuit de 7 km, plutôt plat avec une petite bosse, un faux plat montant sur quelques km, une longue ligne droite avec un joli vent de face, et un faux plat descendant avec quand même un petit pont d'autoroute pour retourner au village où se joue l'arrivée.
12 tours de circuit à parcourir, soit 84 km de course, ce qui en fait l'une des plus longues de l'année. Je suis en ce moment franchement hors de forme. J'ai du mal à retrouver mes puissances de l'an dernier sur le vélo, j'ai un mental de merde, craquant à la moindre difficulté, mais j'y vais parce que je peux prendre le temps, femme et enfants étant parti en vacance sans moi, resté à la maison pour le boulot.

Je retrouve quelques têtes bien connues, notamment un très bon pote, Guillaume avec qui on fait un petit tour de reco en discutant alors qu'on rattrape les 5ème caté en pleine course complètement cramés.

Le départ est donné. Je me place dans les premières places du peloton pour pouvoir suivre les attaques. A la fin du faux plat montant, je suis en troisième position et je vois la moto ouvreuse en plein milieu de la route, arrêtée. On arrive pleine balle sur lui, on ne sait pas où aller... les 2 devant moi passent à sa gauche, moi à sa droite. Je lui crie dessus, ça fait un peu peur quand même. Dans la ligne droite, le motard vient à mon niveau et m'engueule en me disant : "Le 61 on reste à droite sur la route !". Et là je m'énerve. Je suis l'un des seuls à être passé à sa droite alors qu'il était au milieu. je lui dit qu'il est complètement taré que j'ai roulé à droite etc... il me répond qu'il va demander ma disqualification aux commissaires.
Je m'écarte, arrache mon dossard et lui envoi à la tête. Oui j'aurai pas du faire ça, mais j'ai le sang chaud et avec le stress de la course, il se passe des trucs bizarres. Je vais à la voiture à l'arrière, après une explication beaucoup plus calme avec le conducteur de la voiture, il me dit que je peux continuer et que je dois aller chercher le dossard après la course. OK, je continue, et ça m'arrange bien, parce que bon faire plus d'1h de route pour aller se rendre sur une course pour faire 5km c'est rageant.
Je reprend donc place dans le peloton. Dans la partie descendante, petit moment calme dans le peloton, j'en profite alors pour attaquer. Je suis suivi par le champion régional. On est 2. Je demande à ce qu'il passe son relais, il me laisse devant encore un peu. Puis fait la petite montée du pont à bloc, et moi après avoir fait mon relais ben je subis un peu trop. Il prend des relais très court mais très appuyé, du coup à chaque qu'il passe son relais il me décroche un peu. Et moi qui croyait que c'était un bon coureur qui savait rouler... En fait j'ai eu l'impression que sur ces quelques km son intention était me mettre la misère plutôt que de faire en sorte qu'on fasse 70 bornes ensemble. Je me relève alors, pas la peine de se faire mal alors qu'il reste beaucoup de km.

Au moment où je me relève, je vois un gars parti en contre me doubler. J'hésite à prendre sa roue, puis je me dis, à 3 ça passera pas quand même. Puis de retour dans le peloton part un contre en 3-4 fois. J'ai hésité à y aller, mais pas la motivation. Je me laisse même petit à petit glisser vers l'arrière du peloton écoeuré par ce début de course plutôt très mauvais pour moi.

Je me retrouve dans un petit groupe de 5-6 coureurs derrière avec un écart sur ce qu'il reste du peloton à la poursuite de l'échappée qui s'est vu gonfler de quelques coureurs. Je prends des relais pour essayer de revenir sur le peloton quand un gars juste derrière moi dit : "moi je roule pas j'ai quelqu'un devant"... Sachant que le devant c'était le peloton juste devant nous je m'effondre devant tant d'inepties... Le gars préfère rester piégé plutôt que de retrouver son pote dans le peloton et l'aider. Ca fait 2 fois en 2 courses qu'on me fait le coup. La semaine dernière on était un peloton de 11 coureurs, on s'est retrouvé à 4 cons piégés. On était 2 à rouler parce que les 2 autres avaient des gars devant... Mais pourquoi ils viennent sur les courses ceux là ! Ils ne viennent pas pour gagner ou faire gagner leurs équipiers, non ils viennent pour faire perdre... La même mentalité que chez les pros en fait :elephant:

Du coup, alors que 2 autres sur mon coup de gueule du moment, ben oui je me suis permis de lui dire à quel point son prétexte pour pas rouler était débile, je me suis mis dans leurs roues. Et quand notre groupe était à porter de roue du peloton, j'ai posé une attaque pour le rejoindre tout seul. Voila ça vous apprendra à ne pas coopérer avant.

Je ferai le reste de la course assez tranquillement plutôt devant sans trop en faire pour finir la course dans le peloton. Je demande à mon pote Guillaume s'il avait quelqu'un pour lui passer les bidons, parce que ça commence à taper et 2 bidons pour 80 bornes c'est pas assez au final... Il me dit oui et me passe un bidon. Un énorme merci à lui.

Un mec de l'organisation en voiture passe près de moi, et me demande mon numéro de dossard et mon nom et ne me dis rien d'autres. Je comprends donc que je peux sans crainte tenter ma chance pour un podium dans ma catégorie. D'autant que je sens que tout le monde est en train de baisser d'intensité. Pour ceux que ça parle, je passe de 325 WNP à 290 WNP donc autant vous dire que c'est limite balade de santé sur la fin.

Dernier tour, aux 2/3 de la ligne droite vent de face, alors qu'un mec met tout le peloton en file indienne depuis le début de cette route, je décide de poser une attaque à 3 km de l'arrivée dont 800 m vent de face. Personne ne me suit. Je poursuit mon effort pour arriver seul devant le peloton. Il y avait 2 coureurs de ma catégorie devant moi. Je termine donc 3ème... Mais l'organisation décide quand même de me disqualifier. Ce que je peux entièrement comprendre, même si j'aurai préféré une petite excuse de ce motard.

En tout cas belle course qui mérite un peu plus de monde... des primes sympa, un beau circuit bien long, une organisation sympathique... Si vous êtes dans le coin l'an prochain allez y sans vous poser de question.
#2643096
chargain55 a écrit :
09 juil. 2017, 22:24
loloherrera a écrit :
09 juil. 2017, 21:58
:applaud:
C'est quoi la prochaine ?
Rien de sûr. Peut-être en Auvergne, parce que je connais mal la région et qu'elle m'attire.

Mon seul objectif clair, c'est l'Alpen Brevet fin août, en Suisse. Monstrueux : j'ai opté pour le format 4 cols. 72 km de montée (dont 26 km avec un pourcentage supérieur à 8 % et 16 km au-dessus des 2000 m), 5300 mD+
La coin est magnifique, le revêtement des routes nickel, le traçage des cols sur les montagnes quasiment à la règle. Il a fallu réserver dès janvier. Reste à s'entraîner maintenant pour digérer l'altitude.
Quoi, 172km alors que tu pourrais en faire 276, c'est un petit peu petit non :elephant:
Non, bravo, même ça je ne pourrais jamais. Même que c'est assez près de chez moi je n'ai jamais fait plus que 3 de ces cols dans la journée :jap:
Attention quand même à la météo, il n'est pas rare d'avoir de la neige sur cette cyclo :spamafote:
#2643656
Tour du Mont Blanc terminé pour moi.
1re étape : Beaufort-Col du Grand Saint Bernard par le col des Saisies, le col de la Forclaz. 165 km et 4 600 mètres de D+
2e étape : Col du Grand Saint Bernard-Beaufort par le col du Petit Saint Bernard et le Cormet de Roselend. 165 km et 3 000 minutes de D+

Ca faisait longtemps que j'y pensais et çà s'est plutôt bien passé. Plus de détails plus tard quand j'aurai un PC.

C'était en même temps que la course du même nom, mais moi c'était la version FFCT "historique". Là aussi plus d'informations plus tard.
#2643881
Super_Cuvet a écrit :
15 juil. 2017, 19:05
Tour du Mont Blanc terminé pour moi.
1re étape : Beaufort-Col du Grand Saint Bernard par le col des Saisies, le col de la Forclaz. 165 km et 4 600 mètres de D+
2e étape : Col du Grand Saint Bernard-Beaufort par le col du Petit Saint Bernard et le Cormet de Roselend. 165 km et 3 000 minutes de D+

Ca faisait longtemps que j'y pensais et çà s'est plutôt bien passé. Plus de détails plus tard quand j'aurai un PC.

C'était en même temps que la course du même nom, mais moi c'était la version FFCT "historique". Là aussi plus d'informations plus tard.
Waouh, bel enchaînement. Bravo !
#2645019
Petit résumé de ces deux jours avant les compte-rendus de l'étape du Tour.

Ca faisait presque une dizaine d'années que j'entendais parler de ce Tour du Mont Blanc FFCT. J'avais prévu de le faire l'an passé au mois de septembre mais le mauvais temps m'avait contraint à renoncer. J'avais donc remis ça au programme de cette année. Le temps était incertain en début de semaine avant de rapidement se dégager, pas d'autre choix que de partir.
Pour cette année j'avais choisi un découpage équilibré en kilomètres (165/160) et avec le gros du dénivelé le premier jour (4 600/3 000).

Nous sommes donc partis à deux de Beaufort. On attaque de suite le col des Saisies, assez tranquille pour se mettre en jambes sans trop en faire. Il y a quelques nuages autour de nous mais rien de méchant et il fait même plutôt chaud. On enchaîne ensuite sur une route circulante par Megève et St Gervais puis de petites routes peu pentues jusqu'à Chamonix et notamment de jolis lacets sur un billard afin d'éviter la route nationale directe interdite aux vélos. Magnifique vue sur le Mont Blanc. Ce passage était un peu l'inconnue du parcours mais il s'est avéré très agréable. Pique-nique à Chamonix où tous les magasins étaient ouverts en ce 14 juillet. Au menu de l'après-midi, col des Montets (facile), passage en Suisse pour le col de la Forclaz (plus dur). La descente est compliquée à cause du vent. Le morceau final est copieux : quasiment 2 000 de D+ en 30 km pour le Grand Saint Bernard. La route est assez circulante, puis ça se calme au fur et à mesure des embranchements. Le vent est assez fort mais heureusement de dos, ce qui a son importance dans un col où la route est quasiment toute droite. Les pourcentages ne sont pas trop difficiles (5-6 %) mais à 13 km du sommet on se retrouve dans des pare-avalanches/tunnels. C'est bruyant et comme je suis un peu claustrophobe ce n'est vraiment pas agréable. Ca dure quand même 6 km jusqu'à un tunnel pour les voitures. Le retour au calme fait du bien mais le profil se cabre avec des passages à plus de 10%. Il commence à faire froid. Le paysage de ce col ne m'a pas laissé de souvenirs impérissables.
On avait réservé au sommet du Grand Saint Bernard à l'hospice. C'est très agréable dans une ambiance évidemment très religieuse. On discute avec des marcheurs, nous sommes les seuls cyclistes.

Après une bonne nuit, on se réveille moyennement rassurés car nous sommes dans les nuages. Je crains une descente galère dans le froid, mais en fait il n'y a que le sommet d'embrumé, un kilomètre plus loin c'est le soleil et un début de chaleur. Ca descend agréablement jusqu'à Aoste puis nous devons remonter une vallée avec cette fois-ci le vent de face et une pente assez douce mais usante. Ca circule un peu et on a de nouveau une belle vue sur le Mont Blanc. On fait quelques courses en route avant d'attaquer le col du Petit Saint Bernard. La route est agréable, pas trop pentue, mais le vent encore de face. On s'arrête manger au milieu dans le village de La Tuile. La suite du col est un peu plus dure (quelques passage à 8%) mais les lacets permettent de casser un peu le vent même si la fin est clairement vent de face. Après la descente sur Bourg Saint Maurice se présente le dernier gros morceau, le Cormet de Roselend. Ca se monte en deux parties assez dures (plusieurs kilomètres à 8%) et encore le vent de face pour finir. On s'autorise une petite variante par un col supplémentaire pour rentrer. Toute la journée le vent de face, la relative fraîcheur qu'il occasionne et les nuages auront rendus le paysage un peu lugubre par moment.

Pour résumer c'était sûrement mon gros objectif de l'année et je suis plutôt satisfait du résultat. Les sensations étaient bonnes, j'ai pu gérer les montées à ma main comme je le voulais. J'ai bien récupéré entre les deux journées. Ce n'est pas un exploit extra-ordinaire mais j'étais moyennement confiant après ma déconvenue dans le Grand Colombier et j'avais eu tendance à gamberger un peu. Les cols ne sont pas très durs et on peut les gérer. Le découpage du circuit était plutôt judicieux à mon avis même si un hôtel dans la descente du Grand Saint Bernard aurait peut-être été plus sûr avec la météo au sommet (mais l'hospice a un certain charme). Je recommande vivement.

Quelques remarques en vrac :
- J'ai ajouté deux départements à ma "quête" (cf. les épisodes précédents), la variante finale étant expliquée par ceci
- La circulation est assez importante sur ces routes, ça en devient un peu lassant. Il y aussi eu quelques personnes qui ne savent pas descendre et qu'on doit doubler, notamment dans la dernière descente très étroite (à un moment deux voitures étaient bloquées face à face ne sachant pas comment faire pour s'en sortir).
- Notre randonnée tombait en même temps que la course du même nom (même parcours mais départ du col des Saisies et passage par le col de Champex avant le Grand Saint Bernard). On s'est fait doubler par une dizaine de concurrents. Le premier qui nous a doublé dans le Petit Saint Bernard était sûrement le leader. Il avait une voiture suiveuse qui était derrière lui mais aussi parfois devant. Il y avait un motard de l'organisation, mais il ne disait rien. Avec le vent de face assez fort il avait un sacré avantage.
- Je suis toujours étonné de l'attitude d'un bon nombre de cyclistes rencontrés. Je fais toujours un petit signe de la main pour les saluer quand je les croise et certains détournent la tête de façon ostentatoire. Idem quand je double, un petit bonjour qui est rendu la plupart du temps et quand il n'est pas rendu, je sors un "pas bonjour". D'ailleurs dans le Petit Saint Bernard avec nos arrêts on a croisé un mec 4 fois. Pour finir à Bourg Saint Maurice, je m'arrête pour me mettre de la crème solaire et appeler l’hôtel du soir pour prévenir qu'on mangera sur place. Un couple de cyclistes allemands arrive et le mec me gueule sans préambule "wodel !" puis "sleep !". Je comprends qu'il cherche un hôtel, je lui explique en Anglais que je ne suis pas d'ici mais qu'il y a le centre-ville quelques kilomètres plus loin. Il ne me répond pas et se barre.
- J'avais imprimé les profils des cols mais ils étaient complètement faux. J'ai arrêté de m'y fier puis j'ai essayé de suivre les bornes kilométriques avec l'altitude et le pourcentage (il n'y en a qu'en France) mais elles étaient aussi fantaisistes que les profils.
- Si les routes suisses ou italiennes n'ont pas de bornes altimétriques, elles sont en parfait état (alors que les abords des villes en Italie sont souvent défoncés). Les routes françaises font vraiment honte à côté.
#2645232
Merci pour ce retour Cuvet, j'ai vu sur Strava qu'en plus d'avoir enquillé 2 belles sorties, tu avais rouler plus que correctement. Félicitations et bravo, jamais évident d'accomplir un de ses défis/rêves. :super:
#2645245
Chouette récit. Qui me rappelle mon tour en trois étapes (130-160-130) d'il y a quelques années. Je trouve que Roselend est le plus beau col du lot, et que la portion en faux plat montant dans la vallée d'Aoste est interminable : c'était mon souvenir le plus "douloureux".
Pour l'attitude des cyclistes, tu as raison : plus tu roules dans un endroit fréquenté, moins tu as de réponses
#2646530
Hello,

Malheureusement pas le temps de faire un long résumé de mon Etape du Tour 2017 qui s'est très bien déroulée !

Départ dans le SAS 1 à 7h10 (je suis en fond de SAS). Sacré bordel pour remonter les files de SAS, on arrive dans le sens contraire du départ de la course et il y a un entonnoir sur un pont, pas très pratique...

Départ assez rapide ou je prends les roues des mec qui remontent fort les groupes. Je suis assez à l'aise sur ces faux plats descendants et je n'ai aucune difficulté à faire le jump pour me rapprocher de la tête de SAS 1. Je ne sais pas si j'ai rejoint la tête de SAS 1 mais au km 40 je me retrouve dans un gros groupe d'une centaine d'unités qui roule assez bien. Dans la première difficulté du jour, la côte des demoiselles, au dessus du Lac de Serre Ponçon, ça roule assez vite mais je tiens le rythme. Malheureusement, la pause pipi ne peut plus attendre et je me fais décramponner. Je me retrouve dans un petit groupe d'une dizaine, puis vingtaine de coureurs. On finit par rattraper pas mal de monde et enfin un énorme peloton se forme dans la vallée menant jusqu'à Barcelonnette.

Ca roule assez vite dans ces portions de faux plat montant mais bien calé dans les roues je dépense peu d'énergie. #ratonRuiCosta

Je décide de m'arrêter pour recharger les bidons au pied de Vars, au km 116. J'ai avalé ces 116 premiers km en 3h15 soit environ 36km/h de moyenne, ce que je trouve assez élevé. Je me dis que je vais y aller tranquille dans le Col de Vars pour en garder sous la pédale et bien monter l'Izoard (ça me donnera raison :tonton: )

Je monte Vars à mon allure, je me fais autant doublé que je double, je ne m'arrête pas au sommet et c'est parti pour une belle descente. Un peu décu car c'est finalement assez roulant, moi qui aime les descentes rapides et techniques je ne suis pas servi :mouchoir:

J'arrive à Guillestre et là, je découvre une foule incroyable dans la montée à 10% qui mène au ravito. On se croirait vraiment au Tour de France, les spectateurs sont tassés sur les bords de la route, ils scandent mon nom (écrit sur ma plaque de cadre :genance: ) qu'ils ont le temps de lire vu ma terrible vitesse (8/9 km/h). J'arrive au ravito, quel bonheur de pouvoir enfin manger du salé, tomme de savoie avec plusieurs morceaux de pain, bretzel et pain d'épice :love: . Je remplis mes bidons et repart aussitôt.

Reste cette maudite vallée jusqu'au pied de l'Izoard que je connais et sait difficile. Je me retrouve rapidement dans un groupe de 3/4 coureurs avec un Norvégien (qui s'appelle David) qui prend les relais avec moi. Il ne comprend pas que les autres ne roulent pas et sucent les roues. Pire, certains sont dans nos roues et quand ils voient un groupe plus conséquent devant, attaquent pour le rejoindre... :paf-mur: . Finalement, il finit par craquer un peu juste avant le pied de l'Izoard et me lâche un "Thank you, awesome !".

Le col de l'Izoard commence avec un début relativement facile. Je sens qu'il m'en reste encore et je sais déjà que je ne vais pas vivre un cauchemard. Je relance dès que c'est un peu moins raide et je commence à doubler pas mal de monde :pompom: . Je m'arrête au ravito à La Chalp pour remplir une dernière fois mes bidons et attaque les passages raides, surtout cette foutue portion à 12/13% avant la forêt. Je câle un peu la-dedans mes dés la forêt, je retrouve des forces et relance. Je monte à 10km/h (ce qui n'est pas si mal sur ces passages à 9/10%) et double surtout beaucoup de monde, dont certains sont déjà à pied à côté de leurs vélos... Qu'est ce que ça va être comme boucherie les derniers SAS...

Arrive enfin la case Déserte, qui me donne un bon coup au moral, je relance de plus belle après et je sens que je finis bien. Je double encore pas mal de monde sur ces deux derniers km et à 300m de la ligne, je vois El Diablo qui nous attend et fait bien rire tout le monde :hehe: !

Je passe la ligne en 6h24 à mon compteur (6h30 officiel), je m'étais fixé comme objectif de faire moins de 7h, je suis donc très content !

Edit : Après la descente de l'Izoard, je retrouve mon ami Norvégien :w00t: en bas avec qui je discute à nouveau. Il me parle de la Norvège, il espère que le TDF partira de là-bas un jour et me dit surtout qu'il trouve qu'une bonne partie des français/italiens/espagnols ont une façon de courir peu sympathique à sucer des roues sur le plat et faire les marioles dans les montées. Il me fait bien rire et je trouve qu'il n'a pas si tort que ça (référence aux nombreux récits de Bodo qui relate ses bouts droits dans les cyclos :wink: )

Je finis 554ème sur 11200 finishers ! Un vrai bonheur avec le soleil cette étape !

Le lien strava : https://www.strava.com/activities/1086831723
#2653395
Review sur mon EDT :pompom:

Je m'étais inscrit à cette cyclo en mode touriste total, car le parcours passait devant chez moi, c'est donc très peu entrainé spécifiquement que je me suis présenté sur la ligne de départ (j'avais seulement 1200km dans les pattes depuis Janvier).
L'EDT étant ma première cyclo j'ai hérité du sas 9 qui partait plus d'une heure après les premiers, sans grand problème pour moi ne sachant absolument pas quel niveau j'ai.

Ca part à fond, comme dans toutes courses de n'importe quel sport, forcément vu que je suis aussi débile que les autres, je suis en étant directement en musculaire, je remonte de groupe en groupe, l'allure ne me convenant pas. J'allais en moyenne 4 ou 5 km/h plus vite que les groupes que je doublais donc hors de question de me caler dans les roues et de m'ennuyer sur un train de sénateur.
Forcément, quand on voit un bourrin passer on se cale dans sa roue et on suit, c'est donc avec une file de type dans ma roue que je remonte, à un moment je m'écarte pour être relayé, personne ne prend l'initiative.. :carton:
Je décide de continuer à remonter, que l'on m'aide ou pas, et j'arrive au ravito de Baratier après 1h30 de route, j'ai hésité à sauter le ravito en voyant le monde qu'il y avait, mais j'ai assuré mes arrières en refaisant le plein d'eau, j'ai bien fait quand je vois la chaleur qu'il à fait sur le reste du parcours, dès que le soleil a commencé à vraiment taper.
La côte des demoiselles coiffées est avalée sans problème, je remonte fort en doublant énormément de monde, puis je plonge sur le Sauze du Lac, j'ai été étonné du niveau médiocre des gens en descente, avec des trajectoires vraiment dangereuses et des points de freinage vraiment pas adaptés.. Soit, je trace et me retrouve sur ce fameux plat montant qui nous mène vers Barcelonette, j'essaie d'économiser de l'énergie à ce moment la, car il y a quelques rampes qui tapent un peu si tu es seul, j'adopte donc une stratégie: Je remonte les groupes mais à chaque fois que j'atteins un groupe je me repose 2 ou 3 minutes avant de refaire le jump sur un autre groupe. Ça fonctionne plutôt bien, j'emmène encore un chapelet de ratons sur mon porte bagage mais tant pis, je ne suis pas la pour les autres.
On arrive sur le plat qui est vraiment plat, et nous formons un groupe de 4 avec un papy du coin et 2 autres bons rouleurs, un grand anglais bouffe le vent en tête et ne demande pas de relais, je reste donc dans la roue et en profite pour me reposer un peu.
Arrivée au ravito de Barcelo, c'est le bordel, des mecs se rentrent dedans, tombent, foncent sur la bouffe comme si leur vie en dépendait, assez fun à regarder :hate:
Je repars après avoir fait le plein, direction le col de Vars! je saute le ravito au pied, continue à remonter les groupes et suit un type en club avec un dossard 12 000 qui avait certainement volé son départ, il roule le cochon! On fait les contreforts de Vars à pleine balle et je viens m'écraser sur les premières pentes, trop habitué à avoir bourriné sur les plats :green:
Je trouve mon rythme après 1.5km, met le 39*28 (Tout à gauche pour moi :genance: ) et commence à embrayer.
Je ramasse littéralement les morts, je vois des mecs à pied, arrêtés à l'ombre, un carnage avec la chaleur qui règne.
J'en chie grave dans les passages raides, obligé de passer en force, et j'arrive au sommet tant bien que mal, je passe 10 minutes au ravito en haut pour reprendre mes esprits, descendre une bouteille de Perrier et m'alimenter avant de plonger sur la descente. je comptais faire la descente à bloc, la connaissant par coeur, c'était sans compter sur les crampes, qui viennent me frapper après 3km de descente, mes adducteurs ont pas été trop d'accord avec mon braquet utilisé et ma relative déshydratation (j'ai bu énormément mais visiblement pas assez).
La je me dis que je suis dans la merde, qu'il reste 50 bornes et que ça risque d'être un long calvaire.
J'arrive sur Guillestre tant bien que mal, passe devant mon collège et m'arrête au ravito, le fait de poser le pied à terre me fait cramper au vaste interne gauche, je suis incapable d'étirer, je reste la comme un con en souffrance pendant 3 minutes avant d'enfin pouvoir plier le genou et étirer la crampe. la je me dis que les 30 derniers km vont vraiment être rock, je m'alimente beaucoup en sel, descend 1.5L d'eau en 20' et repars tant bien que mal, je fais toute la vallée du Guil sur le 39*28 pour éviter les crampes et j'arrive au pied de l'Izoard très frais cardiaquement mais vraiment au bout du rouleau musculairement, j'attaque doucement, connaissant parfaitement l'Izoard, m'arrête au ravito de La Chalp pour m'étirer 5 minutes et refaire le plein d'eau et repars pour les 8 derniers Km, vous n'imaginez pas ma tronche en passant devant chez moi à Brunissard, en me disant que j'ai des bières au frigo mais que j'ai tout fermé.. Bref, je débranche le cerveau et pars à l'attaque du plus dur, étonnamment l'Izoard passe plutôt bien, je continue à remonter tout le monde et j'arrive à la Casse sans trop de casse. La je me dis qu'il reste 2km et que je peux tout mettre, malheureusement il ne me reste plus grand chose et le bon gros vent de face m'achève à 1 km du sommet, je fais le dernier km à 8km/h, mais tiens à finir au sprint!
Résultat: 7h21 d'effort, 50km de crampes, je suis passé devant mon lycée, mon collège, ma maison, les Hautes Alpes sont toujours aussi magnifique et la plongée sur le Sauze est vraiment à couper le souffle!
Vraiment heureux d'avoir terminé, j'avais vraiment hésité à bâcher à Guillestre mais je me suis dit que c'était l'occasion de travailler le mental!

Si c'était à refaire, je le referais, mais avec un compact cette fois-ci! :green:
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